Centrafrique : La levée du blocus sur les armes préoccupe le Département de la Défense

Soldats Centrafricains et le Drapeau de l'Etat Major des Armées

Soldats Centrafricains et le Drapeau de l’Etat Major des Armées

La hiérarchie Militaire Centrafricaine a conféré vendredi  26 juin avec la presse à l’hôtel Ledger Plazzi. L’entretien avec les médias portait sur le blocus sur les armes, le travail de la Minusca, et informer l’opinion sur la suspension partielle de l’embargo sur le diamant et or.

         Depuis 2013, le Conseil de Sécurité de l’ONU a imposé à la République Centrafricaine l’embargo sur les armes, ce blocus a été reconduit en janvier dernier et cours jusqu’en 2016. Du coup, le pays est privé de son outil de défense, l’opinion nationale ne cesse d’interpeller la communauté internationale à lever cette sanction et les autorités de la Transition mènent des démarches pour la fin de cette privation.

         Lors de la conférence de presse, l’expert du Comité de Sanction des Nations-Unies, Aurélien Llorca a souligné que  » les autorités de Transitions doivent écrire au Comité de Sanction avec des arguments avérés pour l’obtention de cette levée « . La Ministre de la Défense, Marie Noëlle Koyara a rapporté que son département  a déjà initié des démarches pour la suspension de ce blocus car, «  nos Forces de Défense ne peuvent pas continuer à travailler les mains vides « .

La Ministre de la Défense Marie Noëlle Koyara

La Ministre de la Défense Marie Noëlle Koyara

         Rappelons que début 2015, le 1er Bataillon d’Infanterie Territorial (B.I.T.1), prototype de la future Armée Centrafricaine a été projeté sur le théâtre des opérations, et en mars le blocus sur les armes a été assoupli. Des mesures d’exceptions facilitant le processus de reconstitution des FACA ont été adoptées. Dorénavant, la sanction ne s’appliquera plus  » aux livraisons d’armes et autres matériels létaux destinés aux forces de sécurité centrafricaines dans le seul but d’appuyer la réforme du secteur de la sécurité ou d’être utilisés dans ce cadre, qui auront été approuvées à l’avance par le Comité ».

         Malgré la faiblesse de leurs moyens, des actions positives sont à l’actif du B.I.T1. La quiétude a été réinstaurée  dans les Communes de Niem-Yelewa,Gaudrot et de Koui à en croire les témoignages des Maires de ces localités publiés par www.diaspora-magazine.com.

         La République Centrafricaine a besoin de son Armée, institution de souveraineté et le peuple la réclame, la levée de cet embargo est un impératif.

R.Songbandé

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