Afrobasket: Compte rendu du climat qui a régné autour des Fauves Centrafricains.  

Jean de Dieu Mageot,Président de la Fédération Centrafricaine de Basket-Ball. Crédit Photo: Cyrille Ngario

Jean de Dieu Mageot,Président de la Fédération Centrafricaine de Basket-Ball. Crédit Photo: Cyrille Ngario

C’est dans une désorganisation totale causée par ailleurs par le retour jeudi 27 Août du Ministre Délégué aux Finances, Célestin Yanéndji pour Bangui avec les sous sans régler tous les problèmes. Les Fauves ont été contraints de partir de Tunis pour éviter de se prendre individuellement en charge. Les joueurs évoluant à l’étranger ont regagné la France le dimanche 30 août 2015 sans assister à la finale de l’Afrobasket 2015 pour préparer leur saison avec leurs clubs respectifs, y compris les dirigeants titulaires des passeports Français qui ont profité de leurs doubles nationalités pour se mettre à l’abri des interrogations et surtout, retarder le compte-rendu financier comme l’avait fait l’actuel Trésorier Général controversé en 2013, prétextant rester en Île-de-France assister son fils qui préparait le baccalauréat.

Sont partis dans la matinée du 30 août à 6 heures du matin, Aubin Goporo, Gabin Marida, Eric Damango, Sidney Péhoua. Ensuite à 13 heures, le Général manager Valentin Ruiz, le Kiné Silvère Manda Gombé, Phillipe Djada, et Junior Madozein qui a quand même attendu depuis 4 heures du matin à l’aéroport suite à l’erreur du T.G qui n’a pas pris le soin de vérifier son heure de départ. La dernière vague des joueurs composée de Séverin Fébou, J. Péhoua, J. Grébongo, Y. Zachée, J. Djimrabaye, D. Damachoua, M. Kougouré & D. Kongbo est partie à 18 heures. Le grand reporter de radio Centrafrique, S. Koumbobako, faute de moyens, a dormi chez des compatriotes étudiants à Tunis jusqu’à mardi 1er Septembre 2015 pour décoller de Tunis-Carthage à destination Bangui, par Royal Air Maroc en compagnie des autres dirigeants et le Ministre des Sports venus de Bangui, logés après le 30 août à l’hôtel Carlton de Tunis à leur propre compte. Chacun des membres de la délégation aura bénéficié d’un million deux cents Fr CFA (1.200.000 FCFA).

Imbroglio total de la Fédération.

Le climat très confus et tendu autour des Fauves là-bas à Tunis qui a déteint sur les joueurs, sera dévoilé dès son retour sur Bangui d’après la colère du Secrétaire Général Oumarou Sanda, ancien champion d’Afrique en 1987 qui, avec son président se regardent en chiens de faïences. Ils ne se disent plus bonjour et ne se parlent plus. Allez donc savoir les raisons profondes de ce divorce. Oumarou Sanda de vive voix a fait savoir qu’il rendra public son rapport sur les coulisses des pépins de la gestion financière et organisationnelle qui ont contribué à la déroute de notre équipe nationale. Pourvu que les instances Centrafricaines pour une fois, prennent le temps pour disséquer les contenus afin de tirer toutes les conséquences de cette mauvaise gestion.

Les bruits de bottes de démission de l’ensemble du bureau circulent, et reste à savoir si nos dirigeants feront leur examen de conscience (méa culpa) pour honnêtement comprendre que la probité a gravement fait défaut, qu’ils ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités et doivent quitter les choses avant que les choses ne les quittent. Néanmoins, la tour de contrôle reste vigilante sur le fait que certains dirigeants utilisent la démission pour ne jamais rendre compte de quoi que ce soit. Les choses doivent certes les quitter, mais après avoir rendu leurs rapports de missions qui seront audités et communiquer partout où besoin se fait sentir, puisqu’ils ont utilisé l’argent du peuple Centrafricain pour être présents à cette compétition en tant que dirigeants, du moins pour le moment.

Bon à savoir:

Contrairement au règlement FIBA, 14 dirigeants ont fait le déplacement à Tunis. Il s’agit de:

1-) Célestin Yanéndji; 2- Armel Mingatoloum Sayo; 3- Jean de Dieu Mageot; 4- Oumarou Sanda; 5- Fiacre Dingatoloum; 6- Cécile Kolinga; 7- Achta; 8- Docteur Tékpa; 9- Sylvère Manda Gombé (Kinésithérapeute); 10- José Valentin Ruiz (Général Manager); 11- Aubin Goporo (Entraineur principal); 12- Gabin Marida (Entraineur Adjoint); 13- Eric Damango (Trésorier); 14 Stanislass Koumbobako (journaliste). D’après le règlement de la FIBA, durant chaque Afrobasket, 17 personnes sont prises en charges dont (12 joueurs et 5 dirigeants). Au delà de ce nombre limité, les charges supplémentaires reviennent aux frais du pays participant qui n’a pas respecté ces règles définies. Or, 12 joueurs et 14 dirigeants ont fait le déplacement inutilement, et certains ont été même très nuisibles pour les joueurs à travers leurs vociférations et critiques acerbes durant les matchs depuis les tribunes. A Abidjan en 2013, il y’avait eu 15 dirigeants pour 10 joueurs (Tableau comparatif est à venir).

