Bangui ma ville

Pancarte sur la Colline Bas-Oubangui et le Point Zero au centre ville de Bangui

Les vendeurs de friperie appelant leurs clients en criant au marché Km 5. Les marchandes et marchands de différents installés sur la chaussée et qui jouent à cache-cache avec la police qui assume sa mission. Les  » Zoungoulou, mama mbi fa onkè « .

Embouteillage au marché du Km5 avant mars 2013

 

Vendeuse au Km 5

Les communiqués officiels de la Radio Centrafrique après le journal de français. Les contes de Lucien Dabalé sur la chaîne nationale chaque samedi et l’émission Musico-Rama à la télévision animée par H.GH. Les klaxons des chauffeurs de taxis et bus appelant les clients. Les bousculades des usagers qui tous veulent sauter dans les transports en commun. La chaleur de midi dans les bus bondés. Le kpoto Gouza, le Guiriki ou le Coco pour nous régaler. Les salutations chaleureuses et interminables où l’on passe en revue toute la famille élargie en demandant les nouvelles de chacun de ses membres en Sango, cette langue qui nous unit et est notre identité. 

Ce Bangui nous manque.

Olympique Real de Bangui (1982)

Bangui, n’avait rien à avoir avec les autres grandes villes du continent, ni à les envier. La capitale centrafricaine, jadis surnommée « Bangui la coquette, ville de pari  » n’a pas de grands stades, ni de grands supermarchés ou de centres commerciaux. Mais elle reste unique, particulière.

Tempête Mocaf de Bangui

Le stade Barthélémy Boganda et le Centre de Basket-Ball, Martin Ngoko étaient les lieux de rendez-vous des amoureux du ballon rond et orange. Bangui avait ses modestes alimentations, ses boutiques, ses bistrots sombres au coin des avenues, où le résonnement des gorgées et les éclats de rire se mélangeaient à la musique.

Dans ces bistrots, autour d’une table garnie de bières, on parlait de tout : des espoirs perdus, des filles,… Dans les causeries, la politique était et est au centre des discussions. Chaque événement ou décision politique est ausculté à la loupe et « Radio kèkè  » diffuse les rumeurs.

Et c’est en rencontrant un étranger qui a visité Bangui aux heures de sa gloire que l’on prend conscience de la valeur de notre ville. On l’aime encore plus.

« Bangui la coquette « , cette ville née de la rivalité franco-belge a bien perdu son élégance et charme. Elle n’est plus celle où l’on profitait des samedis et dimanches pour des virées nocturnes au Punch Coco au concert de Cool Star, Ti Bè Ti Mbi avec Canon Stars, ABC de Musiki, Songo Night-Club, …et rentrer sans peur au ventre. « Les temps sont durs « , m’a confié un ami et cela se justifie par les années de conflit qu’a vécues notre aimable et hospitalier Centrafrique.

Mais demain Bangui retrouvera-t-elle ses lettres de noblesse et son prestige? Nombreux sont ses filles et fils qui s’investissent pour tourner la page de la haine, nombreux sont ses enfants qui résistent à la manipulation d’un conflit religieux.

Maïs grillé de Bangui

Bangui nous interpelle, nous ses filles et fils pour voler à son secours pour ne pas la laisser se faire détruire, se faire terroriser et spolier. Bangui est devenu un malade et est objet d’une vivisection. Toutes les thérapies sont proposées pour la guérir, elle est devenue un laboratoire de résolutions de conflit. Face à cette tragédie, à force de pleurer nos larmes sont devenues comme l’Oubangui qui coule mélangé avec la sueur des efforts d’appel à la réconciliation et le sang des nombreuses victimes dont « la voix nous appelle » à la paix et au vivre-ensemble.

Fleury Agou

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Centrafrique – Foot : R.Savoy met à l’honneur les joueurs locaux sur sa liste  

Equipe Nationale de la République Centrafricaine.

Le staff technique de la sélection centrafricaine de foot a publié la liste des 23 Fauves de Bas – Oubangui qui fera le déplacement de Niamey (Niger). Le  sélectionneur Raoul Savoy a convoqué onze (11) joueurs locaux, dont cinq (05) nouveaux Fauves font leur entrée dans la tanière.

Profitant de la fenêtre Fifa, la République Centrafricaine participera à un mini tournoi de matches amical à Niamey qui regrouperont les sélections Nigériennes et Ougandaises. Pour ces deux matches le 27 mai et les Cranes (Ouganda) le 30 mai 2018 contre les Cranes d’Ouganda et Le Mena du Niger, Raoul Savoy l’entraineur a convoqué 23 joueurs. Cette fois – ci, le coach suisse a mis l’honneur les joueurs locaux en faisant recours à onze (11) dont quatre (04) nouveaux. Ce sont : Junior Koinda (Olympique – Gardien), Thibaut Ban (Fatima – Défenseur), Max Gomesse (SCAF – Milieu) et Lionel Zana (Fatima).

