Centrafrique – La MINUSCA est là, aux Centrafricains le vrai travail

 

VAB de la MINUSCA en patrouille dans Bangui

VAB de la MINUSCA en patrouille dans Bangui

La MINUSCA (Mission Intégrée Multidimensionnelle de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique) a pris ses fonctions ce jour en Centrafrique.

         La force onusienne déployée en RCA a pour tâche la protection des populations, le soutien à la transition politique, et le désarmement des ex-combattants, aidé à la distribution de l’aide humanitaire et à la protection des droits de l’Homme. Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE), spécialiste de géopolitique et des questions de défense, ajoute que «  La Minusca devra autant …. faire respecter les droits de l’homme et arrêter les responsables d’exactions « .  Il ajoute que  » les Casques bleus devront aussi permettre aux convois logistiques de circuler librement à travers tout le territoire centrafricain, et auront la très lourde tâche de favoriser la reconstruction des forces de sécurité, tout en supervisant l’embargo sur les armes que l’ONU a imposé à la République Centrafricaine « .

         Sur les 12000 personnels qui constitueront cette mission, 7600 éléments sont déjà présents, notamment les bérets verts de la MISCA.

La MINUSCA sera-telle à la hauteur ? Ou une répétition de l’histoire ?

         L’histoire politique de la République Centrafricaine est événementielle. Des mutineries d’une partie de l’Armée, les coups d’Etat et rébellions armées, des missions de paix se sont succédées : la MISAB, la MINUSCA, la Cen-Sad, la FOMUC, la MICOPAX, la MISCA et la MINUSCA, des sigles que les centrafricains gardent en mémoire, sinon leurs résultats restent mitigés, estiment des observateurs. Le Magazine continental jeuneafrique.com a même nominé la Centrafrique, championne du monde des missions de l’ONU.

         Dans son récent rapport sur la RCA, International Crisis Group (ICG) a noté que l’effort de la communauté internationale s’est toujours limité à une présence militaire, une forte assistance humanitaire et une aide budgétaire pour assurer la survie de l’administration. « Les précédentes interventions ont toutes échoué car elles ont ignoré ce problème structurel de la prédation comme mécanisme de pouvoir, sous sa forme étatique (banditisme d’Etat à travers la corruption, les pillages et la mise en coupe réglée du Trésor public notamment) comme contre-étatique (les groupes armés) », précise l’ONG.

         Dans la population, l’avis reste partagé, beaucoup se disent Saint Thomas. Un étudiant en Droit souligne que « la mission de la MINUSCA est meilleure que celle des autres, la Résolution 2149 a été votée sous le chapitre 7 de la charte des Nations unies « .

Les centrafricains devront être concrets avec eux-mêmes.

         Dépêchées en RCA, les forces onusiennes ont pour mission de concourir à la stabilité du pays, mais insuffisantes pour sa reconstruction. »Les casques bleus ne pourront  se substituer totalement aux centrafricains », jugent des experts. Le vrai travail revient donc aux centrafricains qui devront désarmer leur cœur, se réconcilier et combattre les maux qui gangrènent leur société, afin que le pays de Zo Kwé Zo retrouve sa quiétude d’antan.

Fleury-Venance Agou

Fleury-Venance Agou

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Une réflexion sur “Centrafrique – La MINUSCA est là, aux Centrafricains le vrai travail

  1. La République Centrafricaine n’est pas à la première mission des forces étrangères sur son territoire. Aujourd’hui, les centrafricains et surtout la classe politique devraient se rendre compte de la gravité de la situation qui a sombré le pays dans le chaos. Un changement de cœur, de politique des politiques et d’une bonne gouvernance doivent s’imposer radicalement. Les centrafricains sont au premier rang de ce changement, plutôt que de croire à une solution miracle des Nations Unies. Nous exhortons les prédateurs du pouvoir de penser à la vie des centrafricains et à l’avenir du pays. Le pays est à terre, réconcilions nous et reconstruisons notre chère mère la République Centrafricaine. Le peuple centrafricain a beaucoup souffert. Nous devons cultiver la culture de la paix, car il n’y aura pas de développement sans la paix.

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