Centrafrique : Food Sec relance ses activités à Bocaranga

Après les dramatiques événements de Bocaranga en septembre dernier qui a provoqué le déplacement de la population et le retrait des Organisations Non Gouvernementales, Food Sec a repris service dans la Sous-préfecture.

A Bocaranga, les ONG qui s’étaient retirée de la ville après sa prise par les hommes armés du 3R de Sidiki a repris ses activités.  » Food sec lance ses opérations ce matin après les événements ou notre base est fermé  » a annoncé  Clet Nzerekpi, un personnel de l’ONG. Il a indiqué que  Organisation Non Gouvernementale a  » distribué les semences maraîchère à nos bénefs sur les sites créer par Cordaid Bureau Bocaranga « .

Cette activité contribue aux relances de l’agriculture vivrière dans la Sous-préfecture mais les habitants sont victimes des tirs croisés des groupes armés (Séléka et Anti-Balaka) durera-t-elle ? Car l’ONU s’inquiète déjà de l’arrivée de la saison sèche, période de transhumance qui source de conflit entre éleveurs et agriculteurs, et surtout ravive les tensions entre les différentes factions rivales pour le contrôle du trafique du troupeau.

Fleury Agou

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Centrafrique : Petit déjeuner de prière pour la paix et le dialogue

RENCONTRE INTERNATIONALE DE BANGUI
Images: M.Kazagui

Personnalités politiques influentes, leaders d’opinion, hommes d’affaires, membres du Gouvernement et de la Présidence, étaient ce matin du 07 novembre 2017 à l’Hôtel Ledger Plazza de Bangui autour du Chef d’Etat et des invités étrangers pour le petit déjeuner de prière baptisé  « Rencontre internationale de Bangui ».

Pays confronté à une crise politico-militaire depuis 2013, les centrafricains peinent à trouver une issue aux problèmes qui les divisent et leurs autorités se tournent vers Dieu pour lui demander sagesse à Dieu dans la conduite des affaires de la cité.

Placée sous le thème de  » Recherche de la paix et la réconciliation nationale en République Centrafricaine », cet échange dénommé « petit déjeuner de prière » a regroupé « les personnalités élevées en dignité, qui ont une influence sur la vie socio- politico-économique de notre pays permettra à tout un chacun de rechercher la face de Dieu en vue de trouver des solutions à tous les maux qui minent notre pays », a-t-il expliqué à http://www.acap.cf.

Dans sa communication, le Chef d’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra a salué cette initiative qui est un espace de dialogue et rassemble les décideurs centrafricains : «  Aujourd’hui, le temps de Dieu est arrivé où tous les hauts cadres de la RCA au-delà de leurs divergences politiques parfois confessionnelles, socio-économiques et culturelles dans l’humilité, ont recherché ce qui est bon, agréable et parfait pour notre pays ».

Opportunité pour le N°1 de la RCA d’interpeller ses compatriotes pour qu’à l’unisson ils développent leur pays.  « Je demeure le serviteur du peuple, c’est pourquoi je tends ma main et je continuerai à tendre ma main à tous mes compatriotes pour qu’ensemble nous bâtissions une nation  unie et prospère à travers la paix et la réconciliation » a rapporté la Radio Ndeke Luka.

Le président de la rencontre internationale de Berlin présent à Bangui, l’Honorable Rudolph Decker a indiqué que cette rencontre marque un tournant en Centrafrique. « Pour moi, je vois que cet évènement n’est pas seulement pour aujourd’hui. Nous avons commencé des relations entre nous et nous allons continuer jusqu’à la mort « , a-t-il souligné.

Cette idée de prôner le dialogue sur les vertus divines est appréciée par les politiciens centrafricains. Bertin Bea, secrétaire général du parti travailliste KNK  a estimé que  » le processus va peut-être lent ou long, l’essentiel est qu’aujourd’hui, on commence à amorcer la question du dialogue ». Saluant cette démarche, B.Bea a souligné que  » le Chef de l’Etat a affirmé son leadership en rassemblant autour de lui ses frères et sœurs  » en ajoutant que  » c’est dans un dialogue permanent entre centrafricains que nous finirons par trouver des solutions ».