En ce qui concerne la légion étrangère, l’attaquant de l’équipe réserve de Troyes, Rodrigue Aguene fait sont entrée dans la tanière et Jocelyn Kola est de retour. Geoffrey Lembet le gardien titulaire est absent ainsi que Moussa Limane.

Dans les buts, Elvis Samolah (Fatima), Junior Samolah (SCAF), Junior Koinda (Olympique). Tandis qu’en défense, on retrouve Eloge les doyens Enza-Yamissi (Valenciennes, France), Saint Cyr Ngam-Ngam (DFC8) et Salif Keita (Mangasport, Gabon). Sadock Ndobe (Fatima), Thibaut Ban (Fatima) et Nicaise Zimbori (Coton sport, Cameroun) qui réalise une belle saison avec son club.

Rodrigue Aguene

En milieu, Raoul Savoy a fait appel aux services de trois joueurs de Stade Centrafricain (SCAF), notamment Amores Dertin, Gervais Kago et Max Gomesse. Trésor Toropite (DFC8), Foxi Kethevoama (Balikesirspor, Turquie), Junior Gourrier (Manga sport), Ralph Kottoy Ralph (Carrick, Irlande), Vivien Mabide (Tetouan, Maroc), David Manga (Hapoel Askelon, Israel) et Jocelyn Kola (San roque, Espagne) sont aussi de la partie.

Et l’attaque sera animée par Hilaire Momi qui vient de finir le championnat marocain (6e avec Tetouan), Louis Mafouta (Chambly, France), Lionel Zana (Fatima), Rodrigue Aguene (Troyes, France).

Une chose est bien de convoquer de nouveaux joueurs, mais c’est mieux de leur accorder plus de temps de jeu pour les jauger et pour leur aguerrissement. En 2012, Hervé Renard et la Zambie avaient gagné la Coupe d’Afrique des Nation (CAN) avec cinq joueurs locaux qui a copié l’exemple sur le Nigeria sacré vainqueur de la compétition avec six (06) joueurs joueur du championnat national dans ses rangs.

Mais à cet effet, un accent doit être mis sur le championnat local et les clubs dans la formation des joueurs.

Fleury Agou

Centrafrique : Le Gouvernement se prépare à prévenir la propagation d’Ebola

Exposé du Dr Emmanuel Nakouné aux 8 Ministres et responsables de l’OMS

Huit (08) membres du Gouvernement et le Représentant de l’OMS ont échangé avec les responsables de l’Institut Pasteur de Bangui pour réfléchir sur la réponse médicale après la réapparition du virus Ebola en RDC. Au cours de leur échange, le laboratoire français à Bangui a confirmé « la présence du virus Ebola dans la faune sauvage », mais pas de contamination.

L’épidémie d’Ebola est déclarée en République Démocratique du Congo, pays frontalier de la République Centrafricaine. Face au risque de la propagation de la maladie en Centrafrique, huit (08) Ministres et le Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), conduits par celui de la Santé publique, le Docteur Somsé ont visité l’Institut Pasteur de Bangui ce 17 mai 2018.

Dans le Laboratoire de l’Institut Pasteur de Bangui.

Au cours d’un exposé, le Dr Emmanuel Nakouné a présenté aux visiteurs les résultats des activités de surveillance du virus Ebola en RCA de 1984 à 2018.

Selon, le médecin, « ces résultats ont été présentés sous forme de cartographie de la localisation des zones à forte prévalence (haut risque) ainsi que la preuve de la présence du virus Ebola dans la faune sauvage (micromammifères) de la RCA à travers des travaux de recherche publiés », a rapporté le site de l’Institut Pasteur.

Les hôtes de l’Institut Pasteur ont profité pour visiter son  laboratoire de haute sécurité (P3+). Le Ministre de la Santé s’est réjoui que « la RCA est fière d’avoir l’Institut Pasteur à Bangui avec des plateaux techniques uniques dans la sous-région ». Il a  ajouté que « les membres du Gouvernement repartent rassurés de la capacité de l’Institut Pasteur de Bangui à détecter précocement toute émergence permettant au ministère de la santé d’appliquer une réponse rapide et adaptée », lit-on encore sur le site du laboratoire français.

La semaine passée, le Dr Somsé avait interpellé les centrafricains sur les mesures de précaution contre Ebola: lavage des mains.

Fleury Agou

France – Mai 1968 : Quand Jean Bedel Bokassa proposait de parachuter les troupes centrafricaines pour sauver le Général de Gaule

Les Présidents Centrafricains et Français, J.B Bokassa et C.de Gaule.

