Centrafrique : Le bal des accusations Centrafricano-Centrafricaines !

Awè SiIl paraîtrait que la marche du Lundi 28 septembre 2015 a été un prétexte seulement pour perpétrer un coup d’état. Ce, en faveur du camp Bozizé.

Les accusations fusent et certains partis politiques s’en offusquent publiquement. Avec légitimité, d’ailleurs.

Nombre d’images attestent de la présence des membres de l’ancien parti KNK lors de cette marche. Personne ne leur contestera le droit de manifester en soutien aux victimes des actes ignobles du weekend. Cependant s’immiscer dans un tel rassemblement avec un autre dessein n’est chose louable. Il est fort dommageable et pis encore lorsque les différentes personnes trouvent toujours en Bozizé une solution alors qu’il est l’un des problèmes centrafricains.

Si la marionnette Bozizé est agitée à tous les coups, il est temps de faire un constat. Les partis politiques accusant Bozizé dans ces derniers événement ont manqué du respect pour les victimes innocentes, ont fait preuve d’une terrible erreur d’analyse. Ceci à dessein ? Toujours est-il que cela commence à devenir une tendance. Nous préférons analyser les conséquences et les corollaires d’un fait, d’un problème en lieu et place des causes. Qu’est-ce qui a engendré ces événements ? Voilà la question et la seule qu’il fallait d’abord donner réponse.

Et à mon humble avis, il y a 3 causes :

– Les représailles sauvages d’un meurtre que les tenants et aboutissants ne sont établis ;
– L’inertie des troupes internationales dans la protection des populations civiles. Et plus loin la non application des Résolutions votées recommandant sans ambiguïté l’emploi de la force pour désarmer les groupes militaires;
– La non réaction du gouvernement et des troupes internationales le samedi 26 septembre 2015.

Ce sont ces faits qui ont engendré le ras-le-bol de la population induisant la manifestation de la population. Ainsi dissocier l’infiltration des partisans de BOZIZE et l’expression d’une défiance envers le couple Transion/ONU devrait être de rigueur. Triste est de constater cet amalgame qui révèle la profondeur de l’inimitée entre des partis politiques qui n’ont « démocratiques » que de qualificatif.

Cette « gué-guerre » de cours d’école complexifie davantage le travail de déconstruction des trames tissées autour de notre pays. Elle rend difficile un dialogue entre les différents acteurs centrafricains pour appréhender la pluralité de la crise et l’enchevêtrement des intérêts étrangers.

Continuer nos accusations donnent toujours une longueur aux instigateurs de cette crise que depuis nous peinons dans leur identification pour trouver des réponses à certaines questions cruciales. Par exemple : « Qui a armé et arme encore Seleka – Km5 – fournissant munitions et autres matériels ? »; « Pourquoi la stricte application des Résolutions est impossible »? « Où en est réellement le chantier de la restructuration de l’Armée ? »

Chers compatriotes, la réalité de la crise est plurielle. Arrêtons les analyses de surface, les prises de position et autres approximations. Pour une fois laissons la soif de pouvoir, sauvons d’abord le pays car il est réellement en danger n’est phrase vaine.

Awè Si maaah

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s