Football : Limane Moussa honore le Centrafrique

Limane Moussa

L’international centrafricain Moussa Limane, sociétaire du club kazakh, le Kaspyi FC évoluant en 2e Division est distingué meilleur joueur de son championnat.

Celui que les fans du foot centrafricain ont surnommé Hélico et devenu le joker de la sélection centrafricaine a été désigné meilleur joueur de son club le Kaspyi FC. En recevant son prix le 18 juillet 2017, Limane Moussa a dédié son trophée à son pays la République Centrafricaine.

Sur son compte Facebook, c’est avec joie et dans un esprit patriotique qui est celui d’un joueur soucieux de la paix dans son pays que, Limane Moussa a déclaré que  « c’est avec grand honneur que je partage ce trophée de meilleur joueur du championnat avec toute la Nation Centrafricaine sans distinction, que tu sois chrétien ou musulman, on a qu’un seul pays. Laissons la haine, cultivons la paix pour que notre pays aille de l’avant », signé « LM7 ».

Dans un Centrafrique en guerre, où le conflit politico-militaire qui a débuté en 2012 a été instrumentalisé en crise confessionnelle, l’attaquant centrafricain s’investit pour la paix dans son pays en multipliant les gestes en faveur de la cohésion sociale.

Dans toutes ses sorties, le joueur est toujours épris de paix. Il ne rate aucune occasion pour rendre hommage à son pays et sensibiliser.

Depuis qu’il évolue au Kazakhstan, Limane Moussa s’est imposé. Il était désigné en 2015, meilleur joueur de Kyzyl-Zhar son premier club Kazakh. Intéressé par l’Esperance Sportive de Tunis, « le Kaspyi FC n’a pas voulu libérer son meilleur joueur pour qu’il fasse une expérience en Tunisie », nous avait-il déclaré il y a quelques mois.

Par ses sensibilisations pour la paix et la cohésion sociale, Limane Moussa montre que le football et le sport en général est un vecteur de paix et de cohésion sociale, et non de haine et d’animosité entre les peuples. Il nous rappelle Max Horkheimer dans son étude sur l’importance du sport dans la société moderne, disait que  » le sport est l’expression moderne de grandes traditions culturelles du passé. Sans cet esprit sportif,  la survie d’une concurrence loyale et pacifique entre les nations n’aurait pas pu être imaginée ». Il a affirmé que « le sport est une expression de la liberté, Horkheimer conclut que dans notre civilisation moderne, qui est menacée de toutes parts, le sport est devenu une sorte de monde à part, une société au sein de la société, où nous pouvons placer nos espoirs ».

Fleury Agou

Centrafrique : Déclaration du Président du Conseil de sécurité

Le Conseil de Sécurité constate avec préoccupation que des groupes armés continuent de s’affronter en République centrafricaine et que des civils de certaines communautés, des soldats de la paix des Nations Unies et des membres du personnel humanitaire continuent d’être pris pour cible, ce qui continue de déstabiliser le pays, de faire de nombreuses victimes civiles et de causer d’importants déplacements de population, alors même que les parties au conflit ont convenu de mettre un terme immédiat aux hostilités.

Le Conseil déplore toutes les attaques dirigées contre des civils, les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits, y compris les actes de violence sexuelle et de violence sexiste commis en période de conflit, ainsi que le pillage des locaux d’organismes humanitaires, et réaffirme qu’il est urgent et impératif de traduire en justice tous les auteurs de ces violations ou de ces atteintes, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique. Le Conseil réaffirme que certains de ces actes peuvent constituer des crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale et rappelle qu’à la demande des autorités nationales, le Procureur de la Cour a ouvert, en 2014, une enquête sur les crimes qui auraient été commis depuis 2012.

Le Conseil souligne qu’il importe de lutter contre l’impunité et prend note à cet égard du rapport établi par l’équipe chargée du projet d’inventaire des violations graves du droit international des droits de l’homme et des atteintes portées à ce droit et des violations du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République centrafricaine entre janvier 2003 et décembre 2015. Il demande que la Cour pénale spéciale soit opérationnelle et que les appareils judiciaire et pénitentiaire et le système de justice pénale soient rétablis dans tout le pays.

