Centrafrique: Il est grand temps d’agir et non de subir

La guerre d’agression qui se déroule actuellement et dont la République centrafricaine est à son corps défendant la grande victime est une guerre pour la survie de tout un peuple. Une guerre pour la préservation de l’intégrité de notre territoire. Une guerre pour la reconquête de notre dignité.

Si les enjeux sont ainsi clairement identifiés, il est difficilement concevable de laisser aux autres mener cette guerre à notre place. Dans l’histoire de toute l’humanité, aucun peuple n’a jamais été libéré par un autre peuple encore moins par les armées onusiennes. Le peuple centrafricain a le droit à la défense légitime. Personne ne doit nous attacher les bras dans le dos pour nous empêcher de défendre ce que nous avons de plus cher au monde : la République centrafricaine et nous accuser ensuite de ne rien faire pour sortir de l’ornière. C’est un marché de dupes. Que personne ne nous sous-estime car il est possible de mobiliser des centaines de milliers des défenseurs de la République en quelques jours. Si nous voulons.

Certes, dans cette guerre le rapport de forces est aujourd’hui provisoirement en notre défaveur. Mais une chose est sûre, c’est que cette guerre sera gagnée tôt ou tard par le peuple centrafricain pour peu que nous fassions nôtre le principe mille fois vérifié et selon lequel la fin doit justifier les moyens. En plus d’avoir le droit de notre côté.

Ces derniers temps et en prélude à la conférence de Rome, il y a comme un regain de violence, une poussée de fièvre guerrière avec la même tonitruance, la même outrecuidance, le même objectif, la même stratégie et la même tactique faite de sauvagerie ajoutée à la barbarie : semer la terreur, frapper l’imagination avec des horreurs les plus viles, convoquer l’émotion la plus grossière en assassinant en grand nombre les plus fragiles et les plus vulnérables en même temps que les plus forts que sont les casques bleus, incendier des villages entiers en poussant des milliers de nos compatriotes en exil ou dans les camps des réfugiés. C’est la stratégie du chaos. On retrouve le même modus operandi à l’Ouest comme à l’Est, au Nord comme au Centre du pays comme on le retrouve ailleurs en Irak, en Syrie, au Nigéria, au Sud-Soudan, etc. Mais là-bas ils sont proprement combattus et ici ils sont embrassés sur les lèvres. C’est à ne rien comprendre.

Et la Minusca dans tout cela ?

Par ses sempiternels louvoiements et ses faiblesses congénitales, se serait-elle mise elle-même en position de hors-jeu ?

Tout le monde sait désormais que la guerre en République centrafricaine n’est pas une guerre de religions comme voudrait le faire accréditer la propagande justificatrice des semeurs de trouble. Alors pourquoi continuent-ils de nous agresser à ce point ? Outre les intérêts géostratégiques dont les parrains tirent les ficelles dans l’ombre, ils continuent de se battre pour l’amnistie, pour la remise en cause des institutions de la République et pour rentrer au Gouvernement. Pour certains : Etre Premier Ministre ou rien du tout. La prime au crime et à la délinquance en quelque sorte. Et si au passage, les seigneurs de guerre peuvent piller au maximum les ressources minières en mettant à genoux le pouvoir central, c’est déjà ça de gagné : le bonus tant convoité. Le singe n’est jamais sûr que du fruit gardé dans sa mandibule.

Une seule conclusion s’impose : Nous n’avons pas le droit d’oublier les victimes. Au grand jamais !

Que Dieu bénisse la République centrafricaine !

Alain Lamessi  

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