Centrafrique : L’africain le plus riche courtisé par Bangui

Le nigérian Aliko Dangote, l’africain le plus riche et propriétaire de Dangote Group renforce son empire financier sur le continent. La RCA espère aussi bénéficier des investissements du milliardaire.

 « Et si on invitait en Centrafrique l’Africain le plus riche Aliko Dangote? » Cette interrogation postée le 12 avril sur notre compte Facebook constituait une interpellation adressée au pouvoir de Bangui.

Le lendemain, toujours sur le même réseau, Son Excellence, Charles Amel Doubane Ministre centrafricain des Affaires Etrangères a justifié qu’ « il (Aliko Dangote) était attendu comme invité d’honneur à l’investiture – du Président Touadera – mais son agenda ne lui a pas permis de faire le déplacement de Bangui ». Optimiste, le Ministre des Affaires Etrangères a rappelé que « cinq invitations lui sont adressées. Il finira par venir à Bangui et sera accueilli avec les honneurs dû à son rang. Avons déjà discuté avec ses émissaires et représentants. C’est une question de temps. On ne met pas tout sur les réseaux sociaux ».

Interrogé par Jeune Afrique, le journal continental sur l’investissement en Afrique, Aliko Dangote a déclaré que « l’Afrique est un continent de la croissance avec la plus jeune population du monde ». Il a déploré les freins à la libre – circulation : « il me faut aujourd’hui plus de 30 visas pour pouvoir voyager normalement vers des pays du continent, ce qui constitue un obstacle majeur pour le climat des affaires ».

Quels seront les bénéfices du partenariat Centrafrique – Dangote Group ?

Présent dans 16 pays africains, Le businessman le plus riche du continent trône sur « une fortune estimée à 12,2 milliards de dollars, il s’agit d’un des acteurs principaux dans l’investissement sur le continent africain ». Dangote Cement, le plus grand producteur de ciment sur le continent africain est sa principale source de richesse.

L’homme d’affaire africain le plus riche n’est pas un philanthrope. L’argent investit par Dangote Group créé des emplois qui réduit le taux de chômage, il génère la richesse pour lui et les pays concernés. Propriétaire de plusieurs cimenteries en Afrique, il lutte contre l’enrôlement des jeunes au Nord Nigeria, en investissant dans la production du riz pour « environ 25.000 ha ». 1.000.000 de tonnes sont attendus et réduiront la dépendance du Nigeria dans le domaine. Le secteur sucrier, pétrolier et les start-up, sans oublier la culture de la tomate et sa transformation sont concernés par ses investissements.

Fleury Agou

Franc CFA : Pas de sortie sous l’empire de la colère ou « Ab Irato »

Yves Schamird Baliakado

Cet après-midi du 08 avrl 2017, en France et dans les pays qui ont le Franc CFA comme monnaie, le front anti – CFA contre la Françafrique organisera une manifestation. Le mouvement contre cette « monnaie coloniale » prend de l’ampleur. L’Afrique centrale, notamment la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a décidé d’imprimer prochainement elle-même cette monnaie. La problématique du maintien du Franc CFA anime les débats. dans ce débat, le Juriste centrafricain, Yves Schamird Baliakado donne son opinion. Pour lui, que la colère ne l’emporte pas sur la raison. Il nous propose des pistes.

LE CONTEXTE

Déjà rappelés dans le post précédent, les MOTS d’Alpha Condé lors de la 2e conférence sur l’émergence de l’Afrique visent directement la politique de la France en Afrique notamment la fameuse « France-Afrique ». Sans faire de « l’anti France » caractériel, ce qui serait contreproductif dans une approche gouvernementale (institutionnelle) c’est  à – dire de relation bilatérale, évitons les propos réactionnaires. Pour un centrafricain ou un Guinéen, la question immanente de l’émergence de l’Afrique est connexe à celle du F CFA, principal outil monétaire (économique) de l’heure. Mais un rappel des fondamentaux en politique monétaire s’impose.

