Centrafrique: Le Panel de l’Initiative Africaine a rencontré l’ancien Président F.Bozizé à Kampala

Ambassadeur Moussa B Nebié remet à l’ancien Président de la RCA, M. François Bozizé la lettre du Président de la commission de l’UA.

La communauté internationale et les autorités de la République Centrafricaine s’évertuent pour trouver une solution à la crise que traverse ce pays. Pour réunir les protagonistes du conflit et les motiver au dialogue inclusif qui se tiendra bientôt,une délégation du Panel de Facilitation de la mise en œuvre de la Feuille de route de l’Initiative Africaine pour la paix et la réconciliation en Centrafrique a rencontré le 11 juillet 2018 à Kampala, l’ancien Président F.Bozizé.

Composé du Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine (UA) et Chef de la Mission de l’Union Africaine (UA) pour la Centrafrique et l’Afrique Centrale (MISAC), l’Ambassadeur Moussa B. Nebié accompagné du Ministre Conseiller à la Présidence, Mr Jean Willybiro Sako et l’Ambassadeur A. Nahayo de la CEEAC, président du Comité Technique et d’autres cadres, la délégation du Panel a rencontré à Kampala l’ancien Président de Centrafrique, M. François Bozizé, relatif  à la Feuille de route  l’Initiative Africaine.

Ancien Président François Bozizé et le Panel de l’UA

Lors de cette rencontre de Kampala, l’Ambassadeur Moussa B. Nebié a remis la lettre du Président de la Commission de l’Union Africaine adressée à M. F.Bozizé. Sur son compte Twitter, l’Ambassadeur Moussa B. Nebié a indiqué que  » M. François Bozizé a marqué son adhésion et exprimé son soutien sans équivoque à  l’Initiative Africaine en RCA sous conduite de l’UA. Il formule le vœu que l’UA soit le cadre où les centrafricains vont définitivement régler leurs différends par le dialogue ». Etait aussi présent à cette rencontre, Mr Bertin Bea, le Secrétaire du Kwa Na Kwa, le parti de Bozizé.

En Ouganda, la délégation du Panel a été aussi reçu à Kisozi (170 km de Kampala) par Son Excellence, le Président Yoweri Museveni de l’Ouganda.

Cet énième dialogue sous égide de l’Union Africaine est diversement apprécié par les Centrafricains. Les pessimistes estiment qu’il s’agit d’une caution aux criminels de guerre et chefs de groupes armés qui pourraient bénéficier d’une amnistie.

Fleury Agou

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Centrafrique: Un ancien chef du GIGN nommé ambassadeur

Eric Gérard, ancien commandant du GIGN, actuellement consul général de France à Alger, où il est réputé avoir imposé une politique restrictive d’attribution de visas, vient d’être nommé ambassadeur de France en République centrafricaine,

Le poste d’ambassadeur de France en Centrafrique est doublement sensible: les deux représentants précédents de la France ont été révoqués, dont l’un en raison d’un trafic de visas qui lui a valu une mise à pied brutale; la situation calamiteuse de ce pays anciennement sous influence française et aujourd’hui sous tutelle de la Russie suppose un certain doigté, notamment sur le plan sécuritaire.

Cet ancien militaire est spécialiste de la lutte anti terroriste et en tant qu’ancien commandant du GIGN, un expert en crise aiguë. Ce n’est pas forcément le profil qu’attendait du nouvel ambassadeur le régime centrafricain. Mais le message de Paris est clair: il y a péril en la demeure du président Touadera, la Centrafrique est devenue un pays à haut risque.

 mondafrique.com 

Centrafrique : le syndicat GSTC cherche une augmentation de 40% des salaires de la fonction publique

Faustin Archange Touadera,Président de Centrafrique

Le Groupement syndical des travailleurs de Centrafrique (GSTC) a demandé une augmentation de 40% des salaires de la fonction publique centrafricaine suite à un arrêté du Premier ministre centrafricain majorant les indemnités de fonction des personnalité travaillant à la Présidence et à la Primature, ont rapporté mercredi les médias locaux.

« L’augmentation faite par le Premier ministre figure bien dans le collectif budgétaire de l’année en cours et concerne les fonds spéciaux et frais de mission de personnalités travaillant à la Présidence de la République et à la Primature », a indiqué à la presse locale Firmin Zoponguélé, secrétaire général du GSTC.

