Centrafrique : Un Architecte projette de valoriser la culture Pygmée par un centre

pygmee

Architecte Nganyadé Zowé Vahid en toile de fond la maquette du centre culture.

Après la soutenance de son Mémoire D’Architecte sur le  » Centre de mise en valeur de la culture Pygmée en République Centrafricaine », à l’Université Ibn Khaldoum de Tunis en juillet 2016, Nganyadé Zowé Vahid veut matérialiser son idée. Il a présenté le 21 novembre 2016 à l’Alliance Française de Bangui son Mémoire.Fra

Pour sauvegarder les Pygmées qui disparaissent à petit feu par les actions anthropiques, des chercheurs et des ONG ne cessent de concevoir des stratégies et des plans pour préserver cette population. Ainsi, dans le cadre de l’obtention de son diplôme de fin d’études d’Architecture, Nganyadé Zowé Vahid avait présenté un Mémoire de fin d’études sur le Centre de mise en valeur de la culture Pygmée en République Centrafricaine.

Comme la matérialisation de ce projet lui tient à cœur, avec le concours de l’Alliance Française de Bangui, il a exposé à l’auditorium de ce centre culturel les grandes lignes de son travail en présence de nombreux étudiants et de personnalités. Il a souhaité la création d’un centre culturel Pygmée sur le model du plan architectural qu’il a réalisé.

Sur ce projet, le Directeur de l’Alliance française de Bangui, Olivier Collin s’est dit  » impressionné par la qualité du travail « , avant de déclarer que le  » Centrafrique a besoin de valoriser sa culture après les années troubles « . Il a ajouté que Nganyadé Zowé Vahid fait partie de ces gens qui montrent que la RCA a du talent ».

Poursuivant, il a marqué son soutien à ce projet qui l’intéresse, raison pour lui d’inviter le chanteur Kamel Zakri, qui a 17 ans de collaboration musicale avec des Pygmées Aka de Centrafrique. Avant d’ouvrir son Mémoire pour le présenter à l’assistance, l’Architecte a remis une copie de son travail au Directeur de l’Alliance française de Bangui, Olivier Collin.

Nganyadé Zowé Vahid a rappelé que « les peuples autochtones représentent 6% de la population mondiale. En Afrique, il ne reste que deux peuples aborigènes, les bushmen et les Pygmées dont environ 300.000 vivent en Afrique Equatoriale ». Selon lui, ces populations autochtones sont   » en voie d’extinction » et a des modes de vie qu’il faut valoriser par la création d’un centre culturel Pygmée au model du plan architectural qu’il a conçu. D’après lui, le centre aura plus de 4 ha et pourra être construit à la sortie de Mbaiki sur la route de Boda. Sur ce site, les visiteurs pourront s’imprégner de la réalité Pygmée. Ce centre sera construit  par « du bois local résistant ».

Selon le concepteur du plan architectural du centre, la construction de pareille infrastructure culturelle a un double profit. Il servira  d’abord à  » valoriser la culture Pygmée  » et « attirera sans doute des touristes, curieux du mode de vie des populations autochtones ». Avant de clore son exposé, il a exhorté le pouvoir et les organisations à s’investir pour la préservation de cette richesse culturelle.

Cette présentation a retenu l’attention de l’assistance qui a jeté des fleurs sur l’Architecte qui a leur avis a travaillé sur un  » sujet original » tout en souhaitant réussite à ce projet et le concepteur du plan architectural du centre.

F.A

Le Centrafrique signe la Charte Africaine du tourisme durable et responsable

tourisme-centrafriqueCette adhésion a été confirmée lors du Forum ministériel sur les enjeux touristiques et le climat en Afrique. A travers cette charte, ratifiée en marge de la COP22, les Etats signataires promeuvent le tourisme durable au profit de l’Afrique tout en respectant la diversité et le patrimoine du continent.

Un engagement, qui, selon Aziz Akhannouch, en sa qualité de ministre provisoire du tourisme, vient inscrire le tourisme durable en Afrique dans une dynamique soutenable alliant le progrès socio-économique à la préservation de l’environnement et au respect des diversités culturelles de chaque pays.

