RCA: entre 6000 et 10000 enfants-soldats dans des groupes armés

TOUROUNGOUL’ONG britannique Save the Children a publié hier, jeudi, un rapport intitulé « Piégés dans une zone de combat » consacré à l’« urgente nécessité de démobiliser » les enfants-soldats en Centrafrique. L’ONG rappelle qu’entre 6 000 et 10 000 enfants se retrouvent aujourd’hui dans un groupe armé alors qu’ils étaient 2 500 au début du conflit.

Ce rapport est publié à Dakar, au siège régional de l’organisation.

Ils ont parfois été enlevés ou ont été forcés de rejoindre les groupes armés. D’autres l’ont fait volontairement pour survivre, pour protéger leur communauté ou pour se venger. Chaque enfant-soldat en Centrafrique à son histoire.

« Il y en a un qui m’a montré sur son téléphone portable une photo de son oncle assassiné.C’était une photo atroce et ces photos, ils se les passent entre eux et ça alimente la haine, le désir de vengeance qu’ont ces enfants ou ces adolescents, raconte Sylvain Cherkaoui, le photographe qui a illustré le rapport. Pour d’autres, le groupe armé leur donne un statut social. Avant ils ne faisaient rien, ils se retrouvent avec une arme. Ça leur permet d’avoir du pouvoir et de gagner de l’argent grâce au racket. Et en plus, il y a des gens qui travaillent pour eux. Il y en a même un qui m’a dit que tant qu’on ne lui proposait pas quelque chose de concret, il n’allait pas laisser les armes. Et ça montre toute la complexité de la démobilisation des enfants-soldats. »

Investir dans un plan de démobilisation

Car la place des enfants n’est pas dans un groupe armé. « Les enfants de moins de 18 ans sont les premières victimes du conflit, explique Eric Hazard, responsable des campagnes de Save the Children. Ça doit être les premiers à sortir de ce conflit et il faut s’assurer qu’on soit capable de leur offrir un avenir, que l’on soit capable de rouvrir les écoles. Et donc il faut investir dès maintenant dans un plan de démobilisation des enfants. Mais surtout un plan de démobilisation qui va s’accompagner d’une réinsertion de ces enfants dans la vie active. »

Ces enfants, garçons et filles, dont certains n’ont pas plus de huit ans, sont engagés au combat ou transportent des provisions. Ils sont régulièrement victimes de violences physiques et mentales de la part des combattants adultes.

Lire le rapport dans son intégralité (en anglais)

www.rfi.fr/afrique

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