Centrafrique: La diva Princesse Leoni Kangala

Princesse Leoni Kangala

Princesse Leoni Kangala

Princesse Leoni Kangala ou PLK, une longue carrière de diva, jonchée de titres, de concerts, et aussi marquée par un look : la tignasse à la Tina Turner qui fit d’elle la lionne (ou Bambara) du Bas-Oubangui. C’est vrai qu’elle a évolué dans l’équipe nationale du Basket-ball féminin, avant de se lancer dans la musique, sur les traces de son géniteur, Prosper Kangala, mort le 29 mars 1959 dans l’accident d’avion aux côtés du père de la nation centrafricaine, Barthélémy Boganda, également de son oncle, feu Rodolphe Bepka, l’un des pionniers de la musique centrafricaine moderne. Elle a aussi ses autres frères, Jo, Yvon et Amos dont les noms sont intimement associés à l’histoire de la musique centrafricaine.
Il faut souligner que PLK a été dans sa vie professionnelle contrôleur des Impôts.
Aujourd’hui, l’infatigable diva qui semble résister à l’usure du temps, nous revient avec un nouveau super album « Boutou Ma » qui sera bientôt dans les bacs. 10 titres, parmi lesquels, Lamentation (Dema ou to to en Sango). C’est la complainte d’une femme, « madame de la maison » comme on dit chez nous, qui se sent négligée par son conjoint au profit des autres femmes à l’extérieur. Elle reproche à celui ci de ne pas la sortir, de ne pas la présenter en public, alors que dans l’intimité il lui affiche une toute autre attitude : Câlins, tendresse, tous azimuts. En quelque sorte L’amour caché, que l’artiste veut dénoncer avec véhémence.

« N’est ce pas là une pique aux mâles ? »

Princesse Leoni Kangala

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A cette question, elle éclate de rire. « Non, rassurez vous, c’est tout simplement un conseil, pour que les hommes fassent davantage montre d’amour, de tendresse, d’affection, à l’égard de leur moitié ce, en public.  » Mo pekere lo. Mo sepela lo. Mo yamba lo « . Sinon, elle retournera chez ses parents, parce qu’elle n’en peut plus, prévient-elle, un tantinet espiègle.
A l’inverse, elle invite la gent féminine à jouer pleinement son rôle d’épouse et de maîtresse de maison dans le sens large du terme.
Lamentation est un cocktail de zouk-love et de la rumba dans la pure tradition africaine. Ça se danse avec le coeur ; mieux, avec l’élue de son coeur. Un cadeau pour les fêtes de fin d’année. A déguster pour le plaisir…des sentiments.

Felix Yepassis-Zembrou

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