Devenu Président de la République Centrafricaine en 1966, Jean Bedel Bokassa était un admirateur du Général de Gaule, son ancien dans le métier des armes et l’appelait affectueusement papa.

Il y a un demi-siècle, c’est-à-dire le 13 mai 1968, la France du Général de Gaule est touchée par la vague de protestation estudiantine. A l’université de Nanterre, les étudiants, portés par Daniel Cohn-Bendit, revendiquent une libéralisation des mœurs. Prises de parole, débats et assemblées générales ont lieu dans les rues, les entreprises, les administrations et les universités. Les étudiants sont rejoints par les ouvriers dans leur contestation. Le pays est paralysé par les occupations d’usines et les révoltes dans les rues de France. Les forces de l’ordre sont mobilisées et s’efforcent de disperser les manifestants. Mais les protestataires ne reculent pas. La France est totalement paralysée pendant plus de 30 jours.

Croyant que cette révolte sociale allait mettre un terme au pouvoir de Gaule et pour lui montrer son affection, Bokassa lui proposa son aide : parachuter des soldats centrafricains pour le libérer « des sauvages étudiants ».

Et, le 27 mai 1968, cette grève qui restera dans les annales de la France a pris fin par les accords de Grenelle entre le gouvernement et les syndicats. Il est prévu « une augmentation de 35 % du smig (salaire minimum) et de 10 % des salaires réels ».

Un an après, le 11 février 1969, le Général de Brigade J.B Bokassa est accueilli par son homologue français, Charles De Guaule à la gare de Bry-sur-Marne. Dans son mot de bienvenu, De Guaule dira : « monsieur le Président, c’est vous que nous avons le plaisir de recevoir. Et nous avons des sentiments de grande amitié pour le Chef d’Etat que vous êtes, et de camaraderie éprouvée pour le vaillant officier qui combattit dans nos rangs, d’une manière éclatante, en Afrique, en Europe, et en Asie ».

Et en réponse, l’hôte Bokassa répondra : « Dois je aussi dire l’honneur que je ressens, personnellement, d’être accueilli, aujourd’hui, par l’illustre et le prestigieux français qu’est le Général de Gaulle, à l’occasion de cette visite officielle. S’il faut ajouter à cela que l’homme du 18 juin 1940, à l’appel historique duquel j’ai moi-même j’ai répondu, se trouve être en même temps, le libérateur de ma patrie, et qu’à ce titre, il lui appartient, autant qu’à la sienne, l’on mesurera mieux encore toute l’émotion que j’éprouve, en ce moment solennel et mémorable ».

Lorsque le Général de Gaule décéda le 9 novembre 1970, les présidents de l’ancienne colonie française assistèrent à son inhumation trois jours plus tard. A Colombey, Bokassa sanglota et cria papa, papa …, son homologue voisin réussit à le calmer.

Bokassa couronné empereur le 4 décembre 1977, accusé pour des crimes dans son pays a été condamné puis gracié avant de décéder le 3 novembre 1996.

Fleury Venance Agou

COMUNIQUE DE PRESSE

L’ASSOCIATION DES BLOGUEURS CENTRAFRICAINS (ABCA) CONDAMNE LES DERNIÈRES VIOLENCES À BANGUI ET PRIE LES UTILISATEURS DES RÉSEAUX SOCIAUX A LA RETENUE 

logo_ABCA

Mardi 3 Mai 2018, notre cher pays, la République Centrafricaine a encore été endeuillée par des troubles. L’église Notre Dame de Fatima dans le 3e Arrondissement de Bangui a été la cible d’une attaque dont les auteurs sont un groupe d’autodéfense du Km5. « Ces derniers auraient ouvert le feu après l’arrestation manqué d’un des leurs par les forces de sécurité intérieure ». Cette violence aveugle a été suivie de représailles sur des sujets musulmans. Deux sénégalais ont été lynchés et assassinés. La Mosquée de Lakouanga en reconstruction a été pillée par une foule en furie.
Selon les sources hospitalières, « 167 blessés internés à l’hôpital communautaire de Bangui, 80 blessés au centre médical de l’ONG Médecins Sans Frontières et 7 enfants au complexe pédiatrique de Bangui ». Au moins 22 personnes seraient tuées.
Face à ces crimes dont l’objectif est de briser l’effort de réconciliation nationale, l’Association des Blogueurs Centrafricains (ABCA) ne peut rester insensible et condamne avec la dernière énergie cette attaque terroriste. Elle présente ses condoléances aux familles éplorées et souhaite prompt rétablissement aux blessés parmi lesquels trois journalistes.
Profitant de la Journée de Liberté de Presse, l’ABCA témoigne sa solidarité aux trois professionnels de médias blessés et réclame des autorités centrafricaines que les criminels soient arrêtés et jugés et condamnés, car l’impunité conduit à la vengeance. L’ABCA demande aux centrafricains de ne pas céder à la manipulation, à la vindicte et au sentiment de peur. Elle appelle le Gouvernement et la Minusca à plus de rigueur vis-à-vis des groupes armés et à prendre les mesures qui s’imposent pour assurer à la population la tranquillité et la sécurité auxquelles elle a droit.
Les blogueurs centrafricains prient aussi les utilisateurs des réseaux sociaux à la retenue et à s’abstenir de toute publication à caractère haineux ou à la diffusion d’images qui peuvent inciter à la haine.
En cette période difficile de l’histoire de la RCA, l’ABCA invite les centrafricains à l’union sacrée pour triompher des forces du mal.
                                                                                                                                                        Le Président de l’ABCA,
                                                                                                                                                         Rosmon ZOKOUE

