Centrafrique : Union sacrée contre les démons de la partition

La Séléka s’organise pour sceller la sécession.  

La Séléka en Congrès à Ndélé / Crédit photo: Google Images

PHOTO CENTRAFRIQUE SANS ARMES

Marche pour la paix en Centrafrique.

La crise centrafricaine prend une allure inquiétante et à la lecture de l’actualité, on conclue que la partition du pays est enclenchée.

         Si Bangui reprend à pas de caméléon la quiétude, les villes de l’intérieur sont confrontées à l’insécurité orchestrée par les groupes armés (Séléka et anti-Balaka) sous la barbe des forces Africaines et Sangaris. La Séléka pourtant dissoute en septembre 2013, revient sur la scène en organisant son premier congrès du 10 au 11 mai. Son nouveau chef d’etat-major, le général de brigade Joseph Zoundeko a déclaré que  » le plus important pour le moment est de négocier l’application des accords de N’Djamena. A défaut le mouvement étudiera toutes les options qui s’offrent à lui  » et de poursuivre que « nous voulons aussi mieux sécuriser notre région et protéger la population dans les huit districts que nous contrôlons », a-t-il ajouté. Le mouvement s’est aussi donné une aile politique et militaire. Fait-il allusion à quelles options ? Beaucoup d’observateur voient derrière cette sortie le début du commencement de la sécession. L’état-major Séléka est établi à Bambari, les directeurs généraux de la gendarmerie et celui de la police sont nommés. Pire, les nouveaux chefs des lieux ont interdit l’entrée et la sortie de la ville, a rapporté le RJDH.

         Au lieu d’un tollé, à peine quelques voix se sont élevées dans la masse pour dénoncer le colloque de Ndélé et appeler le pouvoir à prendre des dispositions coercitives vis-à-vis des congressistes. « La Séléka a nommé un état-major. C’est une décision de souveraineté. On ne peut pas, dans un Etat unique, avoir deux états-majors. La partition est déjà là et nous apprenons qu’ils vont installer leur capitale politique à Bambari « , a déclaré le Professeur Gaston Mandata Nguérékata, président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC).  » Hier, c’était le Soudan, aujourd’hui c’est presque déjà la RCA, demain ce sera le Cameroun, le Gabon et le Congo. Je voudrais attirer très respectueusement l’attention des chefs d’Etats de la CEMAC sur ce danger qui se profile à l’horizon pour toute la région. La CEMAC risque d’éclater « , a martelé le leader du PARC. Aussi, Clément de Boutet M’bomba s’indigne sur son compte twitter et interpelle les centrafricains à se lever pour réveiller les dignitaires et barrer la route aux démons de la sécession. Un appel pour une union sacrée devant la menace de la partition. Taire les divergences politiques et religieuses, et condamner d’une même voix la sécession par des actions énergiques : « action=réaction « .

         Une partition de la RCA ouvrira les brèches d’un conflit à l’instar du Sud Soudan. Le sang a trop coulé, le cri des innocents doivent interpeller les consciences et les mains invisibles qui entretiennent cette démarche machiavélique.

Fleury Venance Agou, Journaliste-Historien. 

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