Election-Afrique: Le Centrafrique, l’Ouganda ont rendu leurs verdicts

2014-01-20T174259Z_2107990367_GM1EA1L04MA01_RTRMADP_3_CENTRAL-AFRICAN_0Une dizaine de scrutins présidentiels et législatifs sont au calendrier électoral. Deux ont déjà à rendu leurs arrêts.

Après l’interruption du régime de François Bozizé en République Centrafricaine par la rébellion Séléka en mars 2013, trois ans après, 1.928.190 électeurs étaient aux urnes le 14 février 2016 pour choisir leur futur Président. Samedi 20 février, l’Agence Nationale des Elections (ANE) a déclaré F.A Touadra vainqueur provisoire du suffrage avec 62,71% devant A.G Dologuelé qui a recueilli 37,29% au second tour.

         Et dans les Grands Lacs, en Ouganda, Y.Museveni a été réélu au premier tour pour la cinquième fois, Président de la République (65,75%) devant son traditionnel challenger Kizza Besigye (35,37), a prononcé la Commission Electorale.

Fair-play démocratique en Centrafrique, intimidations, violence en Ouganda

La République Centrafricain, secoué depuis trois ans par une crise militaro-politique qui a viré au communautaire et a eu d’innombrables conséquences. Dès la proclamation du vote, la population en liesse a investi des artères de Bangui pour exprimer leur joie. Le meilleur geste qui restera dans les annales de l’histoire politique centrafricaine est celui du candidat malheureux A.G Dologuelé qui a dénoncé les déficits de cette élection avant de reconnaitre la victoire de son adversaire F.A Touadera. « Pour la paix, je fais donc le choix de respecter les résultats publiés par l’A.N.E, de renoncer à saisir la Cour Constitution de Transition de tous recours en annulation et de reconnaitre F.A Touadera comme Président de tous les Centrafricains », a-t-il déclaré. Un acte rare.

         Contrairement au climat apaisé en Centrafrique, la réélection de Y.Museveni est emmaillée de violences, menaces et intimidations sur ses contradicteurs politiques. A Kampala, des heurts ont opposé forces de l’ordre et électeurs le jour du vote. Hier, avant la délibération électorale, le pouvoir a déployé les forces de sécurité dans la capitale et le principal opposant, Kizza Besigye est placée en résidence surveillée. Dans un communiqué, il a qualifié la présidentielle de « farce » et de « coup d’Etat ». Le régime craint qu’il publie ses propres résultats électoraux.

         Par ailleurs, les observateurs du Commonwealth conduits par l’ancien président O.Obasanjo ont dénoncé la  » compétence et la crédibilité de la Commission Electorale ». Meme son du Département d’Etat américain qui a indiqué que le harcèlement dont a été l’objet  Kizza Besigye  et ses partisans   » posait question sur la volonté de l’Ouganda  de mener un processus d’élections transparent et crédible, sans intimidations. « 

Au tour du Niger:

Après le Centrafrique et l’Ouganda qui ont ouvert le bal des élections en Afrique pour cette année, 7,5 millions d’électeurs nigériens ont rendez-vous aujourd’hui 21 février 2016 à l’urne. Dans ce suffrage présidentiel et législatif, Mahamadou Issoufou brigue un deuxième mandat.

         Du Centrafrique en Ouganda, en passant par le Niger, l’enjeu des Commissions Electorales est au centre des débats.

F.V Agou

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