A cet égard, Salaheddine Mezouar, président de la COP22,  a plaidé en faveur de la préservation des atouts touristiques de l’Afrique.  Le tourisme durable s’érige, en effet, en levier de développement. Il se veut également l’une des solutions de lutte contre le changement climatique au niveau continental. Notons que la charte africaine du tourisme durable et responsable a été signée par le Maroc, le Congo, l’Angola, le Bénin, le Cameroun, l’Ethiopie, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, le Burundi, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Gabon, le Kenya, le Mali, la Mauritanie, la République Centrafricaine, le Nigeria, le Niger, le Sénégal, les Seychelles, le Soudan, le Zimbabwe, la Tunisie et le Tchad.

aujourdhui.ma/economie

Centrafrique: »La RCA et le Tchad sont deux pays et un seul peuple »,a déclaré Déby

Drapeaux Centrafricains et Tchadiens

Drapeaux Centrafricains et Tchadiens

Jeudi 10 novembre 2016, le Président centrafricain, Faustin Archange Touadera a effectué un voyage éclair au Tchad pour s’entretenir avec son homologue tchadien, Idriss Deby Itno. Il a rappelé que la République Centrafricaine et le Tchad sont « deux pays et un seul peuple ».

Après la prise du pouvoir en 2013 par la rébellion Séléka et les atteintes perpétrées par les combattants de ce mouvement armés sur la population civile, les ressortissants tchadiens surtout musulmans étaient la cible des miliciens anti-Balaka. Le Tchad était contraint de les rapatrier et son contingent de la MISCA.

Après le retour à la légalité constitutionnelle, l’axe Ndjamena-Bangui se réchauffe, et Idriss Déby Itno, actuel Président en exercice de l’Union Africaine ne cesse d’être consulté par le pouvoir centrafricain pour la stabilisation de ce pays.

Ainsi, répondant à la question d’un journaliste sur les rumeurs de bruits de bottes qui circulent à Bangui, le Président Idriss Deby Itno a déclaré que  »  si la RCA est enrhumée, le Tchad le sera aussi ».

Sur ses contributions pour la stabilité de la Centrafrique, le Président tchadien a rappelé que « la RCA et le Tchad sont deux Pays et un seul peuple » il a fait remarquer que  » la RCA a connu ce que nous avions vécu, une histoire tumultueuse que le Tchad a connu pendant longtemps avant d’ajouter que « l’expérience du Tchad est une expérience amère, mais fort de cette expérience, nous pourrons apporter notre contribution désintéressée, une contribution sans agenda à notre frère le Président qui vient d’être élu, à nos frères et sœurs Centrafricains pour qu’ils arrivent à vivre dans la paix et la fraternité, nous n’avons pas le droit de laisser la RCA, d’oublier la RCA, où abandonner la RCA. Certains ont dit beaucoup de contre vérité sur le Tchad ».
Sur les accusations de contribuer à la déstabilisation de son voisin du sud, Idriss Deby Itno a souligné que « le Tchad n’a aucun agenda sur la RCA, il n’a aucun intérêt de voir la RCA dans un désordre, car ses désordres vont toucher directement le Tchad ; l’instabilité en RCA va toucher directement le Tchad ». Pour lui, le premier « pays qui a intérêt à ce que la RCA retrouve la paix c’est le Tchad parce que nous avons une histoire commune et nous avons les mêmes peuples.

Le Chef d’Etat tchadien est revenu sur ses contributions en faveur de la paix en Centrafrique et a annoncé la tenue à Libreville d’un « Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEMAC et de la CEEAC sur la Centrafrique »Pour lui, « Il n’y a pas deux voix, il n’y a pas deux solutions : c’est aux Centrafricains d’être conscients de leur responsabilité dans ce désordre, d’abandonner définitivement la voie de la violence et renouer avec la stabilité et la paix dans une réconciliation sincère de cœur ».
Le Tchad a nommé un nouvel Ambassadeur en Centrafrique après la fermeture de son Ambassade en 2014. La stabilité de la RCA semble avoir une solution à Ndjamena, estiment des observateurs. Pour d’autres, par ce retour, le Tchad voudrait pacifier sa frontière sud qui pourrait servir à des groupes hostiles à son régime.Zobesso

Centrafrique : Le KM5 interdit le port public d’armes

KM 5Après le combat fratricide entre les autodéfenses du Km5, les sages de la localité ont réconcilié les frères ennemis. Pour le vivre-ensemble entre les différentes communautés et la libre circulation des personnes et des biens, des décisions ont été prises sur le plan sécuritaire.

