Centrafrique : Food Sec relance ses activités à Bocaranga

Après les dramatiques événements de Bocaranga en septembre dernier qui a provoqué le déplacement de la population et le retrait des Organisations Non Gouvernementales, Food Sec a repris service dans la Sous-préfecture.

A Bocaranga, les ONG qui s’étaient retirée de la ville après sa prise par les hommes armés du 3R de Sidiki a repris ses activités.  » Food sec lance ses opérations ce matin après les événements ou notre base est fermé  » a annoncé  Clet Nzerekpi, un personnel de l’ONG. Il a indiqué que  Organisation Non Gouvernementale a  » distribué les semences maraîchère à nos bénefs sur les sites créer par Cordaid Bureau Bocaranga « .

Cette activité contribue aux relances de l’agriculture vivrière dans la Sous-préfecture mais les habitants sont victimes des tirs croisés des groupes armés (Séléka et Anti-Balaka) durera-t-elle ? Car l’ONU s’inquiète déjà de l’arrivée de la saison sèche, période de transhumance qui source de conflit entre éleveurs et agriculteurs, et surtout ravive les tensions entre les différentes factions rivales pour le contrôle du trafique du troupeau.

Fleury Agou

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Centrafrique – Foot: Première vague des Fauves déjà en Algérie

Joueurs centrafricains arrivant en Algérie

En vue de se préparer pour la rencontre contre l’Algérie, le premier groupe des  internationaux centrafricains en provenance de Paris ont foulé Alger ce lundi 06 novembre.

Ce sont : Ralph Kottoy, Henri Saunie, Geoffrey Lembet et Lionel Zouma. Foxi kethevoama, Eloge Enza Yamissi et David Manga sont aussi du groupe.

Selon le programme de regroupement,  le 2e groupe en provenance de Bangui rejoindra leurs coéquipiers demain. Ils rejoindront leur centre d’entrainement à Sétif, a indiqué la Fédération.

Fleury Agou

Liberia : Catherine Samba-Panza dirige l’observation des présidentielles 2017 au nom du Centre Carter

BANGUI, 11 octobre 2017 (RJDH)–L’ancienne Présidente de la Transition centrafricaine dirige la délégation des observateurs pour le compte de Centre Carter au Libéria. Cette supervision intervient après les législatives en Côte d’Ivoire et au Sénégal. 

Plus de 2 millions d’électeurs libériens sont appelés aux urnes hier, 10 octobre pour élire leur nouveau Président et renouveler les 73 sièges de la Chambre des représentants. Elections à laquelle la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf ne s’est pas représentée.

Les élections se sont déroulés dans le calme, les libériens ont choisi hier leur futur Président parmi une vingtaine de candidats en lice pour succéder à la présidente Ellen Johnson Sirleaf. Pour ce suffrage universel, l’ancienne présidente de transition  en République Centrafricaine (RCA), Madame Catherine Samba-Panza a été mandatée par le Centre Carter (CC) comme chef de mission d’observation électorale au Liberia.

pour lire la totalité de l’article cliquez sur ce lien:http://rjdh.org/liberia-catherine-samba-panza-dirige-lobservation-presidentielles-2017-nom-centre-carter/

Afrobasket 2017 : Le Centrafrique dans le Top 5 du Power Rankings

Fiba-Afrique a publié hier, 23 août son deuxième Power Rankings à presque deux semaines de l’Afrobasket au Sénégal et en Tunisie. La République Centrafricaine gagne quatre places dans ce classement Fiba de la semaine. 
Le Power Rankings est le classement hebdomadaire des 16 équipes nationales qualifiées pour la compétition continentale. Il est établi sur l’effectif et la préparation des sélections à la veille de la compétition continentale.

Dans ce classement de 16 équipes, la République Centrafricaine est 4e. Pour se justifier, les rédacteurs de la Fiba ont indiqué qu’ » Après trois semaines d’entraînement à domicile, les Centrafricains reprendront leur préparation en Tunisie. Alors qu’il semble probable que James Mays va quitter l’équipe, l’annonce de l’éventuelle arrivée de Romain Sato, après huit ans d’absence, a boosté le moral des troupes « . Présents depuis mardi à Sousse, une dizaine des Fauves ont débuté leur mis au vert.