Le Conseil est profondément préoccupé par la situation humanitaire qui règne dans le pays, notamment celle des réfugiés et des déplacés, près de la moitié des quelque 4,6 millions de Centrafricains ayant actuellement besoin d’aide humanitaire. Il enjoint de nouveau à toutes les parties d’autoriser et de faciliter le libre passage, dans de bonnes conditions de sécurité et sans délai, de l’assistance humanitaire destinée aux personnes qui en ont besoin. Le Conseil réaffirme son soutien au Président Touadéra, se félicite des efforts qu’il déploie pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés et étendre l’autorité de l’État à tout le pays, et l’encourage à mener sans délai un processus politique ouvert à tous, auquel participeront des hommes et des femmes, y compris des déplacés et des réfugiés, quels que soient leur milieu social ou économique, leur appartenance politique ou religieuse et leur origine ethnique. Il demande aux autorités centrafricaines, à tous les niveaux, de prendre les mesures nécessaires pour concrétiser les priorités appuyées par le Président Touadéra dans les domaines de la justice et de l’application du principe de responsabilité, du désarmement, de la réconciliation et des réformes, conformément aux conclusions du Forum de Bangui.

Le Conseil rappelle la déclaration faite par sa Présidente, le 4 avril 2017(S/PRST/2017/5), et se félicite de l’accord signé sous l’égide de la Communauté de Sant’Egidio à Rome le 19 juin 2017, qui constitue une avancée pour la paix et la stabilité en République centrafricaine.

Le Conseil condamne fermement les violences perpétrées par des groupes armés et demande à tous les chefs de ces groupes de faire connaître les dispositions de l’accord à leurs membres, de manière à ce qu’ils appliquent sans attendre les dispositions relatives à la cessation des hostilités, et d’honorer, sans aucune restriction, leur engagement en faveur du processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement. Le Conseil accueille avec satisfaction l’Initiative de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et rappelle qu’il convient de coordonner tous les efforts faits pour la paix et la réconciliation dans le pays, sous la direction des autorités centrafricaines.

Le Conseil prend acte à cet égard des conclusions de la réunion que les partenaires de la République centrafricaine ont tenue le 21 juin à Bruxelles et salue l’accord qu’ils ont conclu en ce qui concerne l’élaboration d’un plan d’action conjoint relatif à la poursuite des activités de médiation avec les groupes armés, sous la direction du Gouvernement centrafricain, en collaboration avec l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et avec l’appui des partenaires internationaux de la République centrafricaine.

Le Conseil demande à tous les partenaires de la République centrafricaine, en particulier à l’Union africaine et aux États voisins, d’adopter de toute urgence ce plan d’action conjoint et d’en appuyer l’application, en vue d’obtenir une cessation durable des hostilités sur tout le territoire. À cet égard, il demande à tous les partenaires de définir une vision commune et de continuer à améliorer la coordination de leurs efforts visant à soutenir le processus politique et la paix et la stabilité à long terme dans le pays.

Le Conseil demande également à tous les États Membres voisins d’œuvrer au règlement des questions transfrontières qui déstabilisent la République Centrafricaine, notamment les mouvements migratoires saisonniers et le trafic d’armes et de ressources naturelles.

Le Conseil met l’accent sur l’importance critique que revêt l’application effective du régime de sanctions, y compris sur le rôle clef que les États voisins, ainsi que les organisations régionales et sous-régionales, jouent dans ce domaine, et encourage ce qui est fait pour améliorer encore la coopération et l’application du régime de sanctions sous tous ses aspects.

Le Conseil réaffirme son ferme soutien au Représentant spécial du Secrétaire général, Parfait Onanga – Anyanga, ainsi qu’à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine qui, dans le cadre de son mandat à l’appui des autorités centrafricaines, adopte une démarche proactive et robuste en matière de protection des civils et de promotion du processus politique et pour ce qui est de la reconstitution et du redéploiement progressifs et coordonnés des Forces armées centrafricaines et d’autres forces desécurité intérieure, conformément aux paragraphes 34b) i), 34 b) v) et 34 b) vi) de la résolution 2301 (2016).