Les groupes d’autodéfenses du Km5 se regardaient en chien de faïence après leur combat du 30 octobre qui s’est soldé par la mort d’Abdoul Danda et Issa Capi alias 50/50. Cet affrontement avait paniqué la population. Pour mettre fin à cette tension, les sages du secteur ont réconcilié les groupes rivaux à la Mosquée Atik et des résolutions ont été prises à cet effet.

Stanislas Mamadou Dangabo, un habitant du Km5, a publié sur son mur Facebook qu’’il est dorénavant interdit à quiconque de circuler avec son arme au Km5. « Les armes, pour qui que ce soit, doivent être rangées et invisibles, leur usage ne se fera qu’en cas d’une imminence de danger en attendant la normalisation de la situation politique et sécuritaire, et  les provocations doivent cesser en vue de renforcer la cohésion sociale entre les communautés composantes du km5 », a-t-il mentionné.

Il a ajouté que cette résolution est respectée et « commence déjà à produire son effet. Depuis 3 jours toutes les parties respectent scrupuleusement les recommandations, aucune arme n’est visible, aucune détonation d’armes n’est entendue, les notables et les sages du bloc km5 y veillent ».

Contacté par le RJDH, Alabira Louquemane un activiste de la cohésion sociale a confirmé cette résolution et a souligné qu’aucun homme ne circule avec ses armes depuis l’existence de cette décision. Pour lui, « cette résolution est salutaire » et il a souhaité que « les sages, initiateurs de cette résolution qui ont réconcilié ces groupes d’autodéfenses mettent un comité en place afin de  pérenniser cette action pour ne pas qu’il ait un jour des brebis galeuses qui viendront perturber la quiétude ».

RJDH

Centrafrique : Développement participatif au Km 5

Les jeunes du quartier Issongo

Les jeunes du quartier Issongo

Les jeunes du quartier Issongo dans le Km 5 ont nettoyé l’Avenue Idriss Deby au courrant du week-end.

Grace aux soutiens du conseiller du Maire du 3ème arrondissement, Algoni, les jeunes du quartier Issongo ont fermé les nids de poules qui jonchent l’Avenue Idriss déby Ibno.  »    Les jeunes du quartier Issongo ont compris le concept du développement participatif qui est la seule issue pouvant leur permettre de donner le bel exemple aux autres jeunes du km5 « ,a encouragé la page Facebook,les Réalité du KM 5.

Zobesso

Centrafrique: Les partis politiques ne sont pas subventionnés

rjdh-2Des leaders de partis politiques, interrogés par le RJDH ont des avis partagés sur le rôle des formations politiques dans la recherches et la consolidation de la paix. Tous admettent que pour jouer leur rôle régalien, les partis politiques ont besoin de la paix et pour cela, ils doivent aussi y travaillé.

Selon Joseph Bendouga, président du MDREC, les partis politiques ont pour obligation de protéger la paix car c’est elle qui détermine l’action politique, « pendant la crise, les partis politiques ont joué leur rôle pour qu’on arrive à la légalité constitutionnelle et nous continuons de jouer ce rôle pour la paix et la stabilité du pays. Nous faisons tous les jours, des efforts pour préserver la paix parce que sans elle, nous ne pouvons pas animer la scène politique et donc exercer la démocratie. Mon parti n’a jamais cessé de travailler pour la paix et la cohésion sociale dans ce pays » explique t-il.

Le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), Eddy-Symphorien Kparékouti pense que la recherche de la paix doit faire partie de la priorité des partis politiques teintés de démocratie « nous ne pouvons pas faire la démocratie avec les armes, dans la guerre. Il faut la paix pour que la démocratie s’exerce. C’est pourquoi, les partis politiques qui ont un sens de démocratie, doivent travailler pour recherche la paix sinon la consolider. Le PUR est engagé depuis sa création dans ce domaine parce que nous savons qu’en RCA, la paix  est menacée » confie t-il.

Anicet Georges Dologuelé, président de l’URCA estime qu’en Centrafrique, la politique est faite dans l’agressivité, ce qui n’est pas du genre à préserver la paix. Il appelle les partis politiques à la tolérance « le renouveau pour moi, c’est faire la politique sans agresser. C’est l’agressivité, c’est la provocation qui provoque des chocs et qui fait que petit à petit les gens s’en veulent. Et cela n’entretient pas un climat serein ; donc un partis politiques doit se comporter de façon très responsable, c’est petit à petit qu’on construit au sein de la population un esprit de tolérance et de fraternité et je pense que c’est mieux qu’une grande déclaration du leader politique» a-t-il souhaité.

