Centrafrique : Des morts et des blessés dans un accident sur l’axe Obo – M’boki

Obo, Chef-lieu de la Préfecture du Haut-Mbomou est endeuillée après la mort de plusieurs personnes et des blessés dans l’accident d’un véhicule de transport en commun dans la nuit du 26 au 27 janvier 2017.

La route est devenue un problème de santé publique en Centrafrique. Sa dégradation très avancée en province et le non respect du Code de Conduite par les conducteurs de véhicules et motos font quotidiennement de victimes.

C’est dans ces conditions qu’un véhicule de transport en commun quittant Obo en partance pour M’boki a fait un accident mortel sur la colline de Kanango (25 Km d’Obo), a indiqué Steve Kaïmba,un activiste de la localité.

Huit (08) corps ont été extraits des décombres, mais « deux autres sont restés coincés sous le véhicule au moment où on nous rapportait ces informations », a déploré la source. Voici la liste des victimes: « Dame Mbolibipa Margueritte, Sandrine Wenina, Belfort Koumbombira, Mbolinani Bissilia, Jean Azape  Bida, Jean Gaël BIDA, Jean Philippe  Bida et Anne Marie Mboliguikperani-Zereda.

« Le site où s’est produit l’accident est un point réputé très dangereux pour la circulation des véhicules et autres moyens de locomotions motorisées », a rappelé Steve Kaïmba.Le lieu du drame est réputé très dangereux pour les véhicules de transport.  « La petite colline de Kanango a toujours fait des victimes depuis bien longtemps. Ce qui est l’élément réel de ces récurrents accidents sur cet axe est l’état très dégradé de la route (la RN2), a souligné Steve Kaïmba.

Cet accident risque d’isoler encore plus la ville d’Obo. Car le camion accident propriété de « Mr Tchuppa, un sujet rwandais » est l’unique qui dessert le Chef-lieu du Haut-MLbomou.

Fleury Agou

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Centrafrique – Cameroun : Renforcement de la coopération sécuritaire et partage d’expérience

Photo de famille après la rencontre du Ministre camerounais de la défense et une délégation de ministre centrafricains

Trois ministres centrafricains ont été reçus le 18 janvier par celui de la Défense camerounaise. Le partage d’expérience en matière de sécurité et le renforcement de la coopération dans ce secteur clé ont été au centre de l’entretien entre ces personnalités.

Les Ministres centrafricains de la Justice, des Droits de l’Homme et Garde des Sceaux, Mr Flavien Mbata ainsi que le Général de brigade, Henri Linguissara-Wanze, ministre de l’Intérieur, chargé de la sécurité publique, conduits par celle de la Défense Nationale, Mme Marie-Noël Koyara, étaient l’hôte de Mr Joseph Beti Assomo, Ministre délégué camerounais auprès de la Présidence de la République chargé de la Défense. Une visite qui intervient après l’arrestation au Cameroun de mercenaires centrafricains et d’autres nationalités accusés de vouloir déstabiliser la Guinée Equatoriale.

Sur cette rencontre, la Ministre, Mme Marie-Noël Koyara a précisé à la presse que « nous venons rencontrer notre frère et collègue pour échanger et profiter de l’expérience de ce pays frère ». Elle a rappelé la contribution du Cameroun pour la levée de l’embargo sur les armes en Centrafrique. « Au-delà de la formation, le Cameroun a beaucoup fait pour nous pendant la crise. C’est avec l’appui du Cameroun que le comité de sanctions a pu lever celles-ci pour que nous ayons accès aux armes et munitions bien conservées par ce pays frère », a complimenté la Ministre centrafricain de la Défense.

A cette rencontre, avait aussi pris part le Chef d’Etat-Major de l’Armée Camerounaise, le Général René Paul Meka.

Fleury Agou

Centrafrique : Parfait Onanga-Anyanga devant le Conseil de Sécurité de l’ONU

6 novembre 2017 – Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine (RCA), Parfait Onanga-Anyanga, a jugé lundi crucial l’engagement continu du Conseil de sécurité dans les efforts de stabilisation du pays.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, devant le Conseil de sécurité. Photo ONU/Kim Haughton

« L’année en cours a été marquée par des faits graves », a déclaré M. Onanga-Anyanga, à l’adresse des membres du Conseil de sécurité. « De nombreux Centrafricains ont perdu la vie », a-t-il indiqué en soulignant que la dégradation de la situation sécuritaire n’avait pas permis le retour durable des personnes affectées depuis le début de la crise.