Vu le succès de cette initiative née aux États-Unis, environ plus de cent pays l’ont adoptée. D’après le Révérend pasteur Augustin Hibaïlé, Vice-président du comité d’organisation de la Rencontre internationale de Bangui,  » le petit déjeuner de prière tire son origine dans le chapitre 21 du Livre de Jean, dans la bible « . Le serviteur de Dieu a rappelé que  » les conseillers du Président Eisenhower lui ont suggéré qu’avant les activités de la Maison Blanche, il fallait se remettre à Dieu pour que l’esprit de l’homme qui est limité soit illuminé par l’esprit de Dieu « , lit-on sur l’Agence de Presse Centrafricaine.

Fleury Agou

Centrafrique : Parfait Onanga-Anyanga devant le Conseil de Sécurité de l’ONU

6 novembre 2017 – Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine (RCA), Parfait Onanga-Anyanga, a jugé lundi crucial l’engagement continu du Conseil de sécurité dans les efforts de stabilisation du pays.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, devant le Conseil de sécurité. Photo ONU/Kim Haughton

« L’année en cours a été marquée par des faits graves », a déclaré M. Onanga-Anyanga, à l’adresse des membres du Conseil de sécurité. « De nombreux Centrafricains ont perdu la vie », a-t-il indiqué en soulignant que la dégradation de la situation sécuritaire n’avait pas permis le retour durable des personnes affectées depuis le début de la crise.

La RCA compte désormais près de 600.000 personnes déplacées et un demi-million de réfugiés dans les pays voisins. « De nombreux autres encore ont disparu, dans l’oubli et le silence, sans sépulture. »

Le Représentant spécial a indiqué que cette situation sécuritaire avait assombri davantage un environnement humanitaire déjà désastreux, avant de mentionner la mort violente de treize travailleurs humanitaires, « faisant de la RCA le pays le plus dangereux pour l’action humanitaire ».

« C’est dans ce contexte d’une brutalité inouïe, où il n’y a souvent aucune paix à préserver, que les Casques bleus sont engagés et risquent quotidiennement leurs vies », a-t-il poursuivi. « Douze d’entre eux ont succombé depuis le début de cette année, victimes de violentes attaques ciblées. »

  1. Onangya-Anyanga a déclaré que, partout où la présence de l’État faisait défaut, les attaques brutales à l’encontre des civils avaient persisté, en particulier dans le sud-est et le nord-ouest du pays.

Avec le début de la saison sèche et de la transhumance, il a dit craindre un regain d’affrontements à l’ouest du pays, notamment, entre des combattants anti-Balakas locaux et des membres armés de la communauté Peulh (Fulani) ou des éléments armés affiliés aux ex-Séléka. « Malgré les rigueurs du terrain et l’impact négatif de l’incompréhension entretenue découlant d’attentes démesurées du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et forcément déçues, même si je les comprends, la Mission continue de mener son mandat avec courage et détermination ».

Le Représentant spécial a noté que la multiplication des foyers de tension et l’exacerbation de la violence mettaient en évidence les limites de la Force de la MINUSCA, « que le retrait des forces ougandaises sous mandat de l’Union africaine a accentué. »

Renforcer les institutions légitimes de la RCA

Le Représentant spécial a souligné l’aspect essentiel des décisions du Conseil de sécurité pour permettre de nouvelles avancées dans le pays. Comme l’a indiqué le Secrétaire général, la RCA est un pays qui fait face à d’immenses défis mais où existent aussi des opportunités réelles de parvenir à une résolution politique de la crise, a-t-il poursuivi.

  1. Guterres a également plaidé pour un renforcement des institutions légitimes du pays, une augmentation substantielle des moyens de la Force de la MINUSCA et une plus grande prise de responsabilités nationales pour la sécurisation du pays, notamment à travers un déploiement progressif des bataillons centrafricains ayant été réformés par la Mission formation de l’Union européenne (EUTM).