Pour lui donc, une telle majoration est faite au détriment de l’ensemble des travailleurs, permettant aux bénéficiaires de se servir sur le dos du peuple, d’où la revendication selon laquelle « le gouvernement devra, sans condition, prendre un décret d’application du nouveau statut général de la Fonction publique centrafricaine longtemps en berne qui élève les salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat de 40% ».

Dans le même temps, le GSTC, par la voix de son secrétaire général, a également exigé du gouvernement le paiement des arriérés accumulés pendant les mandats de Kolingba (entre 1981 et 1993) et de Patassé (entre 1993 et 2003). Pour rappel, certains fonctionnaires et agents de l’Etat ont totalisé, durant ces deux périodes, entre 15 et 20 mois d’arriérés de salaire.

Dans une déclaration publique, le ministère des Finances et du Budget avait promis de régler les arriérés au cas par cas, de concert avec les partenaires techniques et financiers.

french.china.org.cn

Comment transformer le désert en source d’énergie ?

L’ambition de la Banque africaine de développement est de raccorder à l’électricité 29,3 millions d’Africains d’ici 2020. Pour ce faire, elle vient de lancer l’initiative Desert to power, qui a pour objectif d’installer pour 10 000 MW d’électricité solaire dans le Sahel. De quoi fournir en énergie 250 millions de personnes, dont 90 millions avec des systèmes hors-réseau.

En 2017, ce sont 3,8 millions d’Africains qui ont été raccordés à l’électricité. Un chiffre dont se félicite Akinwumi Adesina, même si le président de la Banque africaine de développement (BAD) souhaite faire encore mieux. « Nous sommes aujourd’hui à la pointe des investissements dans les énergies renouvelables en Afrique. Leur part dans le portefeuille énergétique de la Banque africaine de développement est passée de 14%, lorsque je suis devenu président en 2015, à 100% l’année dernière », a-t-il ainsi récemment déclaré, précisant que, « pour peu que nous ayons les financements, nous prévoyons de raccorder 29,3 millions de personnes à l’électricité entre 2018 et 2020 ». Des objectifs ambitieux qui s’inscrivent logiquement dans la grande politique de développement du continent, théorisée par la BAD dans ses High 5, les cinq priorités absolues pour accélérer la transformation économique de l’Afrique. L’une d’entre-elles consiste en effet à « éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ». Et pour ce faire, quoi de mieux que d’utiliser une source d’énergie disponible en abondance : le soleil.

Du désert à l’abondance énergétique

La BAD a donc lancé l’initiative Desert to power dont le principe est simple : utiliser le potentiel des vastes territoires désertiques aujourd’hui délaissés. Lancé avec le soutien de l’Agence française de développement, ce programme concerne onze pays, à savoir la Mauritanie, le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Érythrée, l’Éthiopie, et Djibouti. S’il a pour objectif principal de fournir de l’électricité aux ménages, il sera également utile aux agriculteurs (notamment pour l’irrigation), ou encore aux artisans.

Dans les années qui viennent, le programme prévoit d’ores et déjà l’installation de systèmes solaires d’une puissance totale de 10 000 MW. « Nous avons déjà commencé à développer une centrale solaire de 50 MW au Burkina Faso », a indiqué Akinwumi Adesina. Ainsi, 250 millions de personnes pourront être raccordés à l’électricité, dont 90 millions via des systèmes hors-réseau (c’est-à-dire grâce à de petites centrales solaires à l’échelle individuelle, efficaces et bon marché). « Cette initiative protégera la Grande muraille verte », une plantée d’arbres aménagée pour stopper la désertification dans la zone sahélienne, et dans laquelle les ménages pauvres se servent régulièrement pour s’approvisionner en bois de cuisson. « Une fois achevée, cette zone de systèmes d’énergie solaire devrait être la plus grande du monde », conclut le président de la Banque africaine de développement.

