Centrafrique : L’OMS et l’Institut Pasteur de Bangui réfléchissent sur les stratégies de contingence d’Ebola en RCA

Dans la province équatoriale du Bas-Uélé en République Démocratique du Congo (RDC) s’est déclarée une épidémie d’Ebola. Frontalière de la République Centrafricaine, les autorités sanitaires de Bangui et ses partenaires craignent que l’épidémie soit aussi déclarée de l’autre côté de la rive.

En RCA, avec l’appui des partenaires de santé, des stratégies de contingence de la maladie et de riposte sont réfléchies.

Ainsi, l’Expert de l’OMS, le Pr Renaud Bertrand était au Centre Collaborateur de l’OMS pour les fièvres hémorragiques virales et les arbovirus à Paris afin « d’évaluer un plan de préparation, en collaboration avec le ministère de la santé, pour des mesures de contrôle de l’infection appropriée, une surveillance épidémiologique et des formations en matière de pratiques pour circonscrire l’épidémie en cas de flambée », a rapporté le site de l’Institut Pasteur de Bangui.

Le laboratoire déplore que « les populations concernées vivent dans une zone conflictuelle où l’accès aux soins et aux analyses de laboratoires peuvent être difficiles pour les populations, rendant encore plus complexe la lutte contre la maladie et l’éventuelle flambée épidémique ».

L’Institut Pasteur de Bangui a rappelé qu’en 2014, le Département de la Santé de la RCA avait élaboré un plan de contingence du virus Ebola le long de la frontière fluviale avec la RDC. Il s’agissait de créer 29 postes de contrôle. « Malheureusement, les derniers conflits ont anéanti tous ces efforts », s’est-il déploré.

L’intense mouvement de population entre la RDC et la RCA constituent une source d’inquiétude. Surtout que le conflit dans l’Est de Centrafrique, notamment dans la Préfecture du Mbomou et la Basse-Kotto a entrainé un déplacement massif de la population au Congo voisin, proche de l »épicentre de l’épidémie.

Fleury Agou

A Denver, les recettes fiscales de la vente du cannabis sont destinées à l’éducation

Le cannabis (une drogue) rapporte ‘’gros’’ à l’Etat du Colorado aux Etats-Unis. En 2016, près de 150 millions dollars (82 500 000 000 fcaf) ont été récolté dans la vente de cette drogue légalisée dans cet Etat. Et les recettes fiscales selon Alain Franklin, responsable de ‘’ Now Progress Colorado’’ sont destinées à l’éducation.

Denver est la capitale du Colorado avec une population estimés à 4 000 000 habitants. Elle est une ville – plutôt- de production d’or. En 2016, l’Etat du Colorado a légalisé après une ‘’longue bataille’’ la commercialisation du cannabis qui lui rapporte – aujourd’hui- de gros bénéfices destinés à l’éducation. ‘’La légalisation de la vente du cannabis est une victoire pour l’Etat du Colorado mais aussi pour notre organisation qui a fait d’énormes plaidoyer’’ se félicite Alain Franklin. Depuis cette légalisation certaines conséquences se sont amoindris selon le responsable de Now Progress Colorado notamment les arrestations liées à la consommation, la prise en charge des prisonniers qui constituait d’énormes pertes pour l’Etat. Plusieurs activités sont organisées dans le sens du bien-être collectif et les citoyens sont sensibilisés sur les méfaits de l’abus. Plusieurs taxes liées à la vente de cannabis existe au Colorado, précise le site Lci.fr.

L’une d’elles, s’élève à 15% appliquée sur les transferts en gros. Elle est directement affectée à la construction d’écoles comme l’exige l’amendement 64 de la loi relative à la légalisation. Le cannabis est une substance très utilisés dans la fabrication de médicaments contre les cancers.