Dans une déclaration, le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra accuse à demi-mot les politiques d’être à l’origine de la crise actuelle en Centrafrique, « point n’a besoin de rappeler qu’à cause de nos incompréhension, de nos querelles partisanes, de nos errements politiques, de notre méfiance réciproque. Notre pays à sombrer dans une grave crise qui a mis à mal la cohésion sociale, provoquée de nombreuse perte en vies humaines, l’effondrement de l’Etat et de l’économie nationale » explique le chef de l’Etat.  

Samuel Bissafi membre du directoire politique de l’UNDP, rejette cette accusation, «ce n’est pas directement les partis politiques qui sont en cause dans la crise, mais implicitement, c’est ce déficit de travail et d’animation pour qu’au moins  les populations puissent comprendre le rôle des partis politiques, c’est  ça qui manque. C’est ça qui fait que les gens ont toujours tendance et cette facilité d’interpréter en rendant les partis politiques responsables. On ne peut pas admettre que ce sont les politiques qui ont créé la crise sans pourtant autant reconnaitre les efforts que les partis politiques font quotidiennement pour consolider cette paix » a-t-il fait savoir.

La République Centrafricaine compte aujourd’hui une soixantaine de partis politique. Très peu sont visibles sur la scène politique.

RJDH

Centrafrique : La société civile partagée sur la contribution des partis politiques dans la recherche de la paix

rjdhLes leaders de la société civile, interrogés par le RJDH sont partagés sur la contribution des partis politique dans la préservation de la paix. Certains accusent les formations politiques d’alimenter la crise d’autres se félicitent du travail des leaders politiques en faveur de la paix et de la cohésion sociale.

Noèl Ramadan, secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (USTC), pense que les partis politiques ont compris la nécessité de travailler pour la paix, « j’ai pu constater en tant que citoyen centrafricain que toute la préoccupation de la communauté nationale dans toute sa diversité, c’est la recherche de la paix et de la cohésion sociale. Et je constate aussi que les acteurs politiques ne se lèvent pas pour contredire les actions qui contribuent au retour de la paix et de la cohésion sociale. Je vois qu’ensemble, les responsables des partis politiques ont compris qu’il y a un enjeu national. Et j’apprécie hautement ce qui se fait, le langage est un langage d’apaisement de part et d’autre. Les partis politiques travaillent aujourd’hui pour a paix ».

Solange, membre d’une place forme de la société civile estime que les politiques ont toujours joué en faveur de la paix « ce sont généralement les politiques qui sont devant la scène lorsque la paix est menacée dans ce pays. Nous l’avons vu pendant les mutineries, la crise de 2003 et encore aujourd’hui. Les partis politiques font beaucoup pour la paix en Centrafrique » reconnait-elle.

Pour Joseph Bindoumi, président de la ligne centrafricaine des droits de l’homme, les partis politiques ne sont pas très actifs lorsqu’il faut défendre la paix, « nous avons constaté qu’en période électorale, beaucoup d’hommes politiques se sont exprimés mais malheureusement, pendant qu’il y’a des violences dans le pays, on entend moins les hommes politiques. Alors que les partis politiques devraient s’exprimer pour décourager les fauteurs de trouble. Je souhaite que les partis politiques se réveillent. Il n’y a pas deux luttes politiques, et nous ne pouvons pas tolérer qu’il y’aient des violences et que les partis politiques ne disent rien. Ce n’est pas une bonne chose » a-t-il déploré.

Un autre leader de la société civile qui a requis l’anonymat accuse les partis politiques de mettre régulièrement en danger la paix « les divergences qui caractérisent les partis politiques sont sources de division et c’est une menace pour la paix. Lorsque nous remontons l’histoire, on voit que l’action des partis politiques a toujours détruit la paix. Ce sont les politiques qui sont responsables de la situation que nous vivons aujourd’hui » dénonce ce leader.

Dans une déclaration faite le 29 octobre dernier, le président centrafricain a appelé à l’unité des forces vives de la nation notamment à l’union des politiques pour faire face aux défis actuels.

RJDH