Le Botswana nationalise la transformation de son diamant

DiamantAubaine pour les uns, calamité pour les autres.

Deuxième producteur mondial de diamants bruts après la Russie et premier en Afrique, le Botswana qui a fait de cette pierre précieuse sa première source de revenu, a pris une décision courageuse en octobre 2013 de nationaliser la transformation et le commerce de son diamant pour le bonheur de son peuple. Par sa pugnacité, il a remporté la bataille qui l’opposait à la compagnie De Beers.
Pour le reporter de France 2, cette démarche  » représente une plus value considérable pour le pays. Les diamants transformés valent souvent 3 à 4 fois leur prix brut voire beaucoup plus que lorsqu’ils sont travaillés ». Il ajoute que « le Botswana entend bénéficier de cet argent et le mettre à disposition de sa population, générer de l’emploi et combattre le SIDA qui est le fléau le plus puissant qui mine le pays. « 

Aubaine au Botswana, calamité en Centrafrique:

Pays désertique et enclavé, le Botswana a une superficie plus ou moins égale à celle de la France et compte 2 millions d’habitants. Selon les statistiques, il produit 27% de tous les diamants du monde. Et, ces pierres magiques représentent 36% du produit intérieur brut et 70 à 80% des exportations. Cette mine de richesse tarit de jour en jour et n’a que 20 années de gloire devant elle et sa production devrait se stabiliser à 29 millions de carats par an dans les prochaines années.

        Contrairement aux botswanais qui ont su faire de cette pierre leur source de développement, le diamant constitue une source de malheur en Centrafrique pays nanti de diamants. « Depuis l’indépendance, les autorités n’ont pas capitalisé cette manne au bénéfice du peuple, mais plutôt pour leurs propres intérêts », ne cessent de dénoncer des observateurs et des spécialistes du secteur. Pire, plusieurs rapports d’organisations internationales ont noté que la grave crise militaro-politique est alimentée par le diamant et sur fond de richesse minérale. Pour preuve, la plupart des mines du pays sont contrôlés par des groupes armés.

            A l’instar du Botswana, beaucoup de centrafricains espèrent que le nouveau pouvoir de Bangui qui a pris fonction à peine une semaine saura renverser cette guigne en bonheur par une bonne gouvernance du secteur. La tache est certes difficile, mais pas impossible. Il suffit d’une dose de patriotisme en s’inspirant de ce pays cité en exemple. D’autres ont réussi, et pourquoi pas nous ?

Fleury Agou

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