Bassératou Kindo, Denver, Colorado, Radio Oméga

Centrafrique : Les ex-Seleka de Kouki et les ex-Anti-Bakala de Nana-Bakassa signent un acte d’engagement de non-violence et de paix

Le dialogue de paix entamé depuis quelques mois, entre les Ex-Séléka de Kouki et les Ex- Anti-Bakala de Nana-Bakassa par les autorités locales à travers le comité de médiation préfectorale et l’appui multiforme de la MINUSCA s’est matérialisé, le jeudi 15 juin 2017, à Nana-Bakassa, par la signature d’un acte d’engagement de non-violence et de paix de ces deux groupes armés.

Cet évènement, qui marque un grand pas dans le processus de paix et de cohésion sociale dans cette sous-préfecture, s’est déroulé en présence du Préfet de l’Ouham, Clotilde Namboye, du Chef de Bureau de la MINUSCA de Bossangoa, Bara Dieng, des députés de Markounda et de Nana-Bakassa1, ainsi que des autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières de Kouki, de Nana-Bakassa et de Bossangoa.

Le préfet de l’Ouham, présidente du comité de médiation préfectorale, tout en se réjouissant de cette action, a invité les deux entités à respecter cet engagement qui selon elle, est un signe fort qui doit servir d’exemple aux  autres localités.

« C’est une grande joie pour moi d’assister ou d’appuyer ce genre d’action parce qu’après plusieurs années, c’est pour la seconde fois que les Anti-balaka et les Ex-séléka se sont rencontrés, qu’ils se sont serrés les mains et qu’ils se sont donnés des accolades donc c’est vraiment un acte qu’on doit écrire dans le grand livre journal de la préfecture de l’Ouham.  Et je crois que cet évènement doit servir d’exemple…On a abouti aujourd’hui à cette signature, nous allons continuer de suivre l’évolution de cet engagement », a-t-elle indiqué.

Pour le Chef de Bureau de la MINUSCA de Bossangoa, ce geste est un symbole extrêmement important qui prouve que la paix est possible entre ces deux communautés.

« Au-delà du symbole, c’est une réalité qui se concrétise aujourd’hui, on voit maintenant que la paix est possible entre les deux communautés. Les groupes armés ont signé cet acte devant des témoins pour dire qu’ils renoncent à la violence…C’est un pas extraordinaire qui vient d’être franchi. », a-t-il déclaré.

Quant à madame Emelie Béatrice Epaye, député de Markounda, témoin oculaire de cet acte d’engagement, elle s’est dit « fière de participer à ce processus » qui sera bénéfique aux populations.

Il faut signaler qu’un comité local mixte a été mis en place en vue de prendre le relai pour résoudre pacifiquement les problèmes, les désaccords entre les groupes armés avec l’appui des autorités locales et la MINUSCA.

Minusca

Bangui : des viandes avariées réintroduites sur le marché

Viande avariée

Des produits avariés composés de viande de bœuf, du porc, du buffle et des poulets ont été saisis. Des faits qui ont eu lieu ce mercredi, 7 juin quand 5 jeunes sur trois motos ont été surpris par des éléments de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS). 

Selon Sim Joaki Danigoumandji, directeur de la CNS, « l’équipe de patrouille avec l’appui de la sécurité présidentielle a pu intercepter ces 3 motos avec des sacs contenant des produits avariés ». Des produits qui, selon lui, ont été enterrés et stockés dans la concession des ordures à Bimbo sur la route du port pétrolier lorsqu’ils ont été déterrés par les 5 jeunes interpellés.

Le directeur de cette unité de police pointe du doigt les responsables du site de Kolongo, qui, selon lui, seraient aussi impliqués dans cette affaire. « Ils devraient expliquer dans quelle circonstance ces bandits ont eu accès au site », a expliqué M. Danigoumandji précisant que ces jeunes allaient nettoyer ces produits avariés pour les revendre aux citoyens centrafricains.

Nazaire Poumalé, une des personnes interpellées par la CNS nie les faits indiquant n’être qu’un conducteur de taxi-moto. « Les propriétaires de ces viandes m’ont rencontré et m’ont demandé de déposer leur cargaison au niveau du marché tournant. En cours de route, j’ai eu la crevaison mais je ne savais pas que cela pouvait faire mal », a-t-il déclaré.