Par ailleurs, le Sénégal en stage en Espagne

Photo de famille des joueurs et des centrafricains de Tunis

occupe la première place de ce Power Rankings pour l’excellent match amical qu’il a livré contre les espagnols 80-69. La Tunisie (2e) est deuxième pour ses quatre matches amicaux contre l’Espagne, la Belgique, le Portugal et la Roumanie. Le grand regret de la Tunisie est que  » Salah Mejri manquera l’événement continental majeur pour la première fois depuis 2009 « .
L’Angola (4e) a gagné une place et est retourné à Luanda après sa préparation en Chine. Milton Barros, un doyen du groupe ne sera pas à Dakar. Le Cameroun est 5e, l’Egypte 6e. Le champion en titre perd quatre place et se retrouve 7e du classement des 16. « Cela fait deux semaines qu’Alex Nwora a été nommé à la tête du Nigeria, champion en titre. Cependant, il n’y a pour l’heure ni planification ni présélection en vue, alors que le FIBA AfroBasket 2017 débute bientôt » ont expliqué les auteurs du Power Rankings.

Dans le même groupe les centrafricain, le Maroc est 8e et gagne deux places.  » Après des semaines d’incertitudes et de négociations entre les joueurs et la fédération nationale du pays ». Les Lions de l’Atlas pourraient compter dans leur rang, l’homme aux multiples nationalités John Walter Wilkins. L’autre grand bond est celui de l’Ouganda (9e) qui a débuté hier sa préparation en Alexandrie (Egypte).

La République Démocratique du Congo (RDC) sans ses stars de la NBA est 10e, le mali est 11e, la Guinée 12e, le Rwanda 13e, le Mozambique 14e. « Pour le moment, les Ivoiriens n’ont pas encore commencé leur préparation », ils sont 15e et l’Afrique du Sud boucle ce classement.

*N.B. : Les ‘power rankings’ sont complètement subjectifs et ils ne sont en aucun cas un système de classement réel et précis. Tous les commentaires n’engagent que les rédacteurs.

Fleury Agou

Centrafrique : Déclaration du Président du Conseil de sécurité

Le Conseil de Sécurité constate avec préoccupation que des groupes armés continuent de s’affronter en République centrafricaine et que des civils de certaines communautés, des soldats de la paix des Nations Unies et des membres du personnel humanitaire continuent d’être pris pour cible, ce qui continue de déstabiliser le pays, de faire de nombreuses victimes civiles et de causer d’importants déplacements de population, alors même que les parties au conflit ont convenu de mettre un terme immédiat aux hostilités.

Le Conseil déplore toutes les attaques dirigées contre des civils, les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits, y compris les actes de violence sexuelle et de violence sexiste commis en période de conflit, ainsi que le pillage des locaux d’organismes humanitaires, et réaffirme qu’il est urgent et impératif de traduire en justice tous les auteurs de ces violations ou de ces atteintes, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique. Le Conseil réaffirme que certains de ces actes peuvent constituer des crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale et rappelle qu’à la demande des autorités nationales, le Procureur de la Cour a ouvert, en 2014, une enquête sur les crimes qui auraient été commis depuis 2012.

Le Conseil souligne qu’il importe de lutter contre l’impunité et prend note à cet égard du rapport établi par l’équipe chargée du projet d’inventaire des violations graves du droit international des droits de l’homme et des atteintes portées à ce droit et des violations du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République centrafricaine entre janvier 2003 et décembre 2015. Il demande que la Cour pénale spéciale soit opérationnelle et que les appareils judiciaire et pénitentiaire et le système de justice pénale soient rétablis dans tout le pays.

Le Conseil est profondément préoccupé par la situation humanitaire qui règne dans le pays, notamment celle des réfugiés et des déplacés, près de la moitié des quelque 4,6 millions de Centrafricains ayant actuellement besoin d’aide humanitaire. Il enjoint de nouveau à toutes les parties d’autoriser et de faciliter le libre passage, dans de bonnes conditions de sécurité et sans délai, de l’assistance humanitaire destinée aux personnes qui en ont besoin. Le Conseil réaffirme son soutien au Président Touadéra, se félicite des efforts qu’il déploie pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés et étendre l’autorité de l’État à tout le pays, et l’encourage à mener sans délai un processus politique ouvert à tous, auquel participeront des hommes et des femmes, y compris des déplacés et des réfugiés, quels que soient leur milieu social ou économique, leur appartenance politique ou religieuse et leur origine ethnique. Il demande aux autorités centrafricaines, à tous les niveaux, de prendre les mesures nécessaires pour concrétiser les priorités appuyées par le Président Touadéra dans les domaines de la justice et de l’application du principe de responsabilité, du désarmement, de la réconciliation et des réformes, conformément aux conclusions du Forum de Bangui.