afrique.latribune

Centrafrique-Emploi: Action Contre la faim recrute un RH

Description du poste

Contexte de la mission RCA : Action contre la Faim (ACF) intervient en République Centrafricaine (RCA) depuis 2006. Forte de son expérience dans le pays, les actions menées ont répondu au contexte changeant du pays en appliquant à la fois des approches d’urgence (avec notamment le mécanisme de réponse rapide aux mouvements de population), de relèvement précoce et de développement en fonction des zones et des besoins. Les projets, pour la plupart multisectoriels, sont aussi bien développés pour les populations urbaines, rurales que pour les déplacés dans les domaines de la Nutrition-Santé ; Santé Mentale et Pratique de soins ; Eau, Assainissement et Hygiène ainsi que la Sécurité Alimentaire et Moyens d’Existence. Réputée pour son expertise technique, sa capacité de réponse d’urgence et sa connaissance du terrain, ACF jouit également d’un bon niveau d’acceptance auprès des bénéficiaires favorisant la sécurité des équipes qu’elle déploie sur le terrain.

La mission RCA est aujourd’hui composée de 4 bases opérationnelles (Bangui, Bouar, Bossangoa et Alindao), et d’une équipe de 256 staffs nationaux et 31 expatriés.

Conditions de vie sur Bangui : A Bangui, le climat est de type équatorial avec une saison humide de mai à octobre et une saison sèche de novembre à avril. Les températures annuelles moyennes vont de 24°C à 27°C, les maximales atteignant 34°C.

Les expatriés logent dans des maisons communes qui sont équipées d’électricité et d’une connexion internet relativement bonne mais pas très stable.

Les chambres disposent de moustiquaires, de ventilateurs ou de climatisation et certaines disposent de leur propre salle de bain.

Le coût de la vie est abordable à Bangui. Le perdiem et les frais de vie donnés sont suffisants pour permettre des sorties régulières même si le choix est réduit. De nombreux restaurants de tous types existent et de nombreux maquis proposent poisson et autres spécialités locales.

Le couvre-feu étant à minuit en semaine et 1 heure le week-end, il est possible de trouver de nombreux endroits agréables où se détendre après le travail et pendant les weekends. Avec de nombreuses ONG présentes en RCA, les soirées inter ONG sont fréquentes. Une infrastructure sportive est également accessible avec piscine, tennis, squash et salle de sport.

Une immersion au cœur de nos missions : http://www.bangui-loubliee.com/#accueil

Durée du contrat : 12 mois dès que possible

Le rôle: Sous la supervision du Directeur Pays, vous êtes responsable d’une équipe de 3 personnes en coordination (Adjoint RDD RH + Assistante RH/Archiviste + Chargée de Liaison) et des équipe RH sur terrain. Votre rôle est de coordonner la mise en place et le suivi de la politique RH de la mission, de gérer les ressources humaines nationales et de la gestion administrative des ressources humaines expatriées.

Plus particulièrement, vous serez en charge de :

  • Mettre en œuvre la politique RH du personnel national
  • Assurer le relationnel avec les partenaires extérieurs
  • Gérer les aspects financiers pour le domaine des Ressources Humaines en interaction avec le Coordinateur Finance
  • Encadrer l’équipe Ressources humaines
  • Gérer les RH Expatriées

 

Le candidat : Titulaire d’une formation supérieure en Management des RH, vous avez une expérience professionnelle confirmée dans la gestion des RH et en management d’équipe d’au moins 2 à 3 ans (niveau de coordination).  Vous avez déjà une solide expérience sur le terrain dans différents contextes humanitaires. Pédagogue ayant de bonnes compétences en formation pour accompagner la montée en compétences des équipes nationales.

Par ailleurs, démontrez des capacités d’écoute et de créativité. Ouvert d’esprit, vous avez un sens aigue de la diplomatie et de la communication. Vous été capable d’etre ferme et de prendre des décision sur sujets sensibles. Excellentes capacités organisationnelles et grande rigueur prouvées.

La maitrise du Français à l’oral comme à l’écrit est impérative. Un bon niveau d’anglais est requis.

Rémunération et bénéfices :

  • Salaire mensuel brut d’entrée de 1805€ à 2305€ brut en fonction de l’expérience.
  • Per diem et frais de vie : 706€ (cf eurocost) nets, versés sur le terrain.
  • + 12 % du salaire mensuel brut d’allocation liée au contexte.
  • + 16% du salaire mensuel brut pour les non-français en rétrocession des assurances retraites et chômages.
  • + 100 € par mois par enfant, limité à 5 enfants

Transport et logement :

  • Prise en charge des déplacements vers et sur le lieu de travail.
  • Chambre individuelle dans logement collectif pris en charge.
  • Couverture médicale : 100% de couverture des frais médicaux + assurance rapatriement.

