Centrafrique: La Banque Mondiale décaisse la deuxième tranche de l’appui budgétaire

Ministre du Budget et des Finances recevant le représentant résident en Centrafrique, M. Robert Bou Jaoude

L’appui de la Banque Mondiale à la République Centrafricaine s’est encore confirmé ce 12 juin 2018 par le décaissement de la deuxième tranche de l’aide budgétaire. Une  information qui contredit des fake news rapportant que la Banque Mondiale a suspendu son aide à la RCA.

Pour surmonter les défis du développement, la Banque mondiale soutient les objectifs de la République Centrafricaine en l’aidant à réussir sa transition démographique et à passer d’une phase de forte instabilité à une reprise économique pérenne.

C’est dans cette optique que son représentant résident en Centrafrique, M. Robert Bou Jaoude a informé ce jour le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra. Il s’agit d’une enveloppe de « 25 millions de dollars U.S., soit, environ 13 milliards de francs CFA », annoncé le service de communication du Département sur son compte Facebook.

Reçu au cabinet de Mr Dondra, M. Robert Bou Jaoude a déclaré que ce décaissement rentre « le cadre de la deuxième tranche du programme d’appui budgétaire de la phase 1 », lit-t-on sur Facebook. les deux personnalité ont aussi « discuté d’un autre appui budgétaire notamment, du programme d’appui budgétaire de la phase 2 »apprend-t-on de la même source.

Cette aide vient s’ajouter à celle de 25 millions de $ octroyer il y a six jours pour « pour améliorer l’accès à une éducation de base de qualité ».

Fleury Agou

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Centrafrique : la pollution plastique  et nous ?

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Dans le quartier populaire du Km5. Images Alabira Louqman

A la veille de la Journée Mondiale de l’Environnement qui est célébrée ce 5 juin, des quartiers de Bangui ont été inondés après une pluie diluvienne : Des maisons écroulées et des familles en détresse ont lancé un SOS à la Croix Rouge Centrafricaine. Face à la dégradation de notre environnement par des actions anthropiques, le thème de cette Journée : « Combattons la pollution plastique! » nous interpelle-t-il ?

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Dans le quartier populaire du Km5. Images Alabira Louqman

Bangui à l’instar de certaines grandes villes du monde croule sous le poids des plastiques non dégradables avec leurs conséquences. Des ustensiles ménagers (sauts, bidons, assiettes, gobelets,..), des meubles, des emballages jetables, bouteilles, gadgets, des chaussures, … tous en plastique sont consommés et jetés à la poubelle. 18813219_10212850354041211_5950742284536709163_n.jpgPOUBELLE SICA 2Dans ce pays qui n’a aucun organisme de recyclage de déchets, même si l’on ne dispose pas de données sur le taux du plastique jetable dans les déchets en Centrafrique, il faut relever que ces matériaux posent de grand problème environnemental qui a des incidences :« la hausse continue des émissions de gaz à effet de serre provoque un changement climatique aux conséquences incalculables pour la santé, l’agriculture, la biodiversité qui est en déclin et menacée par la pression sur les écosystèmes, ou les océans dont la pollution est croissante, notamment par les déchets plastiques », a indiqué le Quai d’Orsay sur son site. 

Selon les experts, ces plastiques faits à base de pétrole,  peuvent durer 200-500 ans. Ils ruinent le sol, polluent surtout l’eau que les êtres vivants consomment, et enfin ils détruisent l’écosystème. Dans son rapport, l’ONU signale que le plastique « contamine les sols et l’eau avec des particules de microplastiques dont certaines ont été retrouvées jusque dans le sel de table commercial ». Cette enquête a révélé aussi que « 90% de l’eau en bouteille et 83% de l’eau du robinet contiennent des particules de plastique ».

AU bord de l’Oubangui. Image: C.MMbamba

Ces matières plastiques sont aussi dangereuses lorsqu’elles sont brûlées dans la nature, c’est ce que nous constatons surtout en saison sèche, pire dans l’autre saison, elles bouchent des canalisations par l’absence d’un plan d’assainissement et de ramassage des déchets.

