La France maintient 300 militaires en Centrafrique

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La force Sangaris stationnée à Sibut, en Centrafrique a rétrocédé sa base aux autorités de Bangui, samedi 23 avril 2016.

         Cette rétrocession est  » une étape supplémentaire d’un désengagement voulu par la France. Néanmoins quelque 300 militaires français devraient rester dans le pays « , à souligné, Anthony Fouchard, l’envoyé spécial de France 24. Pour le correspondant de la chaîne française, Sibut est « un symbole, car les militaires français s’y étaient installés depuis février 2014 pour bloquer l’avancée de rebelles qui voulaient s’en emparer ».

Cette ville située à 200 Km de Bangui revêt une importance capitale dans la stratégie de sécurisation de la capitale, » elle a servi des opérations dans le nord puisqu’en fait, Sibut occupe un nœud stratégique et permet de contrôler les axes d’approches dans la partie nord et dans la partie qui viennent sur Bangui« , a expliqué le Chef d’Escadron Olivier à RFI. « Un verrou qui permet de réguler l’accès à la capitale mais également d’accéder au nord et à l’est du pays », a commenté Anthony Fouchard tout en rappelant que des soldats de la Sangaris ont mis en débandade en octobre 2015 des colonnes rebelles en mouvement sur Bangui.

Retrait de Sangaris et appréhension d’un peuple privé d’armée.

         Aux heures sombres de la crise centrafricaine, la France avait dépêché 2500 militaires dans le pays pour juguler les affrontements meurtriers entre la Séléka et les anti-Balaka. La situation s’étant calmée, Elysée a jugé nécessaire de concentrer le gros lot de sa troupe sur d’autres théâtres d’opération, mais « une partie de la force française Sangaris  demeurera  en Centrafrique pour aider à encadrer l’armée du pays », a déclaré mercredi 20 avril le Président F. Hollande à son homologue centrafricain F. Archange Touadéra en visite à Paris.

         Par ailleurs, ce retrait de Sangaris et surtout sa relève à ce poste stratégique de Sibut par la MINUSCA est diversement commentée à Bangui, surtout que les Forces politico-militaires pro Séléka menacent de marcher sur Bangui si leurs revendications ne sont pas prises en compte par le pouvoir. Ceux-estiment que la force devra garder ses positions. Car, « toutes les rébellions que le pays a connu, le carrefour de toutes les rébellions, c’est Sibut. Aujourd’hui Sangaris est en train de partir et je crois rapidement que la force onusienne, la MINUSCA, fera des efforts pour prendre la relève et redoubler de vigilance par rapport à tout ce qui est en train de tramer aux alentours de la préfecture de la Kémo« , a souhaité le Préfet de la Kémo, M. Gaya Laza.

         N’est-il pas temps de lever l’embargo sur les armes qui prive les Forces de Défense Centrafricaines, cette institution de souveraineté ? La diplomatie devra s’activer.

Fleury-Agou

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