Congés et RnR:

  • 25 jours de congés payés par an.
  • + 20 RTT par an.
  • + 215 € versés pour la période de récupération (en moyenne toutes les 10 semaines).
  • Prise en charge des titres de transports vers la zone de récupération de référence.

Formation :

  • Accès illimité et gratuit à la plateforme d’e-learning certifiant Crossknowledge ©.
  • Formations techniques régionales ou siège en moyenne 1 fois par an.
  •  Workshop métiers intermission une fois par an.
  • Participation aux frais de formation externes selon pertinence du dossier

Contacter l’auteur de l’offre d’emploi

Marie Larroque

Recruitment and Mobility Officer chez ACTION CONTRE LA FAIM

Lieu de l’auteur de l’offre d’emploi

Région de Paris, France

Niveau hiérarchique

Confirmé

Secteur

Type d’emploi

Temps plein

https://www.linkedin.com/

Centrafrique : Offre d’emploi de Catholic Relief Services

Description du poste

Job Title: Head of Programming

Department: CAR

Reports To: Country Manager

Country/Location: Bangui/CAR

Job Summary:

As a member of the Country Program (CP) Senior Management Team, you will provide strategic direction, leadership, and management of the CP’s programming to ensure the establishment and successful implementation of high-quality programs serving the poor and vulnerable. The HoP’s leadership, management and knowledge will ensure that the CP delivers high-quality programming and continuously works towards improving the impact of its programming. The HoP also leads and oversees activities to strengthen the capacities of partners in the design and implementation of high impact programs. The position is based in Bangui, but with an expectation of travel to support field programming, particularly the OFDA and Norway funded programs, at least 50% of the time

Job Responsibilities:

  • In collaboration with the Country Manager (CM) provide strategic direction for the design of the CP strategic frameworks and plans, including the development of resource mobilization strategies to optimize the impact of programming interventions in line with regional and agency strategic priorities.
  • Lead high-quality project design incorporating project management standards and MEAL methods, appropriate to scope, context and technical requirements of projects. Coordinate planning of activities across various projects from different sectors to ensure integration of program interventions and efficiency in implementation.
  • Effectively manage talent and supervise. Manage team dynamics and staff well-being. Provide coaching, strategically tailor individual development plans, and complete performance assessment for direct reports. Contribute to developing staffing plans for projects and to the recruitment process of senior project staff.
  • Create and maintain proper conditions for learning. Establish a safe environment for sharing of ideas, solutions, and difficulties and the capacity to detect, analyze and respond quickly to deficiencies. Promote accountability, learning and knowledge management overseeing implementation of the MEAL policy, as well as cross-sectoral and cross-department learning.
  • Coordinate with CP operations leads to ensure appropriate project budgeting and efficient use and stewardship of project material sources.
  • In coordination with resource mobilization staff oversee the business development cycle to ensure quality proposals per agency and donor standards.
  • Oversee the identification, assessment and strengthening of appropriate partnerships and the appropriate application of partnership concepts, tools and approaches.
  • Ensure technical assistance and capacity strengthening for project teams and partners in project management standards and related MEAL, business development and operational activities. Identify training opportunities, develop training curriculums and deliver trainings.

Typical Background, Experience & Requirements:

Education and Experience

  • Master’s Degree in International Development, International Relations or relevant field.
  • Minimum of five years of relevant field-based program management, at least three years of middle/senior management experience.
  • Experience in the development of successful proposals, reports, strategic alliances, project design, project management, and monitoring and evaluation.
  • Experience in partner capacity strengthening, staff development, training, and mentoring, as well as in team building and strategic planning initiatives. Experience working with Church partners a plus
  • Experience in community development, community mobilization, or similar grassroots, self-help initiatives.
  • Experience in project grants management, including project design, budget preparation, expenditure tracking, monitoring and evaluation, reporting, etc., preferably for projects funded by multiple public donors, including USAID.
  • Experience with successful business development activities capturing public and/or private donor funding.
  • Excellent English writing skills.
  • Staff management experience and abilities that are conducive to a learning environment.
  • Experience and abilities in capacity strengthening – developing curricula and facilitating trainings.
  • Experience using MS Office packages (Excel, Word, PowerPoint), Web Conferencing Applications, information and budget management systems, and knowledge sharing networks.
  • Experience working in challenging security and/or emergency environments.