Que faire pour protéger l’environnement et les effets drastiques du plastique ?

Toujours d’après le rapport de l’ONU cité plus haut, « environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés dans le monde chaque année, soit presque 10 millions par minute » et si rien n’est fait d’ici 2050, « on comptera environ 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et l’environnement ». En Afrique, 4,4 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans les mers et océans chaque année, a précisé l’ONU en 2010. Ces chiffres alarmistes interpellent l’humanité à la prise de conscience et montrent l’ampleur de l’enjeu.

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Images:Clément De-Boutet M’bamba

Face à cette pollution qui menace notre existence surtout pour la République Centrafricaine où le système de santé est confronté à de multiples problèmes, des dispositions doivent être prises rapidement.

Image: Clément De-Boutet M’bamba

D’abord, le pouvoir public devra penser à la gestion écologique des déchets, mais cela sera insuffisant car le recyclage ne résout pas totalement le problème. L’on peut aussi suivre l’exemple de certains pays africains à l’instar du Rwanda qui est admiré d’être « le seul au monde avec zéro sac plastique »  en interdisant depuis 2004 l’usage du sachet plastique. Cette mesure devra s’accompagner par des campagnes de sensibilisation et d’éducation citoyenne aux travaux communautaires.

En mai 2017, le Conseiller Social, Clément De-Boutet M’bamba, l’auteur de certaines de ces photos a initié une campagne contre l’insalubrités provoquées par des poubelles en publiant les images sur Facebook. Son opération a été un succès car, ces tas immondices ont été enlevées par la Mairie et des citoyens se sont mobilisés.

Fleury Agou

Bangui ma ville

Pancarte sur la Colline Bas-Oubangui et le Point Zero au centre ville de Bangui

Les vendeurs de friperie appelant leurs clients en criant au marché Km 5. Les marchandes et marchands de différents installés sur la chaussée et qui jouent à cache-cache avec la police qui assume sa mission. Les  » Zoungoulou, mama mbi fa onkè « .

Embouteillage au marché du Km5 avant mars 2013

 

Vendeuse au Km 5

Les communiqués officiels de la Radio Centrafrique après le journal de français. Les contes de Lucien Dabalé sur la chaîne nationale chaque samedi et l’émission Musico-Rama à la télévision animée par H.GH. Les klaxons des chauffeurs de taxis et bus appelant les clients. Les bousculades des usagers qui tous veulent sauter dans les transports en commun. La chaleur de midi dans les bus bondés. Le kpoto Gouza, le Guiriki ou le Coco pour nous régaler. Les salutations chaleureuses et interminables où l’on passe en revue toute la famille élargie en demandant les nouvelles de chacun de ses membres en Sango, cette langue qui nous unit et est notre identité. 

Ce Bangui nous manque.

Olympique Real de Bangui (1982)

Bangui, n’avait rien à avoir avec les autres grandes villes du continent, ni à les envier. La capitale centrafricaine, jadis surnommée « Bangui la coquette, ville de pari  » n’a pas de grands stades, ni de grands supermarchés ou de centres commerciaux. Mais elle reste unique, particulière.

Tempête Mocaf de Bangui

Le stade Barthélémy Boganda et le Centre de Basket-Ball, Martin Ngoko étaient les lieux de rendez-vous des amoureux du ballon rond et orange. Bangui avait ses modestes alimentations, ses boutiques, ses bistrots sombres au coin des avenues, où le résonnement des gorgées et les éclats de rire se mélangeaient à la musique.

Dans ces bistrots, autour d’une table garnie de bières, on parlait de tout : des espoirs perdus, des filles,… Dans les causeries, la politique était et est au centre des discussions. Chaque événement ou décision politique est ausculté à la loupe et « Radio kèkè  » diffuse les rumeurs.