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Centrafrique : Un enfant tué dans un hôpital à Zémio

Génève, 12 juillet 2017 – Le mardi 11 juillet, deux hommes armés sont entrés dans l’hôpital de Zemio (Est Centrafrique) où près de 7.000 personnes déplacées se sont réfugiées au cours des deux dernières semaines, suite à la reprise des combats dans le Sud-Est du pays

Le meurtre d’un bébé dans l’hôpital de Zémio, en République Centrafricaine (RCA), où l’organisation humanitaire médicale Médecins Sans Frontières (MSF) mène un projet médical, met en évidence l’escalade de la violence dans le conflit actuel et l’extrême brutalité dont les populations civiles sont victimes, alors que leur sécurité est de plus en plus compromise.

Le mardi 11 juillet, deux hommes armés sont entrés dans l’hôpital de Zemio, où près de 7.000 personnes déplacées se sont réfugiées au cours des deux dernières semaines, suite à la reprise des combats dans le Sud-Est du pays.

Ils ont menacé une famille à l’hôpital, dont l’un des membres avait été pris en charge deux semaines auparavant. A cause des violences toujours en cours, la famille n’avait pas pu quitter les lieux. La mère de famille, son bébé dans les bras et deux des membres de sa famille, tentaient de se mettre à l’abri, quand les deux hommes armés ont ouvert le feu sur eux, atteignant la fillette à la tête et la tuant instantanément. Un des membres du personnel MSF a entièrement été témoin de l’évènement.

« Nous sommes choqués et attristés par le meurtre d’une jeune enfant à l’hôpital de Zemio, dans lequel MSF travaille. Nous adressons nos condoléances à la famille de l’enfant. Nos pensées sont avec eux et tous ceux qui ont assisté à sa mort brutale », a déclaré Mia Hejdenberg, chef de la mission MSF en RCA.

« Cette enfant a été tuée dans les bras de sa mère et dans une structure médicale : deux endroits qui devraient être des plus sécurisant pour un enfant. Sa famille va maintenant devoir faire le deuil d’une vie qu’elle ne connaitra jamais. »

« La brutalité de cette attaque démontre le caractère aveugle et l’inquiétante escalade de la violence contre les civils en RCA. »

« Cela montre un manque total de respect des groupes armés de la zone pour les soins médicaux, mais aussi pour les populations civiles. Cela indique également que l’espace pour les organisations humanitaire en RCA se réduit, alors que la situation sécuritaire se détériore. »

« Cet incident sécuritaire nous contraint à évacuer le personnel MSF de Zémio, laissant des milliers de personnes sans un accès aux soins de santé dans la région », a ajouté Mia Hejdenberg.

Plus de 20.000 personnes ont été déplacées à Zémio — parmi lesquels, nombreux sont blessés et d’autres sont dans l’incapacité d’accéder à des soins médicaux — à la suite des récents combats.

MSF gère 12 projets en République Centrafricaine et travaille à Zemio depuis 2010, pilotant actuellement un projet de santé communautaire sur le VIH/sida. Ce projet MSF sur le VIH/sida est le seul dans son genre dans l’ensemble du Sud-Est de la RCA et permet un accès gratuit au traitement à plus de 1.600 patients qui viennent à Zemio pour se soigner, dans un rayon de 250 kms.

ww.africa-newsroom.com

Centrafrique : la Minusca relève les soldats marocains de Bria après la protestation de la population 

Casques Bleus Marocains de la Minusca

La semaine dernière, A Bambari et Bria, la population avait au cours d’une manifestation dénoncé le favoritisme des contingents mauritaniens et marocains aux ex-Séléka. La Minusca a réagit à cette revendication en relevant le détachement marocain déployé à Bria, Chef-lieu de la Haute-Kotto.

Fin juin, Bria était le théâtre d’affrontement entre le FPRC et les Anti-Balaka soutenus  par Azor Khalit (dissident du FPRC. Ces combats ont fait des morts, des blessés et occasionné le déplacement des ¾ de la population. Face à cette situation, les administrés de la ville ont accusé les soldats marocains de la Minusca d’immobilisme vis-à-vis des groupes armés.

Ainsi dans la ville, le 06 juillet, plus de 30.000 personnes ont  » exigé le départ des soldats marocains qu’ils accusent d’être de connivence avec la faction ex Séléka, responsable en partie des violences dans cette ville « , rapportait www.voaafrique.com.