Personal Skills

  • Excellent strategic, analytical, systems thinking, and problem-solving skills, with capacity to see the big picture and ability to make sound judgment and decisions.
  • Strong relations management abilities. Ability to relate to people at all levels internally and externally. Strategic in how you approach each relationship.
  • Team leadership abilities
  • Presentation and facilitation skills
  • Proactive, resourceful, solutions oriented and results-oriented

Required/Desired Foreign Language

  • Fluent English required
  • Working ability (oral and written) in French required

Travel Required (include percentage of required travel, if applicable)

  • Up to 50% travel to the field required

Key Working Relationships:

Supervisory: CP MEAL Coordinator, Social Cohesion Project Officer, Emergency Coordinator, project Program Managers.

Internal: Country Manager, CIPP Project Director, Finance Manager, DRD Program Quality, CARO and PIQA technical staff.

External: Local government and line ministries, local and international NGOs, UN agencies, partners; donors; affected communities; universities.

Agency-wide Competencies (for all CRS Staff):

These are rooted in the mission, values, and guiding principles of CRS and used by each staff member to fulfill his or her responsibilities and achieve the desired results.Trusting Relationships

  • Professional Growth
  • Partnership
  • Accountability

Disclaimer: This job description is not an exhaustive list of the skill, effort, duties, and responsibilities associated with the position.

CRS’ talent acquisition procedures reflect our commitment to protecting children and vulnerable adults from abuse and exploitation.

Equal Opportunity Employer
Catholic Relief Services carries out the commitment of the Bishops of the United States to assist the poor and vulnerable overseas. Our Catholic identity is at the heart of our mission and operations. We welcome as a part of our staff and as partners people of all faiths and secular traditions who share our values and our commitment to serving those in need.

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TWITTER FAIT LE GRAND MÉNAGE CONTRE LES FAKE NEWS

En deux mois, la plateforme a suspendu plus de 70 millions de comptes suspectés de propager de fausses informations, rapporte le Washington Post.

La plateforme Twitter a suspendu en deux mois plus de 70 millions de comptes suspectés de propager de fausses informations dans le cadre de sa lutte contre les activités malveillantes. Selon le Washington Post, qui cite des données confirmées par Twitter, le taux de suspensions est en moyenne de plus d’un million par jour et a connu un pic à la mi-mai, quand plus de 13 millions de comptes douteux ont été suspendus en une seule semaine. La tendance reste la même en juillet.

Les principaux réseaux sociaux et sites de microblogs, Facebook et Twitter en tête, ont mis en place des règles plus strictes pour les publicités politiques, après les vives critiques sur leur «laxisme» face à la prolifération de fausses informations pendant la campagne électorale américaine de 2016. Dans de nombreux cas, les messages étaient postés par des bots (des comptes gérés par des robots) ou des comptes basés en Russie. En mai, Twitter avait annoncé l’entrée en vigueur prochaine de nouvelles règles pour les annonceurs politiques, qui devront fournir des documents authentifiés prouvant qu’ils se trouvent bien aux États-Unis. Alors que des élections parlementaires auront lieu en novembre, les candidats devront, eux, être clairement identifiés en tant que tels sur leur compte.

Enquête en cours

En février, la justice américaine a inculpé 13 ressortissants russes accusés d’avoir participé à «une guerre de l’information contre les États-Unis» sur les réseaux sociaux en exacerbant les tensions raciales et politiques pendant la campagne électorale pour favoriser le candidat républicain Donald Trump et dénigrer sa concurrente démocrate Hillary Clinton. Le procureur spécial Robert Mueller mène depuis plus d’un an une enquête pour déterminer si l’équipe de campagne de Donald Trump s’est volontairement associée avec des responsables russes pour favoriser l’élection du milliardaire, ce que ce dernier réfute.

«Twitter se débarrasse de faux comptes à une vitesse record», a écrit le 7 juillet le président américain sur le site qu’il utilise quotidiennement, en se demandant si ceux du New York Times et du Washington Post, deux journaux qu’il vilipende régulièrement pour leur couverture de sa politique, faisaient partie du lot.

http://www.strategies.fr