Centrafrique:350 enfants-soldats retrouvent la vie civile

Un ancien enfant-soldat pris en charge par un membre de l'UNICEF le 27 mai 2013 à Bangui.

Un ancien enfant-soldat pris en charge par un membre de l’UNICEF le 27 mai 2013 à Bangui. © Jordi Matas/AFP

Plus de 350 enfants-soldats, dont plusieurs âgés de moins de 12 ans, ont été libérés jeudi par des groupes armés centrafricains, suite à un accord signé avec l’Unicef, a annoncé l’organisation dans un communiqué.

« Après deux ans d’intenses combats, la libération des enfants par ces groupes – le même jour – est un véritable pas vers la paix », s’est réjoui le représentant à Bangui du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef), Mohamed Malick Fall. « La violence et la souffrance peuvent maintenant céder la place à un avenir meilleur pour les enfants », a-t-il ajouté.

Au cours de cérémonies distinctes, 357 enfants ont été libérés dans la région de Bambari (Centre) par l’ex-rébellion Séléka – majoritairement musulmane – et les milices anti-balaka – majoritairement chrétiennes -, principaux belligérants de la crise qui a ravagé la Centrafrique depuis plus de deux ans.

Il s’agit de la plus grande libération d’enfants associés aux groupes armés en République centrafricaine depuis que les violences ont éclaté en 2012, souligne l’Unicef.

>> Lire aussi Centrafrique : ce qu’il faut retenir du forum de Bangui

Des milliers d’enfants-soldats

D’après l’Unicef, de 6 000 à 10 000 enfants seraient intégrés dans les différents groupes armés et rébellions qui sévissent depuis des années en Centrafrique. La semaine dernière, les chefs de huit groupes armés centrafricains s’étaient engagés à relâcher plusieurs milliers d’enfants-soldats ainsi qu’à cesser tout recrutement d’enfants, en marge du Forum de Bangui, qui réunit près de 600 participants durant une semaine pour la réconciliation nationale et discuter de l’avenir du pays.

Pour M. Fall, « c’est le début d’un processus qui, nous l’espérons, va aboutir à la libération de milliers d’enfants associés aux groupes armés en République centrafricaine ».  « Chacun d’entre eux aura besoin d’un large soutien et de protection afin qu’ils puissent reconstruire leur vie et reprendre leur enfance », a-t-il dit.

Au fil d’une histoire marquée par les troubles, les rébellions et les coups d’État, de nombreux groupes armés – parfois divisés en factions rivales – se sont formés dans le pays où ils ont créé leurs propres fiefs. Une quinzaine de ces mouvements sévissent encore aujourd’hui en République centrafricaine.

www.jeuneafrique.com

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