Et c’est en rencontrant un étranger qui a visité Bangui aux heures de sa gloire que l’on prend conscience de la valeur de notre ville. On l’aime encore plus.

« Bangui la coquette « , cette ville née de la rivalité franco-belge a bien perdu son élégance et charme. Elle n’est plus celle où l’on profitait des samedis et dimanches pour des virées nocturnes au Punch Coco au concert de Cool Star, Ti Bè Ti Mbi avec Canon Stars, ABC de Musiki, Songo Night-Club, …et rentrer sans peur au ventre. « Les temps sont durs « , m’a confié un ami et cela se justifie par les années de conflit qu’a vécues notre aimable et hospitalier Centrafrique.

Mais demain Bangui retrouvera-t-elle ses lettres de noblesse et son prestige? Nombreux sont ses filles et fils qui s’investissent pour tourner la page de la haine, nombreux sont ses enfants qui résistent à la manipulation d’un conflit religieux.

Maïs grillé de Bangui

Bangui nous interpelle, nous ses filles et fils pour voler à son secours pour ne pas la laisser se faire détruire, se faire terroriser et spolier. Bangui est devenu un malade et est objet d’une vivisection. Toutes les thérapies sont proposées pour la guérir, elle est devenue un laboratoire de résolutions de conflit. Face à cette tragédie, à force de pleurer nos larmes sont devenues comme l’Oubangui qui coule mélangé avec la sueur des efforts d’appel à la réconciliation et le sang des nombreuses victimes dont « la voix nous appelle » à la paix et au vivre-ensemble.

Fleury Agou

Centrafrique : Food Sec relance ses activités à Bocaranga

Après les dramatiques événements de Bocaranga en septembre dernier qui a provoqué le déplacement de la population et le retrait des Organisations Non Gouvernementales, Food Sec a repris service dans la Sous-préfecture.

A Bocaranga, les ONG qui s’étaient retirée de la ville après sa prise par les hommes armés du 3R de Sidiki a repris ses activités.  » Food sec lance ses opérations ce matin après les événements ou notre base est fermé  » a annoncé  Clet Nzerekpi, un personnel de l’ONG. Il a indiqué que  Organisation Non Gouvernementale a  » distribué les semences maraîchère à nos bénefs sur les sites créer par Cordaid Bureau Bocaranga « .

Cette activité contribue aux relances de l’agriculture vivrière dans la Sous-préfecture mais les habitants sont victimes des tirs croisés des groupes armés (Séléka et Anti-Balaka) durera-t-elle ? Car l’ONU s’inquiète déjà de l’arrivée de la saison sèche, période de transhumance qui source de conflit entre éleveurs et agriculteurs, et surtout ravive les tensions entre les différentes factions rivales pour le contrôle du trafique du troupeau.

Fleury Agou

Centrafrique – Foot: Première vague des Fauves déjà en Algérie

Joueurs centrafricains arrivant en Algérie

En vue de se préparer pour la rencontre contre l’Algérie, le premier groupe des  internationaux centrafricains en provenance de Paris ont foulé Alger ce lundi 06 novembre.

Ce sont : Ralph Kottoy, Henri Saunie, Geoffrey Lembet et Lionel Zouma. Foxi kethevoama, Eloge Enza Yamissi et David Manga sont aussi du groupe.

Selon le programme de regroupement,  le 2e groupe en provenance de Bangui rejoindra leurs coéquipiers demain. Ils rejoindront leur centre d’entrainement à Sétif, a indiqué la Fédération.

Fleury Agou

Liberia : Catherine Samba-Panza dirige l’observation des présidentielles 2017 au nom du Centre Carter

BANGUI, 11 octobre 2017 (RJDH)–L’ancienne Présidente de la Transition centrafricaine dirige la délégation des observateurs pour le compte de Centre Carter au Libéria. Cette supervision intervient après les législatives en Côte d’Ivoire et au Sénégal. 

