Centrafrique : La révolte des prisonniers contre l’injustice judiciaire

Maison d'Arret de NgaragbaLes détenus de la prison centrale se sont révoltés pour dénoncer l’impunité prônée par des autorités judiciaires et le Premier Ministre promet des sanctions.

         Les prisonniers de la tristement célèbre Maison d’Arrêt Centrale de Ngaragba se sont mutinés hier, vendredi 15 avril 2016 en tentant une évasion. Ceux-ci dénoncent la mise en liberté par les autorités judiciaires d’un meurtrier de deux individus et leur condition d’incarcération.

Pour justifier leur révolte, Melchisédech Liki, le délégué des prisonniers du pénitencier a expliqué au RJDH que  » les conditions de vie ne sont pas réunies comme prévues dans les textes juridiques régissant les conditions de vie des prisonniers en Centrafrique. Ensuite, la justice de notre pays ne fait pas son travail comme son nom l’indique. Certains criminels étrangers qui sont condamnés ont été libérés par nos autorités judiciaires « . Cet argument est soutenu par S.  Mapouka, Régisseur de la prison qui a déclaré à la même source que  » ces détenus ont revendiqué leurs droits qui ne sont pas respectés.  Ces derniers temps, il y’a eu des sujets criminels étrangers qui étaient ici et qui ont été libérés par nos autorités judiciaires, c’est ainsi que les autres détenus qualifient de l’injustice « , a-t-il dit.

Dans cette affaire, les prisonniers ont mis en cause le Procureur de la République, Ghislain Gressenguet,mais le Magistrat s’est dédouané et avant de préciser que «  le Parquet n’a jamais ordonné la libération de ce prisonnier comme l’ont affirmé les détenus. C’est le Parquet Général qui a accordé cette libération provisoire« , a-t-il précisé. Informer, le Premier Ministre, S.Sarandji et trois membres de son Gouvernement  ont accourus sur les lieux pour s’enquérir de la situation et a promis de prendre les mesures qui s’imposent.

Le Gouvernement promet des mesures :

         Prévenus de la situation qui prévalait à la maison carcérale, promptement,  le Premier Ministre S. Sarandji et trois membres du Gouvernement, particulièrement, celui de la Défense Nationale J. Yaketé, de la Sécurité Publique Jean Serges Bokassa, et Flavien Mbata de la Justice se sont présentés sur le lieu. Après un entretien avec les prisonniers mutins, M. S. Sarandji le chef du gouvernement après avoir écouté les manifestants, a promis des sanctions aux auteurs de cette libération.  «  Donner moi le temps de vérifier et je vous promets de réagir vite. Suivez seulement la radio. Même les magistrats aussi peuvent faire la prison  » a déclaré S.Sarandji.

En dépit de son intervention, les détenus  ont encore tenté de s’évader en forçant les portes. Mais le déploiement des forces nationales et internationales ont dissuadé les mutins. Par ailleurs, aucun mort n’a été enregistré, néanmoins, des actes de vandalisme ont été perpétrés sur les cellules nouvellement réhabilitées.

         Pour des analystes, cette affaire est symptomatique de la corruption et de l’impunité dans le milieu judiciaire, et espèrent que Touadera et Sarandji sonneront la fin de l’injustice.

Fleury Agou

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