Deux jours après cette revendication, les responsables de la Minusca ont procédé à la relève du contingent marocain déployé dans le Chef-lieu de la Haute-Kotto, a annoncé http://www.radiondekeluka.org.

Justifiant ce remplacement, Hervé Verhoosel, directeur de l’information de la Minusca a déclaré à http://www.radiondekeluka.org qu’ » en fonction des besoins opérationnels, nous avons très souvent des contingents ou des parties des contingents dans l’ensemble du pays qui bougent d’un jour à l’autre.  Il est donc possible que certains de ces marocains bougent dans une autre partie du pays « .

Sur la même chaîne, il a ajouté qu’il «  est fort possible que ces contingents marocains aillent portés mains fortes à d’autres collègues dans d’autres parties du pays. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne reviendront pas soit à Bria soit ailleurs« .

A Berberati (Mambéré-Kadéi), après la décision de renvoyer le contingent du Congo Brazza pour violence sexuelle, la population avait manifesté pour réclamer leur maintien. Mais l’ONU est intransigeante sur sa décision.

Pour une première, la Minusca reconnait les défaillances de certains de ses contingents et procède à leur relève. Mais ceux-ci seront-t-ils sanctionnés ? Car, leur immobilisme et favoritisme a occasionné de nombreuses exactions des Droits de l’Homme.

La critique permet à la Minusca d’améliorer sa posture:

Après la vague des violences fratricides entre l’UPC et le FPRC dans la Ouaka et la Haute-Kotto, des anciens alliés de le Séléka, puis les combats opposant les Anti-Balaka et les ex – Séléka, l’opinion nationale avait critiquée la Minusca. Son chef, Parfait Onanga-Anyanga dans l’une de ses interviews accordées à www.jeuneafrique.com, le diplomate gabonais a reconnu que ce sont des critiques à raison. « Nous prenons toutes les critiques au sérieux et nous évaluons nos actions aussi à l’aune de ces critiques. (…) La Minusca, à plusieurs endroits, remplace un état failli. Et je crois que le creux de certaines critiques qu’on nous fait, c’est l’idée que l’usage de la force est à la fois le moyen et la finalité. Or, il se trouve que cela est faux« .

Rappelant que  » les problèmes en Centrafrique sont le délitement du contrat social et l’instrumentalisation de la religion« , Parfait Onanga-Anyanga a déclaré que « le problème est avant tout politique et la réponse le sera aussi. Bien entendu, nous sommes conscients de l’impact de la prédation des ressources naturelles sur la poursuite du conflit« .

Cette instrumentalisation de la religion a endeuillé la ville de Bangassou où vivait paisiblement chrétien et musulman. Un groupe armé a attaqué la position des troupes de la Minusca et la population musulmane.

Fleury Agou

Centrafrique : Témoignage de l’Imam de Yaloké sur le vivre-ensemble

Imam Ousman Laidou de Yaloké

L’Imam Ousman Laidou de Yaloké affirme que les chrétiens et les musulmans sont des frères et non des ennemis. Il précise que s’ils étaient des ennemis les chrétiens n’allaient pas sauver les musulmans Peulhs attaqués par les éléments de la coalition de l’ex-Séléka. Une déclaration faite sur le site des Peulhs de Yaloké au cours de la mission de sensibilisation organisée par la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC) du 22 au 25 mai 2017 dans la localité.

