Centrafrique: Bilan du septembre noir à Bangui

CQFCrgfWUAAavzEBangui – La flambée de violences qui a embrasé Bangui fin septembre a fait 61 morts et 300 blessés, a annoncé lundi le gouvernement centrafricain, révisant à la hausse de précédents bilans faisant état d’une quarantaine de morts.

Le dernier bilan des violences établi de source hospitalière est de 61 morts et plus de 300 blessés, selon un communiqué du ministre de la Sécurité publique et porte-parole du gouvernement, Dominique Saïd Panguindji.

Ces violences avaient éclaté le 26 septembre après l’assassinat d’un conducteur de moto-taxi de confession musulmane et s’étaient propagées dans plusieurs quartiers de la capitale avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français de Sangaris) ne parviennent à rétablir le calme.

La ville avait également été paralysée pendant quelques jours par des barricades érigées par des manifestants réclamant notamment la démission de la présidente de transition Catherine Samba Panza.

Lundi, Bangui avait retrouvé son visage habituel. Les banques, les magasins de gros, les boutiques ont rouvert. Les taxis, taxis-bus et taxis-motos ont également repris le service. Mais certains axes ne sont pas totalement desservis.

Nous avons des problèmes d’approvisionnement en carburant et nous redoutons aussi les braquages qui se font de jour comme de nuit. C’est pourquoi il n’y a pas de véhicules de transport urbain sur certaines artères, a expliqué à l’AFP Jean-Charles Tayo, chauffeur de taxi.

Les vols en partance et à destination de Bangui ont repris. Avec le concours des forces nationales et internationales, nous avons mis en place un dispositif très efficace. Les passagers peuvent accéder à l’aéroport sans pour autant être inquiétés, a affirmé à la radio d’Etat Arnaud Djoubaye Abazène, ministre des Transports.

La semaine dernière, Mme Samba Panza avait qualifié ces violences de tentative de prise de pouvoir par la force.

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l’ex-colonie française, un des pays les plus pauvres au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé, mais de nombreux groupes armés continuent de sévir.

(©AFP / 05 octobre 2015 16h18)

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