Pour le moment, ces malfrats sont gardés à vue au niveau de la CNS en attendant la suite de la procédure. Il leur est également reproché le fait d’avoir tenté de s’enfuir bien avant qu’ils ne soient arrêtés. Le directeur de la CNS considère cela comme un « délit de fuite ».

http://www.radiondekeluka.org

Centrafrique : Le général Fernando García Blázquez futur commandement l’EUTM RCA

Fernando Garcia Blazquez

Après des mois passé en Centrafrique dans le cadre de la formation de l’Armée Centrafricaine, le Général espagnol Fernando García prendra le commandement de l’EUTM RCA que son homologue belge Herman Ruys lui passera le témoin.

Le Général espagnol Fernando García sera le prochain chef de l’EUTM RCA à partir du 24 juillet prochain, a annoncé le site club.bruxelles2.eu Il dirigera la mission de l’Union Européenne pour la formation des FACA durant 6 mois et est le N°3 de l’Eurocorps (chef d’état-major).

Selon le journal en ligne «  C’est la troisième fois que l’Eurocorps assumera le commandement de la mission européenne de formation des forces armées centrafricaine (EUTM RCA) ». L’atout du Général espagnol Fernando García est qu’il parle « un très bon français ainsi que l’anglais ».

Un pilote d’hélicoptère nanti d’une forte expérience internationale :

Droit comme le roc sur ses 55 ans, le futur chef de l’EUTM RCA est devenu pilote d’hélicoptère en 1986 et en 1997 il a assuré le commandement de chef d’état-major (COS) du transport, au sein de la direction du commandement logistique de l’armée, à Madrid.

Plusieurs fois projeté sur les théâtres d’opération dans le cadre de l’OTAN. Il a servi en 2000 « en Bosnie-Herzégovine et dont le QG est situé sur la base aérienne de Mostar-Ortiješ », a rapporté club.bruxelles2.eu avant d’être affecté entre 2002 et 2004 à « Vérone, au sein du Joint Command South de l’OTAN. A Strasbourg, au sein de l’Eurocorps, il a la charge « de la planification des exercices. Un poste qu’il quitte dès 2005 pour rejoindre l’état-major des armées, à Madrid, où il assume le poste de « directeur espagnol du Multinational Experiment (programme multinational MNE 5 visant à combler les lacunes capacitaires et d’élargir la gestion pré-crise et de crise en faisant participer des organisations militaires et non militaires, gouvernementales et non gouvernementales ainsi que privées.) », lit-on dans son Curriculum Vitae.

Après l’Europe, il est en Afghanistan en septembre 2007. Commandant du 3e bataillon d’hélicoptères d’exercice à Logroño (Espagne). « 200 heures de vol en la zone de combat » à son actif, il est promu en 2013, Chef d’état-major général du commandement régional de l’ouest de la FIAS. Il encadre les élections présidentielles afghanes et organise la passation du relais entre la FIAS et la mission Resolute Support.

Revenu au terroir en juin 2015,  il dirige les forces aéromobiles de l’armée de terre (FAMET) en juin 2015, dont la base principale est située dans une banlieue de Madrid, à Colmenar Viejo. C’est en baroudeur que l’espagnol fera une nouvelle expérience en terre centrafricaine.

General Fernando García  bienvenido a la central África.

Fleury Agou

Centrafrique : L’africain le plus riche courtisé par Bangui

Le nigérian Aliko Dangote, l’africain le plus riche et propriétaire de Dangote Group renforce son empire financier sur le continent. La RCA espère aussi bénéficier des investissements du milliardaire.

 « Et si on invitait en Centrafrique l’Africain le plus riche Aliko Dangote? » Cette interrogation postée le 12 avril sur notre compte Facebook constituait une interpellation adressée au pouvoir de Bangui.