Dans sa déclaration lors de la campagne de sensibilisation sur la cohésion sociale et le vivre ensemble menée par les Bâtisseurs de paix de Yaloké et l’équipe de la PCRC venue de Bangui, L’Imam Ousmam Laidou de la Mosquée du site des déplacés internes de Yaloké a donné le témoignage des actions menées par les Antibalakas pour les délivrer des attaques des éléments de l’ex-Séléka. Il a ajouté que ces éléments Seleka avaient comme objectif d’exterminer les Peuhls dans la forêt afin de s’emparer de leurs bétails. Selon l’Imam, les Antibalakas sont leurs véritables frères et personne ne pourra leur dire le contraire car ils ont sacrifié leurs vies pour les sauver des mais de leurs bourreaux. « Nous étions au nombre de 47 éleveurs dans 3campements et l’effectif de nos bœufs était de plus de 900. Les Sélékas sont arrivés, ils nous ont regroupés sur un terrain nu et ont exigé des rançons avant de libérer nos femmes et nos filles qu’ils ont séquestrées. Cela a durée 2 jours. Ils ont pris presque 29 millions sur nous tous. Ils ont tués 4 des nôtres. C’est dans la matinée du troisième jour que les Antibalakas, qui on suivit leurs traces, sont arrivés pendant que ces Séléka s’apprêtaient à emporter la dernière vague de nos bœufs. Après plus de 3 heures d’échanges de tirs, les Antibalakas ont réussi à nous libérer d’entre les mains de nos ravisseurs. Bien que nous ayons tout perdu, nous avons la vie sauve grâce aux Antibalakas qui nous ont ensuite conduits dans ce site de déplacés à Yaloké. »
L’imam Ousmam Laidou ajoute que les ONG ne les assistent plus comme avant. Actuellement se sont leurs frères chrétiens qui les aident à survivre. « Notre condition de vie est très difficile. C’est grâce à nos frères chrétiens que nous avons le minimum pour vivre du jour au lendemain. Ce sont les chrétiens qui ont contribué pour acheter la paille afin de reconstruire les toitures de nos maisons défectueuses. Cela démontre une véritable fraternité, un amour sincère qui restera à jamais gravé dans nos mémoires et dans l’histoire de cette crise »
Pour Faustin M, responsable des Antibalakas de Yaloké, il n’était pas possible pour eux de laisser les éléments de l’ex-Séléka maltraiter leurs frères Peuhls. « Les Antibalakas ont pris les armes c’est parce que la vie de nos frères était en danger. C’est pourquoi nous avons décidé de les défendre au prix de nos vies. Qu’il soit musulman ou chrétien c’est un frère. Nous avons le même sang qui coule dans nos veines. A quoi servirait cette division entre chrétiens et musulmans ? La seule solution à cette crise, c’est que nous devons nous unir et dire non à ceux qui veulent nous diviser à cause de leurs intérêts égoïstes».
Ces témoignages prouvent à suffisance la cause défendue par la PCRC à savoir que la crise centrafricaine n’est pas interreligieuse.

Compcrcrca Plateforme

Aubin Goporo promu directeur du développement du joueur des Volunteers de Tennessee (NCAA)

Après une carrière de coaching très réussie dans les rangs du lycée, Aubin Goporo a rejoint le personnel de basketball du Tennessee à temps plein de Rick Barnes en tant que directeur du développement du joueur.

Ses fonctions avec les Vols comprennent la liaison du programme avec le Thornton Athletics Student Life Center, la coordination des efforts de sensibilisation et de service de la communauté et le rôle de mentor étudiant-athlète pour le développement personnel et professionnel. Il aidera également les efforts de recrutement sur le campus.

Louons la riche expérience, Barnes a déclaré que « Aubin est un homme formidable, l’un des meilleurs individus que je connais ». Il a estimé que « son influence sur le caractère et le développement de nos jeunes hommes va être significative. Il apporte une expérience globale et une perspective unique à notre personnel. C’est un excellent ajout à la culture de notre programme ».

Une carrière riche dans la formation des jeunes aux USA :

Aubin Goporo, qui a été directeur du développement étudiant-athlète la saison dernière à l’Université de Louisiane à Lafayette, a passé 15 ans à la tête du programme de basket-ball pour garçons à Florida Air Academy à Melbourne, en Floride. Au cours de ses 15 saisons à la FAA, Goporo a accumulé un record 355-52 (0,872) tout en gagnant quatre titres d’état 3A (2001, 2003, 2005, 2007).Ses équipes ont réclamé le titre de district dans chaque saison pendant son mandat et ont fait 10 apparitions finales régionales ainsi que sept voyages à la FHSAA Final Four. Goporo était deux fois l’entraîneur de l’année de la côte spatiale.Diplômé en 1996 de l’Institut de technologie de la Floride, Goporo a également été directeur sportif de la FAA de 2012 à 2012.