2-) D’après l’entretien qui a duré une vingtaine de minutes entre le président de la fédération et la tour de contrôle, ce dernier a fait savoir que sa rigueur dans l’exercice de sa fonction, et dès sa venue au responsabilité avait dit: «Je ne protégerai autrui qui agira à l’encontre de cette ligne de conduite. A savoir la rigueur dans tous les domaines qu’il s’est imposé comme fer de lance de sa présidence et mandature ». Sur la question des factures des équipements achetés chez PEAK, partenaire du tournoi dont les montants s’élèvent à plus de 11 millions de francs CFA, le président a garanti que les preuves de paiements, les factures comprenant toutes les lignes détaillées sont à disposition de tous ses collègues du bureau et du comité d’organisation. Il a promis de les montrer en disant de le croire sur parole. Il a aussi dédouané son TG sur le dossier de la disparition des 150 millions de l’Afrobasket 2013. Selon lui, 3 personnes qu’ils préfèrent taire les identités seraient à l’origine de l’évaporation de cette colossale somme d’argent, d’après le rapport de l’inspection d’état qu’il a lu. Affaire à suivre !26

3-) En retour, le 1er Vice-président, F. Dingatoloum, Le S.G Oumarou Sanda et I. Embola ont réfuté en bloc n’avoir vu aucune facture et les exigent coûte que coûte, y compris les ordres de virements pour comprendre comment une telle somme abyssale n’a pu donner lieu à une telle facture. Ils exigent également le contrat de partenariat avec Orange qui a eu la cerise sur le gâteau par la mise en valeur de son logo sur les maillots en lieu et place du nom de notre pays. Autant de questions qui méritent des réponses claires avec justificatifs à l’appui pour comprendre la traçabilité des 145 millions du peuple Centrafricain associée aux 26 millions de FCFA qui englobent, selon nos investigations, le coût du stage en France, pris en charge par la coopération Française dont le montant demeure incognito.

Ce n’est pas la première fois que l’équipementier « PEAK » soit cité par la fédération comme échappatoire à toute clairvoyance. Alors que la tour de contrôle connait la valeur marchande de chacune des tenues mises à disposition de la sélection nationale, et qu’un audit national devrait être lancé auprès de ce fournisseur pour assainir très rapidement les supposés rétro-commissions. Rien d’étonnant que le président de la fédération ne l’a pas quitté d’un iota à Tunis pour qu’aucune personne de l’organe fédéral ou Ministériel ne puisse l’approcher. Même le ministre des sports n’a pas été capable d’honorer cette mission pour comprendre l’imbroglio autour des équipements PEAK. Affaire à suivre !

Grève et partage des 8 millions de l’assurance de R. Sato:

Les Fauves après leur grève avant le match contre la Tunisie dont l’origine était les sous de l’assurance de Romain Sato (12.000€ soit 8 millions de FCFA) que la tour de contrôle n’avait pas voulu soulever afin de préserver la quiétude, ont finalement eu gain de cause. Les 12.000 que la fédération avait annoncé payer, et qu’avait démenti la tour de contrôle, sont mystérieusement ressortis des mains du trésorier sous la pression des joueurs qui les ont partagé entre eux en remettant 250€ au médecin et au Kiné chacun. Les entraîneurs n’ont rien touché à cette somme.

A surveiller:

Le Ministre Délégué aux budgets, Monsieur Célestin Yanendji, qui gérait les 109 millions de FCFA octroyés par l’état pour la prise en charge totale des Fauves, était parti en laissant derrière lui une délégation aux abois, sans moyens de régler les dernières notes auxquelles le président et les dirigeants doivent faire face. Pourquoi ce dernier est il rentré précipitamment ??? Où se trouve le reste de l’argent, sachant que les primes selon les infos du camp n’ont pas été versées totalement aux ayants droits ??? Autant de questions que ce dernier, le président de la fédération, le Ministre de la Jeunesse et des Sports et le Comité d’organisation devront expliquer dès leur retour où le Premier Ministre et la Présidente la République attendent des explications tangibles sur l’utilisation de l’argent du peuple.

A noter:

C’est historique de constater que dans un pays normalement dirigé, que des Ministres puissent passer plus de 10 jours entiers pour assister simplement à un Afrobasket. Du jamais vu dans notre histoire. N’ont-t-ils pas des obligations professionnelles en Centrafrique. Autant de questions que leur rapport de mission nous édifiera. Du moins, on verra bien s’ils seront capables de rendre un rapport public pour justifier des supposés doubles frais de missions versés (Ceux inscrits dans le budget de l’Afrobasket et ceux pris dans leurs Ministères respectifs)…

A bon entendeur! Des éclaircissements tangibles sont attendus quoi qu’il advienne !

Lucien MBOMBA DEBAT

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