La RCA compte désormais près de 600.000 personnes déplacées et un demi-million de réfugiés dans les pays voisins. « De nombreux autres encore ont disparu, dans l’oubli et le silence, sans sépulture. »

Le Représentant spécial a indiqué que cette situation sécuritaire avait assombri davantage un environnement humanitaire déjà désastreux, avant de mentionner la mort violente de treize travailleurs humanitaires, « faisant de la RCA le pays le plus dangereux pour l’action humanitaire ».

« C’est dans ce contexte d’une brutalité inouïe, où il n’y a souvent aucune paix à préserver, que les Casques bleus sont engagés et risquent quotidiennement leurs vies », a-t-il poursuivi. « Douze d’entre eux ont succombé depuis le début de cette année, victimes de violentes attaques ciblées. »

  1. Onangya-Anyanga a déclaré que, partout où la présence de l’État faisait défaut, les attaques brutales à l’encontre des civils avaient persisté, en particulier dans le sud-est et le nord-ouest du pays.

Avec le début de la saison sèche et de la transhumance, il a dit craindre un regain d’affrontements à l’ouest du pays, notamment, entre des combattants anti-Balakas locaux et des membres armés de la communauté Peulh (Fulani) ou des éléments armés affiliés aux ex-Séléka. « Malgré les rigueurs du terrain et l’impact négatif de l’incompréhension entretenue découlant d’attentes démesurées du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et forcément déçues, même si je les comprends, la Mission continue de mener son mandat avec courage et détermination ».

Le Représentant spécial a noté que la multiplication des foyers de tension et l’exacerbation de la violence mettaient en évidence les limites de la Force de la MINUSCA, « que le retrait des forces ougandaises sous mandat de l’Union africaine a accentué. »

Renforcer les institutions légitimes de la RCA

Le Représentant spécial a souligné l’aspect essentiel des décisions du Conseil de sécurité pour permettre de nouvelles avancées dans le pays. Comme l’a indiqué le Secrétaire général, la RCA est un pays qui fait face à d’immenses défis mais où existent aussi des opportunités réelles de parvenir à une résolution politique de la crise, a-t-il poursuivi.

  1. Guterres a également plaidé pour un renforcement des institutions légitimes du pays, une augmentation substantielle des moyens de la Force de la MINUSCA et une plus grande prise de responsabilités nationales pour la sécurisation du pays, notamment à travers un déploiement progressif des bataillons centrafricains ayant été réformés par la Mission formation de l’Union européenne (EUTM).

« Pour réussir sur tous ces fronts, il faudrait un engagement de tous les acteurs autour d’un processus politique inclusif sous le patronage du Président centrafricain », a affirmé M. Onangya-Anyanga. Il a souligné, à cet égard, l’espoir que représente l’adoption de la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en RCA, initiée par l’Union africaine, pour une sortie de crise par le dialogue. Les États régionaux devront renforcer leur engagement afin d’inverser la courbe de la violence, a-t-il continué.

  1. Onangya-Anyanga a ensuite fait état de certains progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix et du Cadre d’engagement mutuel, qui fournissent des instruments stratégiques indispensables au renforcement institutionnel et au relèvement du pays. Mais deux millions de personnes ont un besoin urgent d’assistance alimentaire, a-t-il dit en ajoutant que « les perspectives de retour des déplacés et des réfugiés restent fortement compromises par la persistance des tensions ».

Augmenter les effectifs de la force de la MINUSCA

Devant le Conseil, le Représentant spécial a souligné que la demande du Secrétaire général d’augmenter de 900 soldats les effectifs de la Force de la MINUSCA fait partie d’une stratégie complète visant à remédier à la détérioration de la situation sécuritaire et à créer un espace en vue de l’avancement du processus politique.

Le chef de la MINUSCA a précisé que la Force serait ainsi plus flexible en vue d’un déploiement rapide dans les zones à risque pour les civils. « Nous allons renforcer notre soutien au processus politique et améliorer la protection des civils en mettant l’accent sur la prévention, tout en veillant à garantir un accès humanitaire », a indiqué M. Onangya-Anyanga tout en précisant vouloir assurer que le personnel de la Mission respecte plus que jamais la politique de tolérance zéro pour les atteintes et l’exploitation sexuelles prônée par le Secrétaire général. « Nous pouvons et devons faire mieux. »

En conclusion, le Représentant spécial a réitéré l’appel du Secrétaire général afin que les dirigeants centrafricains mettent fin à la manipulation politique et à l’instrumentalisation de l’ethnie ou de la religion. « Tolérance, dialogue et compromis nécessiteront du courage politique et moral de la part de tous les acteurs ».

http://www.un.org

Centrafrique : Action civilo-militaire des FACA à l’école Gbaloko

Un infirmier militaire prend le poids et la taille des élèves

 » Gagner les esprits et les cœurs et renouer la confiance avec les centrafricains dont ils sont appelés à défendre », c’est l’objectif que s’est fixé l’Armée Centrafricaine. En partenariat avec l’Eutm-RCA, le département de la Défense a organisation une opération d’appui médical au profit des élèves de l’école Gbaloko dans la journée du 03 novembre.