Le Conseil rappelle la déclaration faite par sa Présidente, le 4 avril 2017(S/PRST/2017/5), et se félicite de l’accord signé sous l’égide de la Communauté de Sant’Egidio à Rome le 19 juin 2017, qui constitue une avancée pour la paix et la stabilité en République centrafricaine.

Le Conseil condamne fermement les violences perpétrées par des groupes armés et demande à tous les chefs de ces groupes de faire connaître les dispositions de l’accord à leurs membres, de manière à ce qu’ils appliquent sans attendre les dispositions relatives à la cessation des hostilités, et d’honorer, sans aucune restriction, leur engagement en faveur du processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement. Le Conseil accueille avec satisfaction l’Initiative de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et rappelle qu’il convient de coordonner tous les efforts faits pour la paix et la réconciliation dans le pays, sous la direction des autorités centrafricaines.

Le Conseil prend acte à cet égard des conclusions de la réunion que les partenaires de la République centrafricaine ont tenue le 21 juin à Bruxelles et salue l’accord qu’ils ont conclu en ce qui concerne l’élaboration d’un plan d’action conjoint relatif à la poursuite des activités de médiation avec les groupes armés, sous la direction du Gouvernement centrafricain, en collaboration avec l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et avec l’appui des partenaires internationaux de la République centrafricaine.

Le Conseil demande à tous les partenaires de la République centrafricaine, en particulier à l’Union africaine et aux États voisins, d’adopter de toute urgence ce plan d’action conjoint et d’en appuyer l’application, en vue d’obtenir une cessation durable des hostilités sur tout le territoire. À cet égard, il demande à tous les partenaires de définir une vision commune et de continuer à améliorer la coordination de leurs efforts visant à soutenir le processus politique et la paix et la stabilité à long terme dans le pays.

Le Conseil demande également à tous les États Membres voisins d’œuvrer au règlement des questions transfrontières qui déstabilisent la République Centrafricaine, notamment les mouvements migratoires saisonniers et le trafic d’armes et de ressources naturelles.

Le Conseil met l’accent sur l’importance critique que revêt l’application effective du régime de sanctions, y compris sur le rôle clef que les États voisins, ainsi que les organisations régionales et sous-régionales, jouent dans ce domaine, et encourage ce qui est fait pour améliorer encore la coopération et l’application du régime de sanctions sous tous ses aspects.

Le Conseil réaffirme son ferme soutien au Représentant spécial du Secrétaire général, Parfait Onanga – Anyanga, ainsi qu’à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine qui, dans le cadre de son mandat à l’appui des autorités centrafricaines, adopte une démarche proactive et robuste en matière de protection des civils et de promotion du processus politique et pour ce qui est de la reconstitution et du redéploiement progressifs et coordonnés des Forces armées centrafricaines et d’autres forces desécurité intérieure, conformément aux paragraphes 34b) i), 34 b) v) et 34 b) vi) de la résolution 2301 (2016).

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Centrafrique – Histoire: B.Boganda et la reconstitution de la Haute–Volta

Pour besoin de main d’œuvre dans les pays voisins, la colonie de la Haute-Volta fut démembrée. Elle fut rétablie après la 2e Guerre Mondiale par les plaidoiries des élus locaux et notables multiplièrent les plaidoiries pour rétablir la colonie. Au Palais Bourbon (France), B. Boganda, Député de l’Oubangui – Chari et ses collègues du MRP présentèrent une Proposition de Loi au Parlement Français pour le rétablissement de la Haute-Volta.

Après la fondation du comptoir de Saint-Louis du Sénégal par la France, le général Galliéni créa en 1880 le poste de Bamako. Pour organiser leurs colonies d’Afrique Occidentale Française, la France fonda le 18 octobre 1904 la colonie du Haut-Sénégal-Niger. Le Soudan français (Mali) et la Haute-Volta (Burkina-Faso) sont rattachés à cette colonie.

15 ans après la fondation de leur dépendance du Haut-Sénégal-Niger et pour « un meilleur rendement et contrôle de ce vaste territoire », le ministre des colonies, Henri Simon proposa au Président français la création de la colonie de la Haute-Volta le 1e mars 1919.