Le lendemain, toujours sur le même réseau, Son Excellence, Charles Amel Doubane Ministre centrafricain des Affaires Etrangères a justifié qu’ « il (Aliko Dangote) était attendu comme invité d’honneur à l’investiture – du Président Touadera – mais son agenda ne lui a pas permis de faire le déplacement de Bangui ». Optimiste, le Ministre des Affaires Etrangères a rappelé que « cinq invitations lui sont adressées. Il finira par venir à Bangui et sera accueilli avec les honneurs dû à son rang. Avons déjà discuté avec ses émissaires et représentants. C’est une question de temps. On ne met pas tout sur les réseaux sociaux ».

Interrogé par Jeune Afrique, le journal continental sur l’investissement en Afrique, Aliko Dangote a déclaré que « l’Afrique est un continent de la croissance avec la plus jeune population du monde ». Il a déploré les freins à la libre – circulation : « il me faut aujourd’hui plus de 30 visas pour pouvoir voyager normalement vers des pays du continent, ce qui constitue un obstacle majeur pour le climat des affaires ».

Quels seront les bénéfices du partenariat Centrafrique – Dangote Group ?

Présent dans 16 pays africains, Le businessman le plus riche du continent trône sur « une fortune estimée à 12,2 milliards de dollars, il s’agit d’un des acteurs principaux dans l’investissement sur le continent africain ». Dangote Cement, le plus grand producteur de ciment sur le continent africain est sa principale source de richesse.

L’homme d’affaire africain le plus riche n’est pas un philanthrope. L’argent investit par Dangote Group créé des emplois qui réduit le taux de chômage, il génère la richesse pour lui et les pays concernés. Propriétaire de plusieurs cimenteries en Afrique, il lutte contre l’enrôlement des jeunes au Nord Nigeria, en investissant dans la production du riz pour « environ 25.000 ha ». 1.000.000 de tonnes sont attendus et réduiront la dépendance du Nigeria dans le domaine. Le secteur sucrier, pétrolier et les start-up, sans oublier la culture de la tomate et sa transformation sont concernés par ses investissements.

Fleury Agou

Centrafrique : L’ONU préoccupée pour la traduction des auteurs de violations du droit international en justice

Les combats entre les groupes armés dans la Ouaka et les villes périphériques ont porté atteinte aux droits de l’Homme et au droit international. Face à cela, les  membres du Conseil de Sécurité de l’ONU ont demandé au FPRC et l’UPC de renoncer à ces violences

Dans un communiqué publié le 04 mars, le Conseil de Sécurité s’est dit préoccupé par  « l’urgence de traduire en justice les responsables de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, y compris la violence sexuelle et sexiste ».

Il a demandé aux mouvements politico-armés de « mettre fin immédiatement à toutes les violences et d’honorer leur engagement en faveur du désarmement, de la démobilisation, du rapatriement et de la réintégration (DDRR) ». Cette sommation s’adresse précisément au «  Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et à l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) » car les combat entres ces deux groupes « ont causé de lourdes pertes civiles et d’importants déplacements de population » a – t- il déploré.

Poursuivant, les 15 «  renouvelle également son soutien au Président de la RCA, Faustin-Archange Touadéra, et salue son rôle important dans la stabilisation du pays, la promotion de la paix et de la réconciliation et le développement ».

Il a exhorté «  les États membres à verser les contributions annoncées lors de la Conférence internationale de Bruxelles du 17 novembre 2016 et de la Conférence sur la solidarité africaine tenue à Addis-Abeba du 1er février 2017, afin d’appuyer la mise en œuvre des objectifs prioritaires du pays en matière de consolidation de la paix ».

Depuis le dernier trimestre 2016, le FPRC et l’UPC se livrent une bataille dans la Ouaka et les villes périphériques. A Bakouma et Ngaoundaye, les mouvements armés continuent de semer la désolation.

Pour beaucoup de centrafricains, l’ONU a les moyens militaires et politiques d’arreter les auteurs de graves crimes en Centrafrique, mais obéit à la volonté des interets qui se cachyent derrière ces groupes armés.

Fleury Agou