Pour gagner les esprits et les cœurs des populations civiles meurtries par des longues années de guerre, les médecins et personnel soignant du Service Santé des Armées sous le commandement du Médecin-Colonel F.Kossinda et ceux de l’Eutm-RCA étaient hier à l’Ecole de Gbaloko (Nord de Bangui) pour une opération d’appui médical. L’équipe de santé militaire a procédé au bilan médical gratuit de plus de 500 élèves.

De son côté, « EUTM-RCA a fourni des médicaments et du personnel médical en appui de cette opération », a indiqué la mission militaire européenne. « Les médecins et infirmiers militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont apporté une attention particulière dans les domaines de la vue, de l’audition et de l’état de santé général des élèves », a indiqué l’EUTM-RCA.

Cette action civilo-militaire a été saluée par les responsables de cet établissement scolaire, les parents d’élèves et enfin le partenaire du Ministère de la Défense qui est l’EUTM-RCA qui est ravi de cette collaboration.
La Ministre de la Défense Nationale, Mme M.N Koyara et le Général Blazquez étaient sur les lieux de l’opération et ont « ont chaleureusement encouragé » le personnel soignant militaire pour cette opération de santé publique qui ont permis de traiter en une journée 500 enfants.

Les actions civilo-militaires – ACM – consistent pour une force armée ou une coalition, au cours même d’un conflit, d’une crise, voire d’un exercice sur le terrain dans un pays en voie de développement, à favoriser son acceptation auprès des populations civiles en assurant la liaison avec les acteurs locaux et en contribuant à la reconstruction du pays afin de rétablir ou maintenir la paix.

Dans le passé, les services sociaux des Armées et le Génie Militaire ont réalisé ces actions en faveur de la population civile.

Fleury Agou

Centrafrique : le courage du commissaire de police tunisien Khaled Karoui au service de l’ONU

A la veille de la visite en République centrafricaine (RCA) du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, qui entend rendre hommage aux Casques bleus pour marquer la Journée des Nations Unies, ONU Info a tendu son micro à Khaled Karoui, ce commissaire de police tunisien qui en mai dernier a sauvé trois Casques bleus marocains et un prisonnier centrafricain.

Le 8 mai 2017, l’officier Khaled Karoui était responsable au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) du transfèrement d’un détenu lorsque le convoi des Casques bleus des Nations Unies, dans lequel il se trouvait, a été attaqué par un groupe armé, à 25 kilomètres de Bangassou, dans le sud-est de la RCA.

Lors de cette embuscade le contingent marocain, fort d’une trentaine d’hommes a dû faire face aux attaques de près de 500 hommes armés de fusils et de machettes.

Cinq Casques bleus marocains sont morts et huit ont été blessés. Dans le feu de l’action, l’officier tunisien a réussi à sauver trois Casques bleus marocains blessés, dont un grave, en les évacuant dans son véhicule, tout en gardant le détenu.

Pour cet acte de bravoure, Khaled Karoui, a reçu, le 27 juillet 2017, un certificat de reconnaissance remis par le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, au nom du Secrétaire général de l’ONU.

« Je ne suis pas un héros. Je suis un officier de police qui, confronté à une situation de danger imminent, a su garder son sang-froid et terminer sa tâche en limitant les dégâts », déclare Khaled Karoui.

Convaincu de l’utilité du travail de l’ONU sur le terrain pour renforcer les forces de police nationale, M. Karoui, qui a déjà passé deux ans et demi en République centrafricaine avec l’ONU, souhaite repartir en mission sur le terrain dès que possible.

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Centrafrique : le gouvernement promet trois mois de salaire aux enseignants des zones à risque

Pancarte du Lycée de Miskine à-Bangui

Le ministre centrafricain de l’Enseignement primaire, secondaire, technique et de l’Alphabétisation, Aboubakar Moukadas Nouré, mise sur l’hypothèse d’une offre de trois mois de salaire pour inciter les enseignants des zones à risque de la Centrafrique qui sont la domination des groupes armés de regagner leur poste.