Et, pour des « difficultés économiques » et par nécessité de main d’œuvre surtout dans les plantations ivoiriennes, la Haute-Volta fut démembrée après une étude rédigée par le lieutenant-gouverneur de la Haute-Volta à la demande du gouverneur général de l’AOF. Soumise à l’appréciation des autorités de la France, un décret pris par A.Sarrault, le Ministre des colonies, supprima la colonie Voltaïque en raison des « difficultés économiques  le 05 Septembre 1932». A partir du 1e janvier 1933, le territoire le décret rentra en vigueur et les habitants furent repartis de la manière suivante :

  • A la Côte d’Ivoire, les cercles de Ouagadougou, Koudougou, Tenkodogo, Kaya, Gaoua, Batié, Bobo Dioulasso et une partie du cercle de Dedougou; soit une superficie de 150.000 km2 et une population d’environ 2.400.000 habitants ;
  • Au soudan français (actuel Mali), le Yatenga et le reste du cercle de Dedougou; 60.000 km2 soit 80.0000 habitants ;
  • Au Niger on rattacha le Gourma, le Liptako, soit 80.000 Km2 pour 300.000 habitants.

Le rapport révélait la crainte des français concernant la Gold Coast (actuel Ghana) qui avait un lien commercial soudé avec le peuple Mossi. « Notre intérêt évident est d’essayer de détourner au profit de notre colonie voisine de la Côte d’Ivoire, tout ou partie de ce courant…», lit – on dans le document.

Ce démembrement indigna les voltaïques qui, après la 2e Guerre Mondiale se sont mobilisés pour reconstituer leurs territoires rassembler leurs peuples. Cette lutte sera menée par les élus locaux, les chefs coutumiers et notamment le Moro Naba qui multiplia les plaidoiries. Au Palais de Bourbon, les Députés africains, dont Barthélemy Boganda de l’Oubangui se joignit à cette lutte.

La reconstitution de la Haute-Volta :

Le partage du cadeau par « mesure d’économie » entre la Côte d’Ivoire, le Niger et le Soudan Français par la France sans considération de la culture du peuple, rappela aux élites africaines le partage de l’Afrique entre les puissances coloniales en 1885 à Berlin. Au Palais Bourbon, les Elus africains dénoncèrent le colonialisme avec toutes ses formes. Ils réclamèrent le rétablissement de la Haute – Volta.

Ainsi, le 25 juin 1947, les Députés B. Boganda, Juglas, Anjoulat, Belle-Soult et les membres du groupe parlementaire du Mouvement Républicain Populaire (MRP) ont présenté une Proposition de Loi portant rétablissement du territoire de la Haute-Volta. Elle fut renvoyée à la Commission des Territoires d’Outre – Mer.

Dans leur exposé des motifs, les Parlementaires exigèrent que les Droits des peuples doivent primer sur l’économie. « La primauté de l’économie doit se substituer la possibilité pour les peuples d’outre mer, conformément aux principes exprimés dans le préambule dans la Constitution d’octobre 1945, de poursuivre leur évolution propre, afin de développer leur civilisation respectives », ont – ils déclaré.

Le 04 septembre 1947, « les Députés votèrent la Loi rétablissant la Haute – Volta dans ses limites de 1932 ».

Héros de l’ancien Oubangui – Chari devenu République Centrafricaine le 1e décembre, B.Boganda mourut dans un accident d’avion le 29 mars 1959. Panafricaniste, il proposa le 17 octobre 1958 la création des Etats Unis d’Afrique Latine. Son projet se solda par un échec. 58 ans après sa mort, l’intégration est une exigence pour le développement du continent africain et elle revient sur toutes les lèvres.

Le Professeur d’Histoire Bernard Simiti, qui fut mon enseignant à l’Université de Bangui a publié un livre, De l’Oubangui-Chari à la République Centrafricaine indépendante, paru en 2013. Selon son auteur, «  cet ouvrage est une justice faite à Barthélemy Boganda, leader de la lutte pour l’indépendance et fondateur de la République centrafricaine qui, malgré ses engagements pour une Afrique unie politiquement et culturellement, n’a jamais été cité parmi les penseurs du panafricanisme tels que Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba, Cheik Anta Diop, Sékou Touré, Julius Nyerere, Gamal Abdel Nasser etc… »

Fleury Agou

Centrafrique – France : Le représentant de la Minusca rencontre Jean-Marc Ayrault

Mercredi 14 décembre 2016,le Ministre des Affaires Etrangères et du Développement International, Jean-Marc Ayrault a reçu en audience Parfait Onanga, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Centrafrique.onanga-et-ayrault

Les deux hommes ont échangé sur la  » situation en RCA ». Le Ministre a profité pour  » réitérer le soutien de la France à l’action menée par la Minusca pour la protection des populations civiles et la consolidation de la paix en RCA », rapporte le site du Ministère français des Affaires étrangères.

Premier partenaire de la République Centrafricaine, la France est engagée dans ce pays pour le retour à la paix. La Sangaris qui a soutenu les casques bleus engagés en RCA s’est retirée et ses hommes sont reversés dans la Misca.

Fleury Agou