Centrafrique – Ngaoundaye : La MINUSCA joue au médecin après la mort

Casques Bleus de la MINUSCA

Casques Bleus de la MINUSCA

La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilité en Centrafrique (MINUSCA) comme à l’accoutumé, a condamné dans un communiqué l’horreur perpétrée à Ngaoundaye.

         Dans sa déclaration, la MINUSCA attribue la détérioration de la situation sécuritaire à  » une suite d’attaques et de représailles entre les groupes d’auto-défense soutenus par les anti-Balaka et les éleveurs transhumants soutenus par les ex-Séléka. » La violence des combats entre les belligérants ont occasionné le déplacement de populations à la mission Catholique de Ngaoundaye et au Cameroun voisin, ajouter à cela le pillage et l’incendie de maisons.

Face à cette violence dont les civils ont payé un lourd prix, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilité en Centrafrique  » condamne dans les termes les plus fermes cette flambée de violence dont l’impact appelle les belligérants à privilégier l’intérêt de la population civile » et appelle les autorités de Bangui et les acteurs de la crise « à trouver une solution à cette crise liée au problème majeur de la transhumance. » Poursuivant, la MINUSCA souligne que des renforts sont dépêchés sur les lieux du drame (Ngaoundaye et ses environs) et a ajouté qu’elle  » planifie d’envoyer davantage de renforts dans la zone affectée, notamment aux frontières avec le Tchad et le Cameroun. »

Médecin après la mort:

Pour beaucoup de centrafricains et des observateurs de la vie politique, la réaction de la MINUSCA est toujours semblable au médecin après la mort. Car, c’est depuis une semaine que les nouvelles en provenance de Ngaoundaye laissaient craindre le pire et l’Etat – Major des Casques qui dispose d’une troupe dans la zone pouvaient prendre les mesures qui s’imposent lorsqu’on sait que les Forces Centrafricaines ne peuvent assumer pleinement leurs missions faute du blocus sur les armes et de manque de moyens adéquats.

Par, ailleurs, le Parlement centrafricain devra s’associer au pouvoir de Bangui qui s’évertue pour la levée du blocus sur les armes tout comme la société civile à cette démarche qui est salutaire pour le Centrafrique. Diversion sur diversion, le peuple continue de mourir par le mutisme de ceux qui ont mandat d’appliquer les résolutions 2121 et 2127 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Zoyoso Zo

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s