Plus de 2 millions d’électeurs libériens sont appelés aux urnes hier, 10 octobre pour élire leur nouveau Président et renouveler les 73 sièges de la Chambre des représentants. Elections à laquelle la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf ne s’est pas représentée.

Les élections se sont déroulés dans le calme, les libériens ont choisi hier leur futur Président parmi une vingtaine de candidats en lice pour succéder à la présidente Ellen Johnson Sirleaf. Pour ce suffrage universel, l’ancienne présidente de transition  en République Centrafricaine (RCA), Madame Catherine Samba-Panza a été mandatée par le Centre Carter (CC) comme chef de mission d’observation électorale au Liberia.

pour lire la totalité de l’article cliquez sur ce lien:http://rjdh.org/liberia-catherine-samba-panza-dirige-lobservation-presidentielles-2017-nom-centre-carter/

Afrobasket 2017 : Le Centrafrique dans le Top 5 du Power Rankings

Fiba-Afrique a publié hier, 23 août son deuxième Power Rankings à presque deux semaines de l’Afrobasket au Sénégal et en Tunisie. La République Centrafricaine gagne quatre places dans ce classement Fiba de la semaine. 
Le Power Rankings est le classement hebdomadaire des 16 équipes nationales qualifiées pour la compétition continentale. Il est établi sur l’effectif et la préparation des sélections à la veille de la compétition continentale.

Dans ce classement de 16 équipes, la République Centrafricaine est 4e. Pour se justifier, les rédacteurs de la Fiba ont indiqué qu’ » Après trois semaines d’entraînement à domicile, les Centrafricains reprendront leur préparation en Tunisie. Alors qu’il semble probable que James Mays va quitter l’équipe, l’annonce de l’éventuelle arrivée de Romain Sato, après huit ans d’absence, a boosté le moral des troupes « . Présents depuis mardi à Sousse, une dizaine des Fauves ont débuté leur mis au vert.

Par ailleurs, le Sénégal en stage en Espagne

Photo de famille des joueurs et des centrafricains de Tunis

occupe la première place de ce Power Rankings pour l’excellent match amical qu’il a livré contre les espagnols 80-69. La Tunisie (2e) est deuxième pour ses quatre matches amicaux contre l’Espagne, la Belgique, le Portugal et la Roumanie. Le grand regret de la Tunisie est que  » Salah Mejri manquera l’événement continental majeur pour la première fois depuis 2009 « .
L’Angola (4e) a gagné une place et est retourné à Luanda après sa préparation en Chine. Milton Barros, un doyen du groupe ne sera pas à Dakar. Le Cameroun est 5e, l’Egypte 6e. Le champion en titre perd quatre place et se retrouve 7e du classement des 16. « Cela fait deux semaines qu’Alex Nwora a été nommé à la tête du Nigeria, champion en titre. Cependant, il n’y a pour l’heure ni planification ni présélection en vue, alors que le FIBA AfroBasket 2017 débute bientôt » ont expliqué les auteurs du Power Rankings.

Dans le même groupe les centrafricain, le Maroc est 8e et gagne deux places.  » Après des semaines d’incertitudes et de négociations entre les joueurs et la fédération nationale du pays ». Les Lions de l’Atlas pourraient compter dans leur rang, l’homme aux multiples nationalités John Walter Wilkins. L’autre grand bond est celui de l’Ouganda (9e) qui a débuté hier sa préparation en Alexandrie (Egypte).

La République Démocratique du Congo (RDC) sans ses stars de la NBA est 10e, le mali est 11e, la Guinée 12e, le Rwanda 13e, le Mozambique 14e. « Pour le moment, les Ivoiriens n’ont pas encore commencé leur préparation », ils sont 15e et l’Afrique du Sud boucle ce classement.

*N.B. : Les ‘power rankings’ sont complètement subjectifs et ils ne sont en aucun cas un système de classement réel et précis. Tous les commentaires n’engagent que les rédacteurs.

Fleury Agou