Quand le café réconcilie des communautés au République Démocratique du Congo

De loin, on dirait des mini-tomates d’un rouge écarlate… rutilant au soleil. En se rapprochant du tapis de triage, on comprend qu’il s’agit de belles cerises rouges qui donneront l’un des meilleurs cafés arabica au monde ! Hommes et femmes travaillent ensemble sous la paillote le long des étals.Les caféiculteurs apprécient la qualité de leur café

Le PNUD soutient les caféiculteurs à l’Est de Congo dans le cadre de son programme d’appui aux filières porteuses d’emploi pour les femmes autant que pour les hommes. En effet, l’assainissement de la filière café en Ituri est considérée comme stratégique pour permettre de générer des opportunités d’emploi, surtout pour les jeunes, et d’augmenter les revenus des producteurs locaux, en raison du potentiel de production et de commercialisation, hors de la RDC. Tout en permettant de relancer l’économie locale, l’appui à ce secteur contribue aussi à consolider la cohésion sociale des communautés, qui ont vécu l’expérience douloureuse du conflit interethnique.

Dans la nouvelle province de l’Ituri, et plus précisément dans les territoires de Djugu et Mahagi, la coopérative de caféiculteurs Kawa Maber s’efforce d’améliorer la qualité du café produit, pour un marché tourné vers l’exportation.

À ce jour, la coopérative compte 1 546 producteurs familiaux, dont 256 femmes. Elle est appuyée par l’ONG belge VECO RD Congo. La coopérative est organisée autour de 22 micro-stations de lavage de café, chaque micro-station regroupant environ 100 caféiculteurs, qui ont chacun payé une contribution de 50 dollars pour la construction de leur station.

Au moins 8 autres micro-stations de lavage de café sont en construction. La région possède effectivement une combinaison optimale de sol, de climat et d’altitude, permettant de produire parmi les meilleurs cafés arabica du monde. Avant la guerre qui a gravement affecté l’Ituri entre 1999 et 2004, le café était l’une des sources principales de revenu de la zone. Dans les années post-conflit, le secteur a souffert de la non-organisation des producteurs et de la qualité douteuse du café.

Et si le Centrafrique renouait avec la production caféière? 

La République Centrafrique, autrefois terre de café aura à gagner en reprenant la culture de cette richesse verte. Depuis plusieurs décennies, pour des facteurs endogènes (manque de politique agricole,…) et exogènes (chute du cours,…), la production caféière a dégringolé. Pire, aujourd’hui, ce pays traversé par une crise sans précédente n’arrive plus à subvenir au besoin de sa population et les nombreux jeunes sont à la solde de mouvements politico-militaires. Cette main d’oeuvre autrefois fer de lance de la production agricole a délaissé les houes, machettes et daba pour la kalachnikov car le pouvoir manquait de politique agricole. Comme il ne vaut tard que jamais,avec le retour du Centrafrique à la légalité constitutionnelle, une attention particulière devra être accordée à ce secteur, fleuron de l’économie à l’instar du coton, de l’arachide,…C’est dire que l’emploi des jeunes dans l’agriculture est une solution à la crise politico-militaire du Centrafrique.

www.cd.undp.org

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