« Pour réussir sur tous ces fronts, il faudrait un engagement de tous les acteurs autour d’un processus politique inclusif sous le patronage du Président centrafricain », a affirmé M. Onangya-Anyanga. Il a souligné, à cet égard, l’espoir que représente l’adoption de la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en RCA, initiée par l’Union africaine, pour une sortie de crise par le dialogue. Les États régionaux devront renforcer leur engagement afin d’inverser la courbe de la violence, a-t-il continué.

  1. Onangya-Anyanga a ensuite fait état de certains progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix et du Cadre d’engagement mutuel, qui fournissent des instruments stratégiques indispensables au renforcement institutionnel et au relèvement du pays. Mais deux millions de personnes ont un besoin urgent d’assistance alimentaire, a-t-il dit en ajoutant que « les perspectives de retour des déplacés et des réfugiés restent fortement compromises par la persistance des tensions ».

Augmenter les effectifs de la force de la MINUSCA

Devant le Conseil, le Représentant spécial a souligné que la demande du Secrétaire général d’augmenter de 900 soldats les effectifs de la Force de la MINUSCA fait partie d’une stratégie complète visant à remédier à la détérioration de la situation sécuritaire et à créer un espace en vue de l’avancement du processus politique.

Le chef de la MINUSCA a précisé que la Force serait ainsi plus flexible en vue d’un déploiement rapide dans les zones à risque pour les civils. « Nous allons renforcer notre soutien au processus politique et améliorer la protection des civils en mettant l’accent sur la prévention, tout en veillant à garantir un accès humanitaire », a indiqué M. Onangya-Anyanga tout en précisant vouloir assurer que le personnel de la Mission respecte plus que jamais la politique de tolérance zéro pour les atteintes et l’exploitation sexuelles prônée par le Secrétaire général. « Nous pouvons et devons faire mieux. »

En conclusion, le Représentant spécial a réitéré l’appel du Secrétaire général afin que les dirigeants centrafricains mettent fin à la manipulation politique et à l’instrumentalisation de l’ethnie ou de la religion. « Tolérance, dialogue et compromis nécessiteront du courage politique et moral de la part de tous les acteurs ».

http://www.un.org

Centrafrique – Foot: Première vague des Fauves déjà en Algérie

Joueurs centrafricains arrivant en Algérie

En vue de se préparer pour la rencontre contre l’Algérie, le premier groupe des  internationaux centrafricains en provenance de Paris ont foulé Alger ce lundi 06 novembre.

Ce sont : Ralph Kottoy, Henri Saunie, Geoffrey Lembet et Lionel Zouma. Foxi kethevoama, Eloge Enza Yamissi et David Manga sont aussi du groupe.

Selon le programme de regroupement,  le 2e groupe en provenance de Bangui rejoindra leurs coéquipiers demain. Ils rejoindront leur centre d’entrainement à Sétif, a indiqué la Fédération.

Fleury Agou

Centrafrique – Foot : Cinq nouveaux joueurs convoqués en équipe nationale

En vue d’affronter les algériens en amical le 14 novembre, le coach de la République Centrafricaine a convoqué 24 joueurs. Cinq d’entre eu font leur entrée dans la « tanière des Fauves de Bas – Oubangui ».

Il s’agit de Dylan Mboumbouni et Cyriaque Ngolou Mayounga  (17 ans), tous des défenseurs centraux   évoluant respectivement avec les U19 de l’Olympique Lyonnais (France) et la réserve professionnelle du club. Lionel Zouma, l’ancien Sochalien  qui joue en Grèce (Asteris Tripolis), dont la venue était plusieurs fois reportée pour les formalités à la Fifa sera avec ses compatriotes en Algérie.

Enfin, Kola Jocelyn (San Roque CD, Espagne) et Benzi sociétaire de Yong Sport Academy de Bamenda, « attaquant de couloir » il jouera avec son club les demi-finales de la Coupe du Cameroun avant de s’envoler pour Alger.

Ces jeunes talents devront saisir cette opportunité de s’imposer en sélection nationale si on leur accorde le temps de jeu. Leur convocation est une satisfaction pour les nombreux fans qui réclament le rajeunissement de la tanière des Fauves. D’un autre côté, porter le maillot national est une fierté pour ses jeunes centrafricains pleins d’ambitions.