Aubin Goporo en compagnie de Michael Jordan

Dans ce rôle, il a supervisé 12 programmes de sport universitaire et universitaire tout en gérant les efforts de collecte de fonds et la budgétisation pour le département sportif.Plus de 40 joueurs Goporo entraînés à la FAA se mettraient à signer avec les écoles de la Division I, y compris Sasha Kaun (Kansas), Walter Hodge et Will Yeguete (Floride), Rihards Kuksik (Arizona State) et Alvin Cruz et Juan Mendez (Niagara).Un autre des anciens joueurs de Goporo, l’attaquant grec Ioannis Papapetrou, a joué la saison 2012-13 sous Barnes au Texas.

Originaire de la République Centrafricaine, Goporo a représenté son pays d’origine en tant que membre de l’équipe nationale aux Jeux olympiques de 1988 à Séoul, en Corée du Sud. Il a récemment été entraîneur-chef de l’équipe nationale de basket-ball de la République centrafricaine, qui a mené l’équipe par le biais d’une pièce de groupe au Championnat d’Afrique AfroBasket en 2015 en Tunisie.L’année dernière, dans les rangs de la division I, Goporo a aidé les Ragin ‘Cajuns à un record global de 21 à 12 et à une place dans les quarts de finale du tournoi Sun Belt Conference.Goporo – qui maîtrise trois langues (anglais, français et sango) – est engagé à Muriel Peraste de Gravelines, en France.

http://www.utsports.com

Centrafrique : Abdoulaye Hissene nargue le Garde des Sceaux tchadien et la justice

Abdoulaye Hissene

La semaine dernière, le Tchad avait pris la décision de geler les comptes du chef de guerre Abdoulaye Hissene, l’un des commandants militaires du FPRC. Invité du RJDH, hier 30 juin, le seigneur de guerre tourne en dérision les mesures tchadiennes et dénonce l’option judiciaire comme voie de sortie de crise.

Abdoulaye Hissene, l’ancien diamantaire devenu chef de guerre d’une faction de l’ex-Séléka opérant aux confins centrafricano-tchado-soudanais s’est tristement illustré la semaine dernière dans la Basse-Kotto, à Bria. Mais le Tchad dont ses soldats sont accusés d’exaction des Droits de l’Homme en Centrafrique, a décidé de geler « les fonds et avoirs financiers, directs ou indirects, d’Abdoulaye Hissene sur le territoire national», a indiqué M. Ahmat Mahamat Hassan, le Ministre tchadien de la justice. Une décision pour se faire bonne figure.

Commentant cette mesure, Abdoulaye Hissene se fiche du Ministre tchadien et l’ironise. « Je qualifie de rigolade la décision du ministre tchadien de la Justice », a rapporté le RJDH.

Selon, lui, cette décision émane du Garde des Sceaux et « n’est pas la position du gouvernement tchadien ». Poussant plus loin la raillerie, le chef de guerre a déclaré : « je lui conseille de retourner sur le banc et d’apprendre les a-b-c d’un ministre. Nous sommes dans la sous-région et ce n’est pas de cette manière qu’il faut geler les avoirs et c’est une honte pour le Tchad», s’est-il ironisé.

Donc existe-il une faculté universitaire pour la fonction de Ministre. Voila un ancien Ministre.Et sur la mise en place de Cour Pénale Spéciale (CPS) hier, 30 juin à Bangui, il l’assimile à la poursuite de « deux lièvres à la fois : soit on fait la paix, soit on choisit la justice et on met tout le monde en prison » a déclaré Abdoulaye Hissene au journal électronique.

En auscultant  l’interview qu’il a accordée au RJDH, il milite pour le dialogue (amnistie)au détriment de la justice. Il a exhorté le régime de Bangui à opter pour le dialogue au détriment de la justice. « Vous savez que je gère des Homme, c’est-à-dire des éléments. Je vais dire à mes éléments, rester tranquille on va venir vous chercher, ou je dis rester tranquille et ne faites bien on va trouvez une solution. Dites lequel il faut choisir ? » S’est interrogé Abdoulaye Hissene.

Le message du chef rebelle constitue un avertissement et un défi à la CPS: Ses combattants ne se laisseront pas arrêter pour leur comparution.

Paradoxe ! Bangui a signé l’Accord de Sant’Egidio qui fait une large part à l’impunité et ordonne la mise en place de la Cour Pénale Spéciale.

Attendons voir.

Fleury Agou