Centrafrique – Foot : Les Diablesses Rouges du Congo à Bangui pour le match retour

La sélection Dame du Congo Brazza est arrivée ce jour, 07 avril à Bangui. Elles affronteront demain les centrafricaines dans l’arène du Complexe Sportif Barthélémy Boganda au compte de la manche retour des préliminaires de la Coupe d’Afrique des Nations Dame 2018 de foot.

Après la pose de leur valise à l’Hotel Oubangui, les Diablesses ont procédé à la reconnaissance de l’aire de jeu du Complexe Barthélémy Boganda. L’entraîneur des congolaise, Raphael Mafoua a salué la prestation des Fauves qu’il a découvert lors du match aller à Brazza.

Les joueuses congolaises à Bangui. Images: B.Gbelo

Demain 07 avril, Bénédicte Peggy Somboya la portière centrafricaine et ses coéquipières réussiront-elle la remontada après les deux buts encaissés au match aller ?

Félicité Viviane Bengué, l’entraîneuse des Fauves de Bas-Oubangui y croit. Après la défaite de son équipe à Brazzaville, elle a promis de tout revoir pour renverser la vapeur à Bangui. « Nos filles n’ont pas démérité. Les Congolaises ont pratiqué le beau football. Le penalty que mes filles ont concédé les a démotivées. En tant que technicienne, j’ai vu les imperfections. Je sais comment les remotiver et nous allons préparer sereinement le match retour. Le Congo a joué à domicile avec tous les atouts, mais chez nous, nous ferons mieux, parce que je compte aller un peu loin avec mes joueuses », a-t-elle promis.

Pour motiver les Fauves Dames, la fédération Centrafricaine de Foot a fait appel massivement au « 12e joueur »: les supporters. L’entrée du stade sera gratuite.

Fleury Agou

UNIFFAC U17 : les Diablotins du Congo tourmentent les Fauves centrafricains

EQUIPE CENTRAFRICAINE ET CONGOLAISE

Fausse entrée hier 06 avril des U17 centrafricains à l’entame du tournoi de l’Union des fédérations de Foot de l’Afrique Centrale. Le Congo Brazzaville a étranglé les centrafricains 06 à 01.

Le Congo entrainé par l’ancienne gloire du Brésil,Valdo Valdo Candido De Oliveira Filho a montré sa supériorité aux jeunes félins centrafricains ont leur faisant courir derrière la balle.
A la première mi-temps, Matango ouvre la marque et Michael Sakairoum égalise. Puis, « Mounienke redonne l’avantage aux Congolais ». Après le retour des vestiaires, fiesta de buts pours les diablotins.

Cette défaite des centrafricains n’étonne guère les observateurs du foot. A Bangui, le championnat des jeunes ne se déroule pas comme veut la règle de l’art. Par ailleurs, la mise à l’écart de Jimmy Yanibada à quelques heures du voyage et qui a travaillé plusieurs mois avec les Cadets semble avoir une répercussion sur le jeu centrafricain. Joueurs et dirigeants devront profiter pour apprendre d’avantage.

Mais faut reconnaître que les Diabotins son plus expérimentés que les Fauves. Et, contrairement à la République Centrafricaine, le Congo n’a pas lésiné sur les moyens pour préparer l’avenir de son foot.

Cadets de Centrafrique

Les Diablotins Rouges encadrés par Valdo Candido De Oliveira Filho, l’ancienne gloire du Paris Saint Germain et de la sélection nationale du Brésil. Il a été recruté par le Ministère des Sports comme entraîneur des Cadets et Junior puis, responsable du Centre National de Formation de Football (CNFF).

Dans le même après-midi d’hier, le Cameroun a battu 2-1 Sao Tome. Totalisant déjà 4 point après son nul devant le Tchad, les Lionceaux sont qualifiés pour le prochain tour de la compétition.

Fleury Venance