Fleury Agou

Centrafrique : Action civilo-militaire des FACA à l’école Gbaloko

Un infirmier militaire prend le poids et la taille des élèves

 » Gagner les esprits et les cœurs et renouer la confiance avec les centrafricains dont ils sont appelés à défendre », c’est l’objectif que s’est fixé l’Armée Centrafricaine. En partenariat avec l’Eutm-RCA, le département de la Défense a organisation une opération d’appui médical au profit des élèves de l’école Gbaloko dans la journée du 03 novembre.

Pour gagner les esprits et les cœurs des populations civiles meurtries par des longues années de guerre, les médecins et personnel soignant du Service Santé des Armées sous le commandement du Médecin-Colonel F.Kossinda et ceux de l’Eutm-RCA étaient hier à l’Ecole de Gbaloko (Nord de Bangui) pour une opération d’appui médical. L’équipe de santé militaire a procédé au bilan médical gratuit de plus de 500 élèves.

De son côté, « EUTM-RCA a fourni des médicaments et du personnel médical en appui de cette opération », a indiqué la mission militaire européenne. « Les médecins et infirmiers militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont apporté une attention particulière dans les domaines de la vue, de l’audition et de l’état de santé général des élèves », a indiqué l’EUTM-RCA.

Cette action civilo-militaire a été saluée par les responsables de cet établissement scolaire, les parents d’élèves et enfin le partenaire du Ministère de la Défense qui est l’EUTM-RCA qui est ravi de cette collaboration.
La Ministre de la Défense Nationale, Mme M.N Koyara et le Général Blazquez étaient sur les lieux de l’opération et ont « ont chaleureusement encouragé » le personnel soignant militaire pour cette opération de santé publique qui ont permis de traiter en une journée 500 enfants.

Les actions civilo-militaires – ACM – consistent pour une force armée ou une coalition, au cours même d’un conflit, d’une crise, voire d’un exercice sur le terrain dans un pays en voie de développement, à favoriser son acceptation auprès des populations civiles en assurant la liaison avec les acteurs locaux et en contribuant à la reconstruction du pays afin de rétablir ou maintenir la paix.

Dans le passé, les services sociaux des Armées et le Génie Militaire ont réalisé ces actions en faveur de la population civile.

Fleury Agou

Centrafrique : le courage du commissaire de police tunisien Khaled Karoui au service de l’ONU

A la veille de la visite en République centrafricaine (RCA) du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, qui entend rendre hommage aux Casques bleus pour marquer la Journée des Nations Unies, ONU Info a tendu son micro à Khaled Karoui, ce commissaire de police tunisien qui en mai dernier a sauvé trois Casques bleus marocains et un prisonnier centrafricain.

Le 8 mai 2017, l’officier Khaled Karoui était responsable au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) du transfèrement d’un détenu lorsque le convoi des Casques bleus des Nations Unies, dans lequel il se trouvait, a été attaqué par un groupe armé, à 25 kilomètres de Bangassou, dans le sud-est de la RCA.

Lors de cette embuscade le contingent marocain, fort d’une trentaine d’hommes a dû faire face aux attaques de près de 500 hommes armés de fusils et de machettes.

Cinq Casques bleus marocains sont morts et huit ont été blessés. Dans le feu de l’action, l’officier tunisien a réussi à sauver trois Casques bleus marocains blessés, dont un grave, en les évacuant dans son véhicule, tout en gardant le détenu.

Pour cet acte de bravoure, Khaled Karoui, a reçu, le 27 juillet 2017, un certificat de reconnaissance remis par le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, au nom du Secrétaire général de l’ONU.

« Je ne suis pas un héros. Je suis un officier de police qui, confronté à une situation de danger imminent, a su garder son sang-froid et terminer sa tâche en limitant les dégâts », déclare Khaled Karoui.

Convaincu de l’utilité du travail de l’ONU sur le terrain pour renforcer les forces de police nationale, M. Karoui, qui a déjà passé deux ans et demi en République centrafricaine avec l’ONU, souhaite repartir en mission sur le terrain dès que possible.

http://www.un.org/apps