LE RAPPEL DES FONDAMENTAUX

Pendant longtemps, le système monétaire planétaire devait avoir une contrepartie la convertibilité en « or ». Après la 2e GM l’apparition des « Bons du Trésor » a fait sauter ce verrou « doré » offrant aux autorités monétaires : Etats, Banques centrales, Trésors publics une souplesse pour modifier à discrétion la quantité de leur monnaie en circulation. Dans le cas du F CFA, on parlera d’un « marché unifié » lequel vient soutenir l’argument d’appartenir aux grandes zones monétaires : le dollar ($), l’euro (€)… Mais comme le F CFA est soumis à la banque de France, les autorités monétaires : BEAC et BCEAO supposément souveraines ne profitent pas de cette marge de manœuvre afin de maximiser la croissance économique de leurs pays et lutter contre le chômage. Inéluctablement d’où vient ce blocage et comment se projeter.

LA PROBLÉMATIQUE

1er élément : parmi les 4 principes institutionnels du F CFA, on trouve la centralisation des réserves de change à Paris avec un taux initial de 80 (France) 20 (Afrique) même au fil des années si des évolutions ont été opérées par souci de rééquilibrage. Disons-le ouvertement, cette centralisation par le Trésor public français est une aberration : « à César ce qui lui appartient et à Dieu ce qui lui revient de droit ». Dès lors qu’un nombre important des peuples africains réclame la fin du FCFA, « couper le cordon ombilical avec la France », les chefs d’Etat de la zone peuvent « gaillardement » demander d’inverser ce taux de centralisation. Cela permettrait donc le rapatriement de l’essentiel sinon de la totalité des réserves sur le sol africain. Ainsi, compte tenu des tensions persistantes sur le marché des capitaux (taux d’intérêt très élevé 15%), la BEAC et la BCEAO pourront proposer aux banques commerciales (ECOBANK) un prix d’argent moins cher pour soutenir l’économique.

2e élément : étant donné que le F CFA correspond à un marché unifié (parité fixe), dans la perspective d’un GRAND marché intérieur, une « OMC zone F CFA » » est nécessaire. En effet pour une Afrique francophone émergente, elle doit disposer de sa propre organisation commerciale qui engloutira à terme, les structures existantes : la CEMAC et la CEDEAO et avoir une base concurrentielle compétitive au même niveau que les « Common Law » plus dynamiques en commerce international. On le rappelle, le « marché intérieur » signifie espace constitué des Etats membres favorables à la libre-circulation des personnes, des marchandises, des biens/services et des capitaux. La nouvelle « OMC zone F CFA » aura un réel intérêt car la plupart de ses pays sont des producteurs de matières 1ères. L’objectif : plus de décloisonnement des zones d’échange pour plus d’arbitrages commerciaux et plus de désintermédiation (plus de souplesse administrative).

Au total, sortir du F CFA « pourquoi pas », mais l’impératif commercial et économique commande aux africains de définir par eux-mêmes une nouvelle vision monétaire volontariste. Si le processus semble irréversible, la sortie doit cependant éviter toute décision « ab irato » c’est – à – dire sous l’empire de la colère.

Yves Schamird Baliakado

Centrafrique : L’ONU préoccupée pour la traduction des auteurs de violations du droit international en justice

Les combats entre les groupes armés dans la Ouaka et les villes périphériques ont porté atteinte aux droits de l’Homme et au droit international. Face à cela, les  membres du Conseil de Sécurité de l’ONU ont demandé au FPRC et l’UPC de renoncer à ces violences

Dans un communiqué publié le 04 mars, le Conseil de Sécurité s’est dit préoccupé par  « l’urgence de traduire en justice les responsables de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, y compris la violence sexuelle et sexiste ».

Il a demandé aux mouvements politico-armés de « mettre fin immédiatement à toutes les violences et d’honorer leur engagement en faveur du désarmement, de la démobilisation, du rapatriement et de la réintégration (DDRR) ». Cette sommation s’adresse précisément au «  Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et à l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) » car les combat entres ces deux groupes « ont causé de lourdes pertes civiles et d’importants déplacements de population » a – t- il déploré.

Poursuivant, les 15 «  renouvelle également son soutien au Président de la RCA, Faustin-Archange Touadéra, et salue son rôle important dans la stabilisation du pays, la promotion de la paix et de la réconciliation et le développement ».

Il a exhorté «  les États membres à verser les contributions annoncées lors de la Conférence internationale de Bruxelles du 17 novembre 2016 et de la Conférence sur la solidarité africaine tenue à Addis-Abeba du 1er février 2017, afin d’appuyer la mise en œuvre des objectifs prioritaires du pays en matière de consolidation de la paix ».

Depuis le dernier trimestre 2016, le FPRC et l’UPC se livrent une bataille dans la Ouaka et les villes périphériques. A Bakouma et Ngaoundaye, les mouvements armés continuent de semer la désolation.

Pour beaucoup de centrafricains, l’ONU a les moyens militaires et politiques d’arreter les auteurs de graves crimes en Centrafrique, mais obéit à la volonté des interets qui se cachyent derrière ces groupes armés.

Fleury Agou

Centrafrique – Histoire: B.Boganda et la reconstitution de la Haute–Volta

Pour besoin de main d’œuvre dans les pays voisins, la colonie de la Haute-Volta fut démembrée. Elle fut rétablie après la 2e Guerre Mondiale par les plaidoiries des élus locaux et notables multiplièrent les plaidoiries pour rétablir la colonie. Au Palais Bourbon (France), B. Boganda, Député de l’Oubangui – Chari et ses collègues du MRP présentèrent une Proposition de Loi au Parlement Français pour le rétablissement de la Haute-Volta.

Après la fondation du comptoir de Saint-Louis du Sénégal par la France, le général Galliéni créa en 1880 le poste de Bamako. Pour organiser leurs colonies d’Afrique Occidentale Française, la France fonda le 18 octobre 1904 la colonie du Haut-Sénégal-Niger. Le Soudan français (Mali) et la Haute-Volta (Burkina-Faso) sont rattachés à cette colonie.

15 ans après la fondation de leur dépendance du Haut-Sénégal-Niger et pour « un meilleur rendement et contrôle de ce vaste territoire », le ministre des colonies, Henri Simon proposa au Président français la création de la colonie de la Haute-Volta le 1e mars 1919.

Et, pour des « difficultés économiques » et par nécessité de main d’œuvre surtout dans les plantations ivoiriennes, la Haute-Volta fut démembrée après une étude rédigée par le lieutenant-gouverneur de la Haute-Volta à la demande du gouverneur général de l’AOF. Soumise à l’appréciation des autorités de la France, un décret pris par A.Sarrault, le Ministre des colonies, supprima la colonie Voltaïque en raison des « difficultés économiques  le 05 Septembre 1932». A partir du 1e janvier 1933, le territoire le décret rentra en vigueur et les habitants furent repartis de la manière suivante :

  • A la Côte d’Ivoire, les cercles de Ouagadougou, Koudougou, Tenkodogo, Kaya, Gaoua, Batié, Bobo Dioulasso et une partie du cercle de Dedougou; soit une superficie de 150.000 km2 et une population d’environ 2.400.000 habitants ;
  • Au soudan français (actuel Mali), le Yatenga et le reste du cercle de Dedougou; 60.000 km2 soit 80.0000 habitants ;
  • Au Niger on rattacha le Gourma, le Liptako, soit 80.000 Km2 pour 300.000 habitants.

Le rapport révélait la crainte des français concernant la Gold Coast (actuel Ghana) qui avait un lien commercial soudé avec le peuple Mossi. « Notre intérêt évident est d’essayer de détourner au profit de notre colonie voisine de la Côte d’Ivoire, tout ou partie de ce courant…», lit – on dans le document.

Ce démembrement indigna les voltaïques qui, après la 2e Guerre Mondiale se sont mobilisés pour reconstituer leurs territoires rassembler leurs peuples. Cette lutte sera menée par les élus locaux, les chefs coutumiers et notamment le Moro Naba qui multiplia les plaidoiries. Au Palais de Bourbon, les Députés africains, dont Barthélemy Boganda de l’Oubangui se joignit à cette lutte.

La reconstitution de la Haute-Volta :

Le partage du cadeau par « mesure d’économie » entre la Côte d’Ivoire, le Niger et le Soudan Français par la France sans considération de la culture du peuple, rappela aux élites africaines le partage de l’Afrique entre les puissances coloniales en 1885 à Berlin. Au Palais Bourbon, les Elus africains dénoncèrent le colonialisme avec toutes ses formes. Ils réclamèrent le rétablissement de la Haute – Volta.

Ainsi, le 25 juin 1947, les Députés B. Boganda, Juglas, Anjoulat, Belle-Soult et les membres du groupe parlementaire du Mouvement Républicain Populaire (MRP) ont présenté une Proposition de Loi portant rétablissement du territoire de la Haute-Volta. Elle fut renvoyée à la Commission des Territoires d’Outre – Mer.

Dans leur exposé des motifs, les Parlementaires exigèrent que les Droits des peuples doivent primer sur l’économie. « La primauté de l’économie doit se substituer la possibilité pour les peuples d’outre mer, conformément aux principes exprimés dans le préambule dans la Constitution d’octobre 1945, de poursuivre leur évolution propre, afin de développer leur civilisation respectives », ont – ils déclaré.

Le 04 septembre 1947, « les Députés votèrent la Loi rétablissant la Haute – Volta dans ses limites de 1932 ».

Héros de l’ancien Oubangui – Chari devenu République Centrafricaine le 1e décembre, B.Boganda mourut dans un accident d’avion le 29 mars 1959. Panafricaniste, il proposa le 17 octobre 1958 la création des Etats Unis d’Afrique Latine. Son projet se solda par un échec. 58 ans après sa mort, l’intégration est une exigence pour le développement du continent africain et elle revient sur toutes les lèvres.

Le Professeur d’Histoire Bernard Simiti, qui fut mon enseignant à l’Université de Bangui a publié un livre, De l’Oubangui-Chari à la République Centrafricaine indépendante, paru en 2013. Selon son auteur, «  cet ouvrage est une justice faite à Barthélemy Boganda, leader de la lutte pour l’indépendance et fondateur de la République centrafricaine qui, malgré ses engagements pour une Afrique unie politiquement et culturellement, n’a jamais été cité parmi les penseurs du panafricanisme tels que Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba, Cheik Anta Diop, Sékou Touré, Julius Nyerere, Gamal Abdel Nasser etc… »

Fleury Agou

Centrafrique – Football : Défaite des Fauves en amical face à l’équipe B du Maroc

RCA – MAROC

En stage à Rabat depuis 18 mars en prélude aux éliminatoires de la CAN 2019, la sélection centrafricaine a livré un mach amical, hier 24 du mois contre l’équipe B marocaine.  Les Lions de l’Atlas ont emporté 2  – 1 dans ce math plein d’enjeux surtout pour  les centrafricains.

Les hommes d’Hervé Loungoundji se sont mesurés hier après – midi avec l’équipe B du Maroc au stade de Rabat vide de supporters. Quelques étudiants et stagiaires centrafricains ont fait l’acte patriotique d’aller soutenir leurs ambassadeurs du foot.

Profitant d’une passe ratée, les Lions de l’Atlas ont récupéré le ballon et réalisé une touche collective qui a permis au maillot 23 d’ouvrir le score à la 15e minute.

Dès les premières secondes de la seconde partie, un défenseur marocain commet la même faute centrafricaine qui est exploitée par Louis Mafouta qui transmit la balle à Foxi Kéthévoama qui à son tour trompa le gardien et marqua le but égalisateur des Fauves de Bas – Oubangui. Puis sur un coup-franc tiré de la gauche vers la droite par le N° 8 marocain, son coéquipier seul devant G.Lembet a doublé la mise.

SUPPORTERS DES FAUVES DE BAS – OUBANGUI

Défaits lors de ce premier match amical, le nouveau Fauve, Louis Mafouta a montré ses griffes. Si beaucoup pensent que ce match est sans enjeu, nous pensons autrement.

Eliminés de l’Afrobasket 2017 à domicile par la RDC, les centrafricains ne sont pas prêts à digérer, une victoire des Fauves redonnerait sourire à ce peuple qui a surtout tire sa joie dans le sport et raffermit son unité lors des grandes rencontres sportives. Aussi, remportant deux victoires en match amical, la sélection centrafricaine pourrait améliorer son rang dans le classement mensuel de la FIFA. Si les Fauves ont laissé filer leur chance, ce n’est pas le cas de leurs adversaires marocains (équipe B). Ils voulaient cette victoire pour s’imposer en équipe A, même si la sélection principale a battu le Burkina-Faso 2 – 00 dans la même soirée.

L’équipe centrafricaine privée de plusieurs cadres a montré au cours de ce match ses faiblesses en l’absence de son joker M. Limane absent au regroupement sur autorisation du staff, de V. Mabidé et H.Momi. Ces deux derniers « se sont présentés en retard à l’hôtel, ont été exclus du stage », s’était justifié la fédération. H. Habibou de Racing Club de Lens est rentré en France pour « des soucis personnels », a encore affirmé la Fédération.

Lundi 27, les Fauves joueront leur deuxième match contre la Gambie. La qualification à la CAN 219 sera une conquête difficile pour les Fauves, faut l’avouer. Les ivoiriens ont gagné 2 – 0 les russes au stade de Krasnodar. Le Rwanda qui a recruté le technicien allemand, Antoine Hey voudra aussi etre au rendez-vous de 2019.

Fleury Agou 

Centrafrique : La cohésion sociale inscrite dans le système scolaire de Bozoum et Bocaranga

Père Aurelio Gazzera et des élèves

Les leaders religieux de Bozoum et de Bocaranga ont décidé d’inscrire dans le programme éducatif la cohésion sociale dans leur établissement. Une initiative saluée par des parents d’élèves qui ont souhaité que cette démarche soit généralisée en RCA.

Pour sortir de la crise qui secoue depuis quatre ans déjà la République Centrafricaine et éviter que cette tragédie ne se répète dans le futur, des ONG nationales et internationales ont élaboré des stratégies pour rapprocher les différentes communautés et leur rappeler les bienfaits du vivre-ensemble. A Bocaranga et Bozoum, deux villes centrafricaines qui n’ont pas échappé aux affres de la guerre, le Père Aurelio Gazzera, Curé de Bozoum et des leaders religieux ont décidé que la cohésion sociale soit enseignée dans les écoles.

« Nous avons inséré dans le programme scolaire la cohésion sociale pour permettre aux jeunes de s’aimer et de se retrouver avec quelques choses de sérieux dans la main et dans le cœur », a expliqué le clergé sur http://www.pcrc-rca.org.

Pour le Prêtre, la dramatique expérience de résoudre les conflits par la violence dans la localité et «cette ambiance de tension qui continue à se perpétuer » a motivé leur approche d’éducation à la cohésion sociale » a encore commenté le Padré.

Profitant, le clergé a désapprouvé la vision des autorités de Bangui et de la communauté internationale sur le DDR. Il a souhaité une autre démarche en mettant un accent sur le retour de l’autorité de l’Etat. «Parce que demain, les gens vont reprendre des armes avec beaucoup plus de force, parce qu’ils espèrent obtenir quelques choses à la fin », craint- t- il.

En février, le Curé a accompagné le Cardinal D. Nzapalainga, Archevêque de Bangui en tournée à Bozoum et Bocaranga. Les deux hommes ont rappelé aux groupes armés qui écument le nord – ouest centrafricain de cesser avec la violence.

Fleury Agou

Eliminatoire Afrobasket 2017 : La RDC convoque 20 Léopards

Léopards à l’entrainement

Le staff technique de la sélection congolaise (RDC) de basketball a convié 20 joueurs pour le stage de préparation en vue de la double confrontation face à la République Centrafricaine la semaine prochaine à Bangui. Comme leurs ultimes adversaires les Fauves de Bas – Oubangui, les Léopards de la RDC  sont au vert dans leurs capitales respectives.

La légion étrangère congolaise est composée de l’inamovible Ntumba Mohammed, capitaine des Léopards depuis 2005. Pensionnaire du Club Hammamet (Tunisie), auparavant en Australie à Albury  Wodonga. Il fera le déplacement de Bangui en compagnie de deux anciens joueurs évoluant dans le même championnat que lui, le pivot Gégé Kizubanata (2.05m) qui traine une longue carrière pro, présent en 2007 à l’Afrobasket angolais (actuellement pensionnaire de l’Esperance Sportive de Tunis en L2), et E.Shonganya joueur de Nabeul (L1). Maxi Munanga évoluant en Algérie très brillant la saison passée à Kinshasa. Loo Yele (2.02 m, pivot, 35 ans), ancien joueur d’Asker Aliens en Norvège Asker et du Club Africain en Tunisie a été aussi rappelé en présélection, a publié le blog sportif Kinbasketball.

Les locaux du club Bc Terreur, J.Kambala, K.Bayombo, A.Tshimbau ont été convoqués. Tandis que New Generation, vainqueur de la coupe du Congo, a vu convoqué ses joueurs : Kasongo Kasasa Bobo, P.Mokiango, E.Isungu et H. Kabasele Kasonga. Sont aussi présélectionnés les sociétaires de la SCTP (Société Commerciale de Transport et des Ports) ex-Onatra, C.Nyamazomi et P.Buzangu, ancien du BC SCTP, sacré meilleur Tripointeur de la saison passée et révelation de l’Afrobasket U18 en 2016 au Rwanda.

D’autres joueurs dont les noms de club n’ont pas été cités – surement sans contrat- font partie des 20 convoqués. Il s’agit de M.Buzangu Tumba, dont la présence est incertaine, de Biduaya Kelende
et H.Lisimo. J.Buzangu, Docta Mutombo Lukusa (ancien de l’Afrobasket 2007, 36 ans) et enfin, Aluma Saluma Jericho sur la liste des managers Buzangu Charly (New generation, U18) qui s’est fait un nom à Kigali et Kiembe Papy (V.Club).

Seuls douze (12) joueurs seront retenus et pour jouer la double confrontation avec les centrafricains le dimanche 19 mars  et lundi 20 mars 2017.

La RCA veux retrouver sa gloire perdue et la RDC en quête de titre :

Avec le désistement de la Guinée Equatoriale l’erreur n’est pas permise aux Fauves de Bas-Oubangui dont la victoire revêt plusieurs enjeux. Faire du basket un catalyseur de paix et reconquérir la gloire perdue après leur sacre de 1987.

Basketteurs centrafricains

Déjà des joueurs expatriés sont arrivés d’Europe, notamment M.Mokongo, S.Pehoua, Willian Kossangue, Guy Kodjo et le pivot Saladim. Le staff technique des Fauves est en pourparlers avec Gravelines Dunkerque qui n’a pas encore libéré le pivot centrafricain Jimmy Djimarambaye (2,03 m) qui est indispensable dans la raquette. Il livrera un match de championnat samedi à 20 h. Son compatriote Johan Grebongo (2.04 m), p est dans la même situation et les centrafricains implorent le ciel que ces deux joueurs soient libérés à temps.

Pareil pour Max Koungueré, le capitaine des Fauves qui évolue à Antibes (ProA) qui jouera demain, 17 mars contre Strasbourg, a maintenu son joueur. Il sera à Bangui surement avec un léger que tous espère ne sera pas une entorse à la qualification.

L’engouement qui anime joueur et supporters centrafricains pour cet éliminatoire n’est pas le même en RDC où il n’y a pas assez de mobilisation autour du basket, a noté une source à Kinshasa. Mais on note une détermination chez les Léopards. Le géant congolais de la NBA, Bismack Biyombo avait affiché sa volonté de jouer pour son pays la RDC, surtout que l’Afrobasket sera organisé à quelques kilomètres de Kinshasa. En compagnie de la légion étrangère mis la main à la poche pour motiver les Léopards.

Fleury Agou