Vianney Koyabe dénonce l’article de LNC sur Mgr D.Nzapalainga

Archeveque Monseigneur Nzapalainga

Archeveque Monseigneur Nzapalainga

Au mess des Rameaux célébré dimanche 29 mars par l’Archevêque Mgr D.Nzapalainga, le prélat a exhorté les centrafricains à  »faire des choix pendant les élections de manière respectable.  » Cette déclaration a été très critiquée par le journal en ligne www.lanouvellecentrafrique.info jugeant que  » l’homme de « Dieu » s’est quelque peu laissé aller, confondant les genres et les compétences. La Centrafrique est pays laïc, la religion n’y a pas part dans sa politique. « 

         Cette appréciation du quotidien sur le rôle de l’Archevêque est très mal digéré par les centrafricains, surtout que Mgr D.Nzapalainga s’investit à corps et âme dans la résolution de la crise que vit la Centrafrique. Vianney Koyabe sur son mur Facebook prend cause pour le Serviteur de Dieu.   » Cet homme est une autorité morale qui, jusqu’à preuve du contraire a fait partie de ceux qui n’ont cessé de parcourir le monde pour porter la voix du pays ;…
Il est et reste le Chef de la communauté religieuse dont les structures ont permis de sécuriser la population en détresse jusqu’aujourd’hui… Il suffit de traverser le quartier Kina, le quartier Makambo et une partie de Kattin pour comprendre le service que par exemple le site de l’Eglise de Fatima rend à la population qui n’a plus de toits en ce moment », souligne-t-il. V.Koyabe « pense que  cet homme a joué son rôle durant cette dure période que le pays a traversé ; et que votre article n’apporte aucune valeur ajoutée.  » S’adressant à LNC, il écrit :  »Vos états d’âme n’ont aucune importance ; surtout lorsque vous prenez votre temps pour rédiger un « article » rien que pour dénigrer un homme. « 

Action de l’église Catholique dans la vie politique centrafricaine.

         Dans l’histoire de l’humanité et des églises, Mgr D.Nzapalainga est-il le premier Prélat a exhorté ses compatriotes à faire un choix citoyen lors des élections programmées en Centrafrique ? A cette interrogation des exemples précis du rôle de l’église Catholique dans le cadre politique en Centrafrique et dans le monde méritent d’être cités pour éclairer la lanterne. Cet apport de l’église Catholique couvre deux périodes : Coloniale et post-coloniale.

         Pendant la période coloniale, rappelons que l’église Catholique a fortement contribué à l’évolution politique de l’Oubangui-Chari par la dénonciation des violences sur la population et l’émancipation politique de B.Boganda.

         Après l’accession de la RCA à l’indépendance, l’église s’est toujours érigée en défenseur du peuple. Mgr J.Ndayen, Archevêque de Bangui, lors des obsèques de Jean Bedel Bokassa, le 17 Décembre 1996 en la Cathédrale de Bangui, disait dans son homélie :  »  Les Centrafricains savent que dès ma consécration épiscopale, ici, le 5 Janvier 1969 dans cette Cathédrale en présence de BOKASSA, j’ai entamé mon apostolat dans des relations perpétuellement conflictuelles avec l’ex-empereur jusqu’à son renversement en 1979, soit dix années d’inconfort et je n’en garde aucune rancune… « . C’est dire que le Clergé n’a pas caressé l’ex-Empereur au sens du poil aux heures de sa dérive dictatoriale. Ajouté à cela, à la veille des échéances démocratiques des années 1992, dans leur Message intitulé  » Une espérance pour notre pays », les Evêques se sont alors engagés  à expliquer aux Centrafricains à la Nation ce que signifie, non seulement un vote, qui doit voter, pour qui voter, mais encore l’importance de la prise en charge d’un pays par lui-même. Entretemps,  le 20 juin 1991, l’église a publié la Lettre pastorale :  » Que faisons-nous de notre pays ? « . Un document qui souligne les maux qui gangrènent le pays et propose des voies de sortie.

         F.Bozizé a lui aussi essuyé les critiques de l’église, surtout les Messages du 16 avril 2006 :  » Tu ne tueras point « , dénonçant la répression qui s’est abattue sur la ville de Paoua et celui de janvier 2007 :  »  Vous êtes la lumière de la terre, vous êtes le sel de la terre « , un appel exhortant la population à ne pas céder aux inégalités, le tribalisme, les violences multiformes. Aux élections de 2005 et  de 2011, les évêques ont encadré (formation et information) les électeurs quant à leurs droits et devoirs par l’impression de  manuels. Michel Djotodia et sa cohorte ont été plusieurs fois interpellés par les clergés, souvenons nous de la déclaration du 31 mars 2013 aux nouveaux dirigeants de la RCA.

         A l’international, l’église burundaise est sortie de ses gants il y a quelques jours, demandant au Président P. Nkurunziza de renoncer à briguer un troisième mandat. Mgr Ntamwanga a exhorté les politiques de ne pas interpréter les textes pour leurs intérêts. Un exemple parmi tant d’autres auquel j’ajouterai Desmond Tutu l’Archevêque anglican sud-africain ,prix Nobel de la paix (1984).

         A l’heure où nous écrivons ces lignes, beaucoup de nos compatriotes meurent par manque de soin, des femmes accouchent dans des conditions difficiles, des populations vivent dans la brousse où sous les tentes, le système éducatif est perturbé ou n’existant pas dans certaines régions, …la liste est longue. Continuerons-nous dans le dénigrement pour assouvir des plans machiavéliques orchestrés par des mains invisibles avides de matériels? Encourageons les efforts citoyens d’où quels viennent.

M. Kaloupeto

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