Dans une interview accordée à la presse, M. Moukadas c

onsidère que « les enseignants seront traités différemment à la rentrée scolaire » de 2017-2018 officiellement prévue le 18 septembre. Une façon de prévenir que ne seront payés que les enseignants retrouvés à leurs postes.

M. Moukadas a fait savoir que le mouvement du personnel enseignant a été retardé expressément pour cette raison.

La représentante de l’UNICEF en Centrafrique, Christine Muhigana, a lancé un appel aux groupes armés pour qu’ils libèrent les écoles, s’ils en ont fait leurs bases, ou qu’ils facilitent l’accès des écoliers et élèves aux salles de classe.

Au premier trimestre de cette année, la mission onusienne de maintien de la paix MINUSCA avait intimé l’ordre aux groupes armés de libérer les écoles dont ils s’en servent comme une base et qu’ils ont tout vandalisé : portes, table-bancs et par endroit toiture. Les archives et les outils didactiques n’ont pas été épargnés.

Si la MINUSCA en est arrivé là, le député de la ville centrafricaine de Ngaoundage (extrême nord-ouest), Bernard Dilla, a malheureusement déploré la présence des soldats de l’institution onusienne dans une école dans la localité centrafricaine de Ndjim, proche de Ngaoundaye. Vladimir Montero, le porte-parole de la MINUSCA, a reconnu les faits et croit qu’une solution interviendra avant la rentrée officielle.

Pour éviter une année blanche dans les zones en conflit, M. Moukadas avait suggéré l’organisation des examens et concours dans les localités concernées avant la rentrée scolaire officielle de cette année. Il comptait réussir ces examens et concours en acheminant des enseignants de la capitale centrafricaine Bangui vers les localités à risque à bord de bus spécialement affrétés pour la cause, sachant bien que les écoles, collèges et lycées ont, depuis belle lurette, mis les clefs sous le paillasson, faute de sécurité.

Avec la crise qui perdure encore dans certaines localités de la RCA, il faut le reconnaître, de nombreuses écoles sont vandalisées, la plupart des enseignants se sont tous repliés sur la capitale centrafricaine Bangui, certains écoliers ou élèves sont tués, d’autres sont à l’abri dans d’autres localités, un grand nombre parmi eux sont dans le sillage de leurs parents sur les sites des déplacés internes ou dans des camps de réfugiés dans les pays limitrophes.

Il ne fait l’ombre d’aucun doute, les zones chaudes de la RCA risquent de connaître une année blanche et que toute tentative pour sauver cette année scolaire serait une mascarade.

french.china.org.cn

Centrafrique : La Ministre des affaires Sociales et celui de l’Habitat dans les quartiers sinistrés après les pluies diluviennes

la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baïkoua et de son collègue de l’Habitat, du Logement et de l’Urbanisme, Gaby Francky Leffa

La dernière pluie diluvienne a fait d’énormes dégâts dans la ville de Bangui et ses périphéries précisement dans les quartiers du 8e arrondissement, notamment quartiers Nzako, Damala I, II et ses environs.

Pour faire une première évaluation de ces dégâts, deux membres du gouvernement étaient hier sur les lieux. Il s’agit de la ministre des Affairessociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Virginie Baikoua et de son collègue de l’Habitat, du Logement et de l’Urbanisme, Gaby Francky Leffa, afin de palper du doigt la réalité des faits.

la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baïkoua et de son collègue de l’Habitat, du Logement et de l’Urbanisme, Gaby Francky Leffa

 » Ayant parcouru les quartiers précités à pieds et sous la pluie, les membres du gouvernement ont rapidement évalué la situation. On compte une trentaine des maisons écroulées « , lit-on sur la page Ministère des affaires sociales et de la réconciliation nationale – RCA.

la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baïkoua et de son collègue de l’Habitat, du Logement et de l’Urbanisme, Gaby Francky Leffa

Pour une assistance à la hauteur de la catastrophe,  » la Croix Rouge est également à l’œuvre sur le terrain pour ressortir les chiffres exacts des habitations touchées par les intempéries. Les résultats seront connus dans 48 heures. Avec ce rythme, le nombre de maisons écroulées ne dépasseront pas une cinquantaine « .

Après cette évaluation, « ces populations pourront dans peu de temps bénéficié